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ACTUALITÉS SUR LE GRILL
 


Sommaire des actualités


novembre 2009

Remous démocratiques au Grand Orient

La presse s’est faite l’écho d’irrégularités profondes lors des votes internes de certains partis politiques, pourtant au cœur de notre démocratie. Aujourd’hui, c’est au tour du Grand Orient dont un vote interne a été annulé pour raison d’irrégularité(s). Le vote en question était, oh combien, capital : l’introduction controversée de la mixité dans cette noble institution qui se veut libérale et adogmatique (sic). Une fois n’est pas coutume, la direction pousse pour un changement et la base se rebiffe. La Chambre Suprême de Justice Maçonnique s’est donc empressée de statuer, sur une plainte de la Respectable Loge « St Jean le parfait désintéressement ».

Dans son arrêt fort documenté, émanation de la « Puissance Symbolique Régulière Souveraine », elle s’interroge sur « l’existence légale du mandat impératif », sur « le caractère dérogatoire de la demande de recevabilité (non datée) pris en compte régulièrement » (sic), puis, de « modus operandi » en « ampliation », finit par conclure au terme de raisonnements plus ou moins limpides que la procédure de vote était irrégulière.

Le Grand-maître de l’obédience a donc adressé une circulaire à tous les frères le 6 novembre 2009 pour les informer de cette annulation, révélant par la même occasion que, dans une perspective de Fédération de la Franc-Maçonnerie libérale et adogmatique, le Conseil de l’Ordre se réserve la possibilité de prendre une initiative ambitieuse concernant l’initiation des femmes. Affaire à suivre donc, et regroupements en perspective.

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La gendarmerie à l’assaut du spectre de la Grippe A

Le vendredi 20 novembre au soir, un peu après 20h, Martial de Villelume, maire de Saint-Sulpice-de-Royan, en Charente Maritime, a reçu un appel téléphonique de la préfecture l'informant de la fermeture des sept classes du groupe scolaire, pour cause de virus H1N1. Le maire trouve « le procédé un peu cavalier », car il faut prévenir les familles pendant le week-end ! Afin de faire un état des lieux et d’envisager les solutions à tête reposée, il décide de rouvrir le lundi matin, et l’école reprend donc le lundi… jusqu’à 9h30, heure à laquelle les gendarmes débarquent sur ordre du préfet pour faire rentrer les élèves chez eux. Or l’an dernier à pareille époque, selon le maire, on recensait davantage d’élèves manquants. Cette année, on compte 14 élèves manquants, dont quelques cas de grippe seulement, mais aucun test n’ayant été pratiqué, il n’y a pas de cas avéré de grippe A. On recherche donc toujours le coupable fantomatique…

Côté vaccination, c’est également le branle-bas de combat. A Lyon pour juguler le trop-plein de personnes venues se faire vacciner, les responsables du centre de vaccination « La Ficelle » ont dû appeler la police le mercredi 25 novembre pour empêcher les gens de pénétrer dans le centre. Eux-mêmes débordés, les policiers municipaux ont dû recevoir le renfort d'une équipe de la Brigade anti-criminalité pour disperser les troupes. Bientôt l’armée ?

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Théocratie, oecuménisme et fraternité

Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, Togo, Niger, Burkina Faso, la franc-maçonnerie est de plus en plus présente en Afrique,où elle fait figure de passage obligé pour les élites du pouvoir, les Présidents étant souvent Grands-maîtres. Il était donc logique que la conférence mondiale de la Franc-maçonnerie régulière se tienne un jour en Afrique. C’est chose faite depuis début novembre à Libreville, sous la présidence d’Ali Bongo, nouveau maître du Gabon.

Il est vrai que feu son père, Omar Bongo, qui n’était pas sectaire, avait créé deux loges maçonniques dont il était également Grand-maître, l’une affiliée au Grand Orient de France et l’autre à la Grande Loge Nationale de France, ce qui témoignait d’une grande tolérance et ne semble pas avoir nui à ses 24 ans de règne au cœur de la Françafrique.

Son fils Ali, nouvellement élu Président, a reçu récemment à Libreville la visite du Grand-maître français de la GLNF : cette visite lui aurait permis de franchir en accéléré les trois derniers degrés supérieurs d’initiation et d’être sacré Grand-maître, ce qui en dit long sur la nature de cette initiation spirituelle et sur les liens entre ce pays et la France. Considéré pendant la campagne présidentielle par certains spécialistes comme « le meilleur défenseur des intérêts français dans tous les domaines », il aurait d’ailleurs tenu à saluer l'attitude "exemplaire" de la France durant son élection controversée, qui en retour a salué les réformes engagées par Ali Bongo, notamment "l'accent mis sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption".

