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ACTUALITÉS SUR LE GRILL
 


Sommaire des actualités

avril 2010

Miviludes : un rapport sous influence

Certains se sont étonnés de trouver dans le dernier rapport de la Miviludes un nouveau cheval de bataille, le prétendu danger des « nutritionnistes », un phénomène qui « peut faire énormément de victimes » selon elle. D’autant plus dangereux qu’ils progressent à l’aide de "microgroupes". On comprend mieux lorsque l’on sait que le président de la Miviludes, M. Georges Fenech, déjà surmené par ses multiples casquettes, fait partie des fondateurs de Momagri, Mouvement pour l’Organisation Mondiale de l’Agriculture, un groupement d’intérêts privés créé en 2005 par les grandes firmes agro-industrielles, producteurs de semences, banques et labos. A Momagri, on parle beaucoup d’une nouvelle régulation mondiale, ce qui sous-entend un maintien et une orientation judicieuse des subventions.

Son « think tank » est présidé par Pierre Pagesse, le directeur de Limagrain, qui prône «la nécessité de promouvoir des ruptures techniques et soutenues, en particulier, l’utilisation judicieuse des plantes génétiquement modifiées ». On trouve également des membres et ex-membres du Parlement français et européen, plus une ministre, cela peut toujours huiler les rouages.

Nul doute que l’intérêt croissant des Français pour reprendre leur santé en mains, via une alimentation saine notamment, gêne quelque peu les plans mondiaux de ces visionnaires. M. Fenech, juge et partie ?

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Quand la Miviludes dit la vérité

Il est rare que nous, membres de CAP Liberté de Conscience, soyons d'accord avec ce que dit la Miviludes. Et donc quand cela arrive, il est utile de le signaler. Il y a effectivement un passage du rapport 2009 de la Miviludes qui a attiré notre attention et que nous approuvons. C'est à la page 170, il est question de l'Inde et des possibles dérives sectaires. En voici quelques passages clés :

« Il convient de noter le contexte particulier de l’hindouisme : multiplicité des ashrams, des gourous et des sectes »...

Au sein du brahmanisme, hindouisme de la période post-védique, quatre grandes branches sont traditionnellement distinguées : le shivaïsme, le vishnouisme, le shaktisme (ou tantrisme) et le smartisme. Au sein de chacune de ces grandes branches, existent plusieurs « Sampradaya », dont la traduction la plus proche serait « secte », sans connotation péjorative, qui, elles-mêmes, sont composées de différentes lignées de « maîtres » ou enseignants. La multiplicité des courants et « sectes », souvent fondés autour d’un maître ou « gourou », fait donc partie intégrante de l’hindouisme. Ces « sectes », formées autour d’un «gourou », ont toutes un ou plusieurs « ashrams ». Ces « ashrams » sont très populaires auprès de la population et bien acceptés par les autorités. Les Indiens y viennent souvent en famille, les enfants perpétuant souvent le lien particulier qui unit la famille au « gourou ». Ils peuvent cependant en choisir un autre s’ils le souhaitent.. .

Des abus et violences commis dans le cadre de mouvements religieux ou politiques existent certainement. Ainsi, le cas d’enfants des États du nord-est envoyés dans des écoles de l’État du Karnataka ou de l’État du Kerala pour les « hindouiser ». Ou encore les « ashrams » ou les hospices recueillant des orphelins démunis dont le gérant a été accusé de viol et violences.

Ces cas demeurent néanmoins minoritaires au regard des millions d’« ashrams » répandus dans le pays qui ne peuvent être assimilés à des organismes à caractère sectaire. Les disparitions et violences à l’égard des enfants existent mais pas particulièrement dans le cadre de phénomènes sectaires.

Autrement dit, l'Inde, un pays immense, abrite des millions de "sectes" et de "gourous", et il n'y a pas ou quasiment pas de problèmes "sectaires". Voilà en quoi nous sommes en total accord avec la Miviludes !

