Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience
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CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction
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ACTUALITÉS - JUILLET 2002
 

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Vers un arbre de Noël obligatoire

Eric Doligé, président du Conseil Général du Loiret, a lancé une importante campagne contre les dangers " sectaires " sur son territoire. A l'issue de sa grande conférence de sensibilisation, une de nos membres lui a posé la question : " Mais quel problème avez-vous concrètement rencontré avec ces groupes que vous attaquez ?" Après une longue réflexion et une certaine insistance de son interlocutrice, M. Doligé lui a répondu : " J'organise tous les ans un arbre de Noël. Cette année, un enfant n'est pas venu " (M. Doligé faisait allusion à un enfant d'une famille de Témoin de Jéhovah qui ne fête pas Noël). Face à l'étonnement de notre correspondante, M. Doligé a expliqué : " Je ne veux pas que dans trois ans, dans dix ans, il n'y ait plus un seul enfant à cet arbre de Noël ". Notre correspondante est restée sans voix, face à la disproportion entre le prétendu " délit " et le coût de la campagne de propagande engagée par le Conseil général, un montant de 59 000 Euros payé par le contribuable. Le Loiret s'est en effet engagé activement dans une chasse aux sorcières, alors que M. Doligé admet dans une interview que ce département est " peu concerné ".

L'Almanach en guerre contre les guérisseurs
Bien que chacun puisse avoir sa propre opinion à ce sujet, l'observateur honnête qui interroge les " gens du cru ", agriculteurs, artisans, commerçants, ne pourra que constater qu'une majorité d'entre eux a fait appel avec succès au moins une fois dans sa vie à un " rebouteux ", magnétiseur ou tout autre nom que l'on donne à ces personnes qui se transmettent un don de père en fils et officient souvent gratuitement. Pourtant, contre toute évidence, l'almanach Solognot 2002, édité à Orléans, part en guerre contre les rebouteux qui sont tous assimilés en bloc à des charlatans, alors qu'ils obtiennent souvent des guérisons spectaculaires parfois dans des domaines où la médecine s'est avérée inefficace. Peut-être cette chasse aux sorcières est-elle à mettre en relation avec la croisade du préfet du Loiret, M. Doligé, qui cherche à se bâtir une réputation de grand inquisiteur en débusquant et harcelant tous ceux qui ne pensent pas droit.

Les sages-femmes contestent l'intrusion de la MILS dans la politique de santé
Un projet gouvernemental de " maisons de naissances " visant à rendre les naissances plus humaines semble bloqué entre autres à cause d'une intervention de la MILS qui aurait examiné les différents projets, souvent pilotés par des hôpitaux comme Antoine Béclère, et qui y voit des initiatives " pas claires ". " Cela arrange beaucoup de monde, cette histoire de sectes, mais il s'agit d'un faux procès " affirme la responsable d'une équipe de sages-femmes. Est-ce que la MILS va s'insinuer dans tous les recoins de la vie pour y traquer l'hérésie ?

Les aumôneries de lycée fêtent leurs 200 ans
Beaucoup d'encre a coulé sur la présence d'institutions religieuses " non homologuées " (au sens de la MILS !) à proximité des écoles, etc. On peut signaler cependant que les aumôneries de lycée (principalement catholiques) fêtent cette année les 200 ans d'existence du décret qui décidait qu'il y aurait "un aumônier dans chaque lycée". La loi de séparation des Eglises et de l'Etat, en 1905, a maintenu cette disposition. Aujourd'hui, l'existence des aumôneries est régie par une circulaire de 1988, qui stipule que les établissements du second degré peuvent être dotés d'un service d'aumônerie sur décision du recteur, dès lors que les parents d'élèves des établissements concernés en font la demande. Au nombre de 4 000 en France, intervenant à l'intérieur ou à l'extérieur des établissements scolaires, les aumôneries accueillent quelque 150 000 élèves, de la sixième à la terminale. Qu'on se le dise...
(Le Monde 30 Janvier 2002)

Les bouddhistes français ont un jour de congé officiel
Depuis novembre 2001, les bouddhistes français peuvent prendre un jour de congé légal le jour du nouvel an Bouddhiste, qui tombait en fait un dimanche cette année. Preuve que notre société peut s'adapter en douceur et accepter les évolutions inévitables de pratiques et de croyances, sans drames.
(Actualité des religions Mai 2002)

Internement psychiatrique pour dissidence
Sandra a eu de graves ennuis de santé dus à l'inhalation de poussière de mercure au cours d'une intervention dentaire. Clouée au lit, elle a été soignée par ses parents qui se sont renseignés sur les rares médications qui traitent ce genre d'affection. Son état s'est amélioré lentement, mais alors qu'elle était hospitalisée pour un contrôle, non seulement l'hôpital refusa de continuer le traitement, mais le pneumologue demanda l'internement psychiatrique d'office. La famille était suspectée d'appartenir aux Témoins de Jéhovah. Un tuteur fut nommé sans aucune enquête, et les parents furent interdits de visite. On leur refusa l'accès au dossier de procédure. Après un long combat, ils purent récupérer leur fille qui était mourante. Elle reprit alors son traitement et son état s'améliora. Les parents durent cependant supporter tous les frais médicaux (915 euros par mois). Dans cette affaire, non seulement l'administration a risqué la vie de la jeune fille pour des motifs idéologiques, mais il y a a eu également abus de faiblesse et traitement discriminatoire pour un délit d'opinion.
Comité de soutien pour Sandra c/o J. Daudon, Saumane, 05700 Serres
(Votre santé Avril 2002)

Remise en cause du statut des associations cultuelles
Il est évident que la plupart des associations cultuelles reposent en grande partie sur du semi-bénévolat ; les prêtres par exemple qui touchent à peu près le SMIC font rarement 35 heures ! Et pourtant, si leur rémunération dépasse les trois-quart du SMIC, ils participent à un système de " gestion intéressée " selon la nouvelle loi de 1998. Pour aggraver la situation, une loi de 2002 décrète qu'au-dessous de 200 000 euros par an, une association, une paroisse protestante par exemple, ne peut rémunérer un permanent et prétendre au statut de " Gestion désintéressée ", même dans le cas de pasteurs " sous-smicards ". De cela découlent de nouvelles charges sociales portant sur les avantages en nature (logement, etc.). Les éléments nouveaux mettent de nombreuses associations cultuelles devant de grosses difficultés financières - ce qui les pousse, paradoxalement à devoir augmenter leurs rentrées financières. Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, Président de la Fédération Protestante, y voit " une espèce de certitude des gouvernements récents d'avoir le droit avec soi et de savoir ce qui est bon pour le peuple. "
(Réforme, Avril 2002)

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