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Un père gourou

Le 19 novembre 2009 la cour d'assises de la Corrèze vient de condamner un père incestueux, Patrick Virion, à une peine de 14 ans de réclusion criminelle pour le viol de sa fille Sophie.
Le journal en ligne Lepopulaire.fr a écrit dans ses colonnes:


« Concis et efficace, l'avocat général n'a eu cesse de dénoncer l'utilisation « d'une contrainte morale d'une rare intensité » de l'accusé. Employant la terminologie sectaire (gourou, communauté ?) utilisée par les uns et les autres tout au long des trois jours de ce procès, Étienne Manteaux a repris les principales caractéristiques du mouvement sectaire pour les comparer au cas Virion. Pour cela, il s'est appuyé sur le travail de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Chef charismatique, vérité détenue par la secte, isolement de l'adepte, exclusion de ceux qui n'adhèrent pas et manipulations mentales à des fins économiques et sexuelles constituant le socle d'une secte, l'avocat général a trouvé « une concordance parfaite » avec l'accusé. Ce qui lui a fait dire que « le gourou a tissé sa toile en manipulant mentalement l'élue ». « Elle était devenue une esclave sexuelle, vous lui avez volé quatorze ans de sa vie », a-t-il ajouté. Avant de réclamer une sentence équivalente aux années de calvaire de Sophie. »

Voilà donc le travail de la Miviludes mis en exergue par une décision de justice exemplaire. Cela appelle une remarque et une question.

La remarque, c'est que dans la réalité, les « sectes » au sens de groupements religieux ou spirituels ne présentent pas davantage de risques que les individus dits normaux, en comparaison elles sont des havres de paix. Les « dérives sectaires » telles qu'elles sont décrites par la Miviludes, se produisent en fait en bien plus grand nombre dans les familles et la société : une femme tuée par son mari ou son compagnon tous les trois jours, des dizaines de milliers d'enfants et de personnes âgées maltraités, plus de 400 suicides dans les entreprises; et la liste n'est pas close. Dans le cas présent, ce dérapage s'est produit dans une famille classique, sans aucune caractéristique particulière.

Et la question quant à elle est la suivante: la Miviludes fera-t-elle état de cette condamnation par la justice dans son prochain rapport annuel ?

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Quand Brard pense à l’Opus Dei

Le député Jean-Pierre Brard qui est aussi membre de la Miviludes et du groupe sur les « sectes » à l’Assemblée nationale propose dans le journal valeur actuel d’octobre 2009 une analyse personnelle de l’affaire de la suppression de l’article sur la dissolution des associations pour escroquerie.

En effet, pour M. Brard, ce serait l’Opus Dei qui serait à l’origine de la disparition de l’article qui a fait tant scandale.

M. Brard, si les informations du journal sont justes, doit surement avoir des preuves pour ainsi mettre en accusation l’Opus Dei et laisser attendre que l’Assemblée nationale serait sous l’influence de cette association.

Nous rappelons que, le 19 juin 2009, ce membre de la Miviludes, a été condamné pour diffamation et à indemniser la Fédération Chrétienne des Témoins de Jéhovah.

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Contrats Grippe A : les labos immunisés contre les ennuis

La presse française s’est intéressée cette semaine aux clauses des fameux contrats de commande de vaccins contre la grippe A, la France ayant été particulièrement prévoyante et généreuse avec des contrats totalisant 90 millions de doses. La ministre de la Santé ayant accepté le 30 octobre de lever le secret, on relève en particulier cette clause dans deux contrats (dont Sanofi) selon laquelle :

« A titre dérogatoire et considérant les circonstances exceptionnelles qui caractérisent le présent marché, l'Etat s'engage à garantir le titulaire [du contrat] contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire qui pourraient être élevées à l'encontre de ce dernier dans le cadre des opérations de vaccination, sauf en cas de faute du titulaire ou sauf en cas de livraison d'un produit non conforme aux spécifications décrites dans l'autorisation de mise sur le marché. »

En d’autres termes, une fois l’autorisation de mise sur le marché acceptée par l’Etat français, les fabricants de vaccins jouissent de l’immunité juridique quant à tout effet secondaire lié à ces vaccins. Un autre contrat (gouvernement allemand) fait carrément état d’une « absence de données cliniques et de connaissances sur ce vaccin pandémique dans sa composition concrète » pour justifier une immunité juridique similaire ! C’est bien le monde à l’envers. « Nous ne connaissons pas les effets néfastes potentiels du produit que nous vendons, donc nous déclinons toute responsabilité. Signez ici.»

