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PROPOSITIONS de CAP

Des observatoires impartiaux pour étudier le phénomène des " sectes "

A l'inverse des autres démocraties, la France ne dispose d'aucun observatoire impartial pour étudier le phénomène des " sectes ". Pourtant le Conseil de l'Europe a recommandé à plusieurs reprises la création de tels observatoires (voir par exemple la recommandation 1202 relative à la tolérance religieuse dans une société démocratique et la recommandation 1412). Par contre, la France finance sur fonds publics les associations militantes anti-sectes (la principale d'entre elles, l'Unadfi, touche annuellement plus de 2 MF de subventions) et elle a créé une mission interministérielle de " lutte " contre les " sectes " qui reçoit également 6 millions de francs de l'État. Dans ces conditions il n'est nullement surprenant que l'image des sectes donnée aux citoyens français soit une image exclusivement négative et que l'aboutissement logique de tout cela débouche sur la création d'une loi spécifique répressive. Toutes les actions positives en provenance de ces mouvements étiquetés comme sectes sont passées sous silence, comme sont passées sous silence les constatations des chercheurs qui étudient le phénomène et qui concluent que ce phénomène, très complexe, ne devrait pas faire l'objet d'amalgames, de simplifications abusives ou de présentations caricaturales.
La France vient de se doter d'une loi anti-sectes. Seules la Russie et la Chine ont adopté récemment une telle législation.
Est-ce une référence ? Seuls ces pays, la France et la Belgique, ont publié des listes officielles de mouvements étiquetés comme sectes.
Dans la plupart des autres pays, qui disposent d'observatoires impartiaux, la tendance est à l'apaisement et au dialogue entre les pouvoirs publics et les nouveaux mouvements religieux. Les dérives, quand elles existent, sont réprimées par la simple application de l'arsenal législatif existant.
Ainsi, après la séparation de l'Église luthérienne de Suède et de l'État, entrée en vigueur le 1er janvier 2000, la Suède a créé un statut de communauté religieuse et a accordé ce statut, avec d'autres avantages, à des mouvements étiquetés sectes en France comme l'Église de Scientologie ou les Témoins de Jéhovah. Dans le rapport d'une commission publié en 1998, la Suède renonçait à utiliser le terme sectes et lui préférait celui de " nouveaux mouvements religieux ". Le rapport parvenait à la conclusion que les nouveaux mouvements religieux ne représentaient pas une menace sérieuse pour l'ordre démocratique et que leurs activités illégales pouvaient être combattues au moyen des dispositions légales existantes. La commission recommandait par ailleurs la création d'un institut de recherche conçu comme intermédiaire entre ces groupes et la société.
Récemment, la Suisse, dans un rapport à l'intention du Département fédéral de justice et de police publié en décembre 2000, a conclu que la situation n'avait pas changé de manière significative depuis 1998 et qu'il y avait lieu de renoncer à une surveillance préventive par les organes de protection de l'État, tout en continuant à échanger, par l'entremise de la police fédérale ou d'une autre autorité responsable de la protection préventive de l'État, des informations sur les événements et les derniers développements dans ce domaine.

Voici une liste non exhaustive d'observatoires mis en place dans différents pays, pour informer de manière impartiale sur les mouvements étiquetés comme sectes. Ces observatoires ont tous en commun d'être totalement indépendants, financièrement et statutairement, des groupes qu'ils étudient. Certains sont subventionnés par les pouvoirs publics.

Inform (Grande Bretagne)
Observatoire créé en 1988, subventionné par le Ministère de l'Intérieur, comprenant dans son conseil d'administration des représentants des grandes religions et des sociologues. (Documentation disponible à la Coordination)
Cesnur (Italie)
Observatoire créé en 1988 par des sociologues des religions. Le Cesnur gère la plus importante collection d'ouvrages en Europe sur les nouveaux mouvements religieux (20 000 volumes).
Institute for the Study of American Religion (USA)
Observatoire créé en 1969 par des sociologues des religions. Il gère la plus importante collection d'ouvrages au monde sur les nouveaux mouvements religieux (50 000 volumes).
Remid (Allemagne)
Observatoire créé par des sociologues des religions en 1989.
Finyar (Suède)
Observatoire créé en 1995 par des universitaires de l'université de Stockholm.
Isorecea (Pologne)
Observatoire créé en 1995 par des sociologues des religions provenant essentiellement des pays d'Europe centrale.
New Religions Research and Information Center (Lituanie)
Observatoire créé en janvier 2001 par des sociologues, des psychologues, des juristes, des historiens et des théologiens.
VIK, centre d'information sur la religion (Hongrie)
Observatoire créé récemment par des universitaires au sein du département d'étude des religions, fondé en 1996.
Clims (Suisse)
Observatoire créé en 1996 à l'initiative d'un pasteur protestant.
(Centre de Liaison et d'Information sur les Minorités Spirituelles)

 

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