Ceci dit, nous nous posons la question: pourquoi quelques centaines de « sectes » en France, alors qu'il y en a des millions en Inde, posent-elles tant de problèmes au point de subventionner à fond perdu de nombreuses associations spécialisées, d'avoir mis en place une mission interministérielle et de provoquer les critiques des nations amies. La conclusion logique serait de dire: si cela fonctionne tellement bien en Inde, pourquoi ne pas appliquer la même solution en France ? Il suffirait de laisser toutes les « sectes » se développer à leur guise. Les français qui sont aussi intelligents que les indiens trouveront les moyens de faire le tri entre les bonnes et les moins bonnes « sectes ».

Une solution tellement simple à mettre en place, et de plus source d'économies !

Mais les citoyens français seraient-ils moins intelligents que les citoyens indiens? La phrase qui suit, pourrait le laisser supposer :

« Par ailleurs, nombre d’Occidentaux venant en Inde sous prétexte de recherche spirituelle sont attirés, le cas échéant avec leurs enfants, dans ce type d’établissements dont les « gourous », manipulateurs professionnels, sont largement évités par les Indiens. »

Que signifie réellement cette phrase ? Que les indiens sont doués de discrimination, au contraire des occidentaux qui souffriraient d'un état de faiblesse chronique et de ce fait se feraient bernés très facilement ? Il n'y a aucune raison de penser ainsi. Les occidentaux, dont les français, sont autant que les indiens doués de bon sens.

Qu'on se le dise !

Pour voir le texte complet, ouvrir le rapport 2009 de la Miviludes à la page 170 et à l'adresse :

http://www.mivilude s.gouv.fr/ IMG/pdf/rapport2 009_mise_ en_ligne. pdf

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Compléments alimentaires : tirs de barrage de l’Ordre des pharmaciens

Près d’un français sur deux a recours aux compléments alimentaires, vitamines et minéraux, extraits de plantes qui font désormais partie du paysage des rayons diététiques et autres boutiques spécialisées et pourtant, leur vente libre a été maintes fois menacée en France. Suite à plusieurs condamnations de Bruxelles, la France a donc adopté en 2006 un décret donnant un statut officiel aux « compléments alimentaires », « nutriments » (vitamines et minéraux), « substances à but nutritionnel ou physiologique » et « plantes et préparations de plantes », substances qui sont d’ailleurs en vente libre dans l’Union européenne.

Cela n’empêche pas l’Ordre des pharmaciens français de poursuivre en justice les distributeurs et fabricants de tels produits. Après une première défaite, ils ont finalement eu raison le 2 et le 18 février 2010 grâce à deux arrêts : la Cour d’appel de Lyon a condamné trois prévenus à verser chacun 25 000 euros de dommages à l’ordre des pharmaciens, à détruire tout leur stock et à ne plus le commercialiser. Objet du délit : la vente de Vitamine C, de magnésium, de vitamines B, d’un sirop à base de bourgeons de pin, de violette et de propolis, et un élixir de circulation à base de vigne rouge et de myrtilles. Dans le deuxième arrêt, le producteur doit verser quelques 15 000 euros à l’Ordre de pharmaciens pour des produits à base de champignons, millepertuis, etc.

Par son argumentation selon laquelle le fait qu’une substance soit utilisée ou puisse être utilisée en pharmacie classe cette substance en tant que médicament, donc sous le contrôle exclusif de l’Ordre des Pharmaciens, cet arrêt menace directement l’ensemble des activités de ventes de produits naturels ou de compléments en France.

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M. Fenech en guerre contre les peurs irrationnelles

M. Fenech cultive son bronzage comme on peut en juger d’après sa photo sur Les Nouvelles Calédoniennes, tout en luttant contre « le commerce des peurs irrationnelles » (sic). En effet, après son voyage en Guyane, le Président de la Miviludes a été porter la parole sur les terres éloignées de la Nouvelle-Calédonie, là où plus de 10 000 personnes selon lui seraient exposées aux « dérives sectaires », notamment dans le domaine des mouvements « guérisseurs », « sous couvert de médecines alternatives et de philosophie du mieux-être ». Par là, il faut entendre les médecines traditionnelles entre autres, qui « auraient tué localement, mais sans plainte » (resic). Après avoir rappelé que sa mission n’est pas de lutter contre les sectes, mais contre les dérives sectaires, il ne peut résister au plaisir de préciser qu’il existe 600 « mouvements ». La petite musique habituelle. Dans le collimateur également, la « perméabilité locale au religieux », et les « dialogues avec les chers disparus ».