L’Etat s’avance donc les yeux bandés et assumera seul les conséquences négatives potentielles de la campagne de vaccination massive (2 doses par citoyen) annoncée. Notons que notre ministre de la Santé affirme pourtant être conseillée par une centaine de scientifiques dans cette affaire ! Impressionnant.

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relaxé des poursuites de recel d’abus de biens sociaux

Sur le blog de chronique judiciaire de Pascale Robert-Diard on peut lire un extrait du jugement concernant M Fenech dans l’affaire de l’Angolagate.

“Après dix-sept ans d’expérience professionnelle, M. Fenech s’est certainement aperçu que la société Brenco France ne disposait pas du volume d’activité ou de la notoriété des bailleurs de fonds comme l’IUMM ou le groupe AXA, qui avaient estimé utile d’apporter leur appui à l’association professionnelle des magistrats [APM].

Ayant eu à connaître d’infractions économiques et financières, la plus simple des arithmétiques lui a sûrement fait remarquer que la somme de 100.000 francs allouée[par M. Falcone] représentait environ la moitié du budget annuel de son association (…) Même dans l’enthousiasme d’une collecte fructueuse, il n’a pu s’abstraire des interrogations de bon sens que pouvait susciter la conversion de cette somme en cinquante abonnements à une revue d’intérêt relatif, destinés à une société dont il disait presque tout ignorer.

Il n’est toutefois pas possible de déduire (…) que ce qui relève, au moins, d’un manque patent de prudence et de discernement caractérise l’intention constitutive d’un délit de recel.

Faute d’éléments objectifs apportant la preuve de l’intention délictueuse et permettant de forger une conviction qui, pour être intime, ne saurait valablement reposer sur des présomptions, si fortes soient-elles, M. Fenech doit être relaxé”.

Source : http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2009/10/28/angolagate-demandez-le-jugement/

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Les Raëliens se rebiffent

Cela se passe en Belgique mais cela ressemble à une histoire de schtroumpfs gaulois se défendant contre des fonctionnaires par trop envahissants.

Ainsi le mouvement Raëlien dénonce-t-il une note d'information diffusée par l'Observatoire des sectes, note signalant des affinités du mouvement avec l'extrême droite et évoquant une position "vis-à-vis de la sexualité infantile qui pourrait contribuer à relativiser la pédophilie chez certains membres", indique Le Soir du mercredi 28 octobre 2009.

Les Raëliens ont demandé à être entendus par le président de l'Observatoire des sectes, Henri de Cordes, pour lui demander réparation. Celui-ci les a reçus."

Nos textes n'ont jamais encouragé le passage à l'acte pédophile", insiste Eric Remacle, un prêtre du Mouvement Raëlien. "D'abord les enfants sont interdits lors des enseignements Raëliens. Ensuite, les très rares cas d'attouchements sur mineurs ont toujours immédiatement fait l'objet d'une mesure d'expulsion ou de dénonciation aux forces de l'ordre".

Quant à d'éventuelles accointances avec l'extrême droite, le mouvement reconnaît avoir invité à voter pour Jean-Marie Le Pen aux élections de 2002 "mais il s'agissait de pousser le système français dans ses limites et le faire exploser afin de créer une prise de conscience", argumentent les Raëliens.

Faute de réaction des autorités, Eric Remacle annonce une action judiciaire du mouvement à l'encontre de l'organisme fédéral.

Il apparait donc que la Belgique tend à suivre le mauvais exemple français. Les minorités de conviction ont les mêmes droits que tous les autres citoyens d'un pays, en particulier le droit d'être jugés sur des faits réels et non pas en fonction des dérives fantasmagoriques de quelques militants anti-sectes. Il faut rappeler que dans un état de droit, les opinions et les actions politiques sont libres, et que l'administration n'a pas à dénoncer une supposée dangerosité en fonction de doctrines mal comprises.

Par leur action, les Raëliens belges ont donc affirmé leur droit légitime à se défendre face à des allégations non fondées et discriminatoire.

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