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Sommaire des actualités

novembre 2011

Le sectarisme s’invite dans la campagne présidentielle

La politique est un lieu privilégié d’affrontement d’opinions différentes. Or, certains hommes politiques voient des dérives sectaires chez leurs adversaires politiques. Ainsi en octobre, le député Eric Ciotti dénonce le sectarisme des sénateurs socialistes lors d’un vote concernant l’encadrement des mineurs. Puis tout récemment, c’est au tour de Robert Hue, ancien dirigeant du Parti Communiste, de dénoncer le président du Parti de Gauche d’être « dans une dérive sectaire ». C’est enfin le Président de la République qui accuse des écologistes de « sectarisme » lors d’un discours face aux agriculteurs, estimant qu’« il faut mettre de côté les sectaires dans tous les milieux et de tous les côtés », englobant au passage les idées du Front National. Vaste programme.

Par ailleurs, les « sectaires » écologistes viennent de se séparer des « sectaires » du Parti de Gauche en quittant leur groupe parlementaire commun. Où l’on voit que la définition française d’une dérive sectaire équivaut à : « délit d’opinion », et que la promotion de ce concept débouche sur une atomisation de la société et la destruction du « vivre ensemble ».

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Des frères pas très catholiques

La récente affaire du Carlton a jeté la lumière sur certaines connivences entre hôtels de passe, fonctionnaires de la police et hommes politiques. Dans un article du 20 novembre 2011, le journal Nord Éclair va plus loin en évoquant carrément un prolongement de réseaux, et pas n’importe lesquels : nombre des protagonistes mouillés dans l’affaire fréquenteraient « la rue Thiers », le siège local du respectable Grand Orient de France, certains ayant même qualité de dignitaire. Selon certains policiers sollicités par la confrérie, il ne s’agirait pas d’une dérive marginale ni d’une coïncidence, car l’un des « recruteurs » de l’obédience, employé au Carlton, avait l’habitude de mettre ouvertement en avant l’argument de vente des fameuses parties fines, en promettant « de la picole et des femmes », préférant manifestement reléguer les préoccupations existentielles au second plan. Toujours selon les témoignages recueillis par le quotidien, certaines « agapes maçonniques » auraient par ailleurs une fâcheuse tendance à « dévier » fortement en fin de repas. L’un des frères mentionné aurait également été à l’époque « chef des mœurs » à la police de Lille, et aurait, dans le meilleur des cas, fermé les yeux sur ces pratiques.

Si la direction centrale du Grand Orient ne nie pas les faits et affirme avoir pris des sanctions contre les frères impliqués, il est difficile de croire que personne n’était au courant au niveau national. Des témoignages qui viennent ainsi écorner l’image respectable d’une organisation dont le président, Guy Arcizet, affirmait récemment que la poursuite des dérives sectaires « tenait traditionnellement à cœur » à son mouvement. Est-ce que le Grand Orient dispose, lui aussi, d’un « chef des mœurs » aussi performant ?

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Permis de diffamer : où l’on invente le droit à la mauvaise foi

Lors du débat à l’Assemblée nationale portant sur un amendement visant à protéger le président de la Miviludes et ses collaborateurs contre toute action en diffamation, M. Philippe Vuilque a estimé qu’il fallait réparer « un oubli fâcheux » qui permet à tout citoyen d’attaquer les responsables de la Miviludes en cas de déclarations ou de rapports diffamatoires, une situation « proprement ahurissante » selon le député. Philippe Vuilque est par ailleurs président du groupe d'études sur les sectes de l'Assemblée nationale et fait habituellement partie du casting des différentes commissions parlementaires qui se penchent régulièrement sur « le non-problème ». Frédéric Lefèvre, qui représentait le gouvernement ce jour-là, a qualifié la proposition de « sagesse favorable ». Amendement adopté.

Tout cela est effectivement ahurissant dans un pays qui ne cesse de donner des leçons sur les Droits de l’Homme. Rappelons que l’un des motifs de condamnation pour diffamation est la « mauvaise foi », et sur ce point, c’est certain, la Miviludes part toujours perdante.

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Des sanctions économiques contre les États qui discriminent

A l’issue du sommet du Commonwealth qui s’est achevé le 30 octobre à Perth (Australie), le Premier ministre britannique David Cameron a affirmé : « Le Royaume-Uni est un des plus importants donateurs au monde. Nous voulons que les pays qui reçoivent cette aide respectent les droits de l'homme et cela inclut le traitement réservé aux homosexuels ». Loin de se limiter au sujet de l’homosexualité, il a ajouté : « L'aide britannique devrait être plus liée à la façon dont les pays se comportent, s'ils persécutent les gens pour leur foi ou leur croyances chrétiennes ou leur sexualité. Nous considérons que c'est inacceptable ».

Sanctions économiques pour persécutions conte les croyances, voilà peut-être la solution aux discriminations de tout poil, et en particulier des minorités de conviction, dans un monde où certains ne comprennent que le langage de l’argent.

Le 2 novembre, M. Fenech président de la Miviludes et le président de la Fecris (ONG financée par le gouvernement français) étaient en Australie à l’invitation du sénateur Xenophon qui tente d’importer le « modèle français ». Alors que ce « modèle » vient d’être désavoué par la Cour européenne des droits de l’homme en condamnant la France dans l’affaire qui l’opposait à la fédération française des Témoins de Jéhovah.

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Liberté religieuse : c’est mieux chez les autres

Le 17 octobre dernier, le ministère des Affaires étrangères (1) s’est félicité dans un communiqué de presse que l’Egypte adoptait un décret interdisant les discriminations fondées sur la race, le sexe ou la religion.

Le ministère déclare dans son communiqué : « L’adoption par les autorités de transition égyptienne d’un décret interdisant toutes les discriminations fondées sur la race, le sexe ou la religion, constitue une initiative positive que nous saluons. Elle reprend des principes énoncés dans la Déclaration constitutionnelle de 2011, s’inscrit en conformité avec les instruments juridiques internationaux, et en premier lieu la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La France forme le vœu que l’application effective de ce principe puisse favoriser le respect des libertés fondamentales, dont la liberté de culte des minorités religieuses, notamment les Coptes. »

Nous pouvons être que surpris par cette étrange dichotomie entre le ministères des Affaires étrangères qui se félicite que l’Egypte adopte un décret en faveur de la liberté de culte des minorités religieuses et la Miviludes qui se félicite que dans ses relations « internationales » le « modèle français » de lutte contre les minorités religieuses soit un exemple.

(1) communiqué des Affaires étrangère

(2) la politique de la Miviludes visant à « exporter » dans les divers pays européens son « modèle » de lutte contre les minorités de conviction

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