Après, il restera la Réunion, les Antilles et Saint Barth, les Comores, Tahiti, St Pierre et Miquelon. N’en doutons pas, M. Fenech, qui est un homme de sacerdoce, aura à coeur de poursuivre sa mission planétaire sans fléchir.

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Le Médiateur de la République censure CAPLC

Il y a peu, CAPLC avait sollicité le Médiateur de la République et lui avait soumis une proposition de bon sens: utiliser des mots justes pour permettre une communication claire. Il s'agissait de ne plus utiliser dans les documents issus de l'administration et du gouvernement le mot "secte", terme ambiguë et à significations multiples, et de le remplacer par "minorité de conviction" ou d'autres locutions équivalentes.

L'étonnant n'était pas dans le contenu de la proposition, mais qu'il faille s'adresser à l'Etat pour demander quelque chose qui aurait dû aller de soi. En effet quoi de plus logique que les documents officiels ne comportent que des mots et termes qui ne prêtent pas à confusion?Mais voilà, le simple bon sens est souvent gênant, sous la pression d'on ne sait pas qui, le Médiateur de la République vient de nous censurer. Voici ce qu'il nous a fait parvenir:

"Bonjour Cap liberté de conviction,

Webmaster a répondu à votre contribution Les mots justes pour une communication claire : "Bonjour, Après avoir pris connaissance de votre proposition sur la plateforme, nous tenons à vous informer que ce débat contrevient à la charte de modération. Celle-ci dispose en effet que le « contenu à caractère commercial, publicitaire, prosélyte ou promouvant explicitement les thèses d’un parti politique, d’une association ou de tout autre groupement à nul autre fin » est proscrit. Votre contribution est par conséquent close. Dans tous les cas, nous vous remercions tous pour votre participation. Webmaster"

En fait cette censure démontre que notre proposition est hautement sensible: elle s'attaque directement à l'arme la plus efficace des antisectes, falsifier les mots pour mieux manipuler l'opinion publique.

Voilà où nous en sommes. Pour l'instant!

Dire que le slogan du Médiateur est "Vaincre la méfiance, restaurer la confiance".. .

Chacun pourra retrouver notre proposition à l'adresse suivante:

http://www.coordiap .com/officiel- mediateur- sectes-6060. htm

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Le Conseil d’Etat au secours des labos

A la suite d’une réévaluation par l’AFSSAPS en décembre 2009, l’Autorisation de Mise sur le Marché de l’ensemble des médicaments contenant du kétoprofène, un anti-inflammatoire utilisé en cas de rhumatismes ou d’inflammation externes telles que foulures, etc., a été suspendue. Le rapport bénéfice / risque défavorable a été établi sur la base d’effets indésirables, notamment des allergies cutanées en présence de soleil, même voilé. On a observé également des réactions allergiques dues à la prise ultérieure d’octoprylène, présent dans nombre de produit de toilette (gels douche, lotions, etc.), chez les sujets ayant déjà développé des réactions cutanées avec le kétoprofène.**

Or, à la suite d’une requête du laboratoire Menarini, le Conseil d’Etat est revenu sur cette suspension en janvier 2010 pour le produit Ketum, estimant que les effets indésirables concernaient peu de cas et qu’il y avait « urgence » à rétablir la commercialisation du Ketum, notamment pour des raisons économiques. (La commercialisation des produits des 20 autres marques est par contre toujours suspendue). Concernant une décision de santé, il s’agit d’une première en France.


Le rétablissement du Kétoum sera confirmé ou invalidé par une réévaluation de l’Agence Européenne du médicament, demandée par l’Afssaps.

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