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ACTUALITÉS - OCTOBRE 2004
 


Voir l' Éditorial octobre 2004

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ADFI - Franc-Maçonnerie : l'onde de choc

Une affaire est sur le point de provoquer de gros remous au sein de la Franc-Maçonnerie. L'IDERM Septentrion (Institut d'Etudes et de Recherches Maçonniques du Nord de la France), un organisme inter-obédiences vient de radier l'un de ses membres, Thierry Bécourt, " pour prises de positions publiques incompatibles avec nos Principes Fondamentaux et notre Ethique Maçonnique..."
- Monsieur Thierry Bécourt a publiquement pris des positions contre le Rapport Vivien, contre la loi anti-sectes - " Considérant que ses positions publiques sont en contradiction avec les principes fondamentaux et l'Ethique de notre Association ".

Quel aveu ! En fait, Thierry Bécourt avait non seulement protesté contre les agissements de M.Vivien - dont la mission a été dissoute dans un fracas de casseroles financières -, et de Mme Picard, nouvelle présidente de l'UNADFI, tous deux Franc-Maçons, mais avait aussi dénoncé des liens entre l'ADFI et certains loges maçonniques dans le Nord, ce qui apparaissait comme contraire aux idéaux Franc-maçons.

Thierry Bécourt déplore que nombre de ses confrères avaient à l'origine exprimé leur accord avec ses positions, mais ne l'ont pas soutenu et se sont rétractés. Ont-ils subi des pressions extérieures ?

Il a alerté récemment différentes instances et personnalités dans ce milieu et a déjà reçu un certain nombre de soutiens au sein même des loges. Cette affaire va susciter un débat, obliger les différentes instances maçonniques à prendre position clairement, et à révéler leurs complicités là où elles existent. A suivre...

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Première application de la loi About Picard

La loi About-Picard, votée en 2001, n'avait jamais abouti jusqu'à présent à une condamnation, et d'ailleurs la France faisait valoir cette non-application pour minimiser sa portée. Le 15 octobre dernier, le tribunal correctionnel de Nantes a condamné le fondateur de Neophare à 30 mois d'emprisonnement avec sursis, assorti d'une interdiction d'animer un groupe pendant 5 ans. Ceci faisait suite au suicide d'un membre du groupe, bien que le procureur ait reconnu qu'il n'y avait pas de preuve que le prévenu avait créé cet état de fait.

L'avocat de la défense a fait valoir que " On vous demande d'être des magistrats psychiatres (...) Ni vous ni moi n'avons compétence à juger de la manipulation mentale ". Remettant en cause les conclusions de l'expert dans ce procès, J Marie Abgrall, il déclare " Ce n'est pas un expert, c'est un témoin à charge ".

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Trois élèves sikhs contestent leur exclusion

Le 19 octobre, soutenus par des membres de leur communauté, trois élèves de terminale de Bobigny (Seine-Saint-Denis) ont contesté devant la justice leur exclusion pour port du sous-turban, étant depuis consignés à la cantine scolaire. Ils reprochent au directeur de leur établissement de les avoir exclus sans dialogue et réclament un conseil de discipline.

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J-P Brard fan de X-Files ?

Une polémique a suivi un entretien privé entre Nicolas Sarkozy et Tom Cruise, qui ne cache pas ses convictions scientologues, à l'occasion de sa tournée de promotion de son dernier film " Collatéral ". Dans l'émission " Secret d'actualité du Dimanche " du 3 octobre 2004, les motivations des deux protagonistes ont été abondamment commentées, notamment leur professionnalisme respectif qui les pousse à soigner leur image de relations publiques, ce qui explique tout à fait l'entrevue. Joseph Masses Caron, directeur de la rédaction du Figaro Magazine, invité ce soir-là, a lancé à l'adresse de Jean-Pierre Brard, fortement mobilisé sur cette " affaire " : " Juste une chose, dire qu'un ministre d'état est allé chercher le leader de la scientologie pour le faire recevoir en France et en faire une sorte de cheval de Troie en France. Moi, à mon avis, c'est ce que j'appelle le syndrome X-File."

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Un chevalier blanc de la pureté idéologique a du plomb dans l'aile

Depuis 1996, une invraisemblable guerre anime le village de Bourg le Fidèle, près de la frontière belge, pour empêcher l'extension d'une usine produisant des déchets au plomb hautement toxiques, avec des conséquence dramatiques pour les ouvriers, les enfants et la population. 23 parties civiles, dont d'anciens salariés atteints de saturnisme, des parents d'enfants et des victimes atteints par divers métaux lourds, des fermiers, des associations attendent depuis 6 ans un procès au Tribunal de Grande Instance de Charleville-Mézières. En effet, des taux très élevés de plomb, d'arsenic (160 fois les taux autorisés), de cadmium se déversent dans la Meuse, se retrouvent dans le lait des vaches et, fin juillet 99, la cour d'appel de Reims interdit à Métal Blanc de stocker ou traiter le plomb.

Les élus et la préfecture se mobilisent alors " pour sauver des emplois " - alors que nombre d'ouvriers ont été licenciés pour cause de saturnisme-, la juge récalcitrante est mutée en Guyane et un nouveau juge annule la décision. Les associations subissent des violences physiques et des intimidations répétées.

Le préfet de l'époque, monsieur BARATON, déclare dans le journal l'Ardennais, le 30 juillet 99, que les parties civiles - traquées , victimes de violentes agressions durant près de huit jours, suite à une décision judiciaire - que ces parties civiles n'étaient en réalité que victimes d'une " psychose ". Le député local, monsieur VUILQUE, prétend en juillet 99, dans l'Ardennais, et sur internet, à propos de la juge, qui voulait fermer l'usine, que sa " décision " était " idiote et imbécile ".

Or ce même député est (aussi) la principale courroie de transmission de l'UNADFI et autres confréries à l'assemblée nationale, ne perdant pas une occasion de poser un torrent de questions sur les " dérives sectaires ", dans le but d'entretenir une psychose artificielle, très préoccupé apparemment par la santé physique et mentale de ses concitoyens. Double langage ! Nombre de ces " anti-sectaires " professionnels sont probablement des sous-marins de lobbies peu avouables, et nous avons peut-être là une illustration éloquente. Quant aux préfectures, mobilisées pour " être vigilantes " et recueillir des délations sur les comportements " hors normes ", il faudrait leur rappeler qu'elles pourraient déjà tout simplement protéger la santé des populations, au lieu de s'auto-intoxiquer et s'activer à entretenir des psychoses.

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Mise en cause constitutionnelle de la loi sur les signes religieux

L'union Française pour la cohésion sociale, mouvement citoyen créé en juin 2003, entend œuvrer pour la cohésion nationale en défendant les principes républicains d'égalité devant la loi et dans l'accession aux emplois publics, le respect des croyances et en participant à la vie politique du pays, notamment par la présentation de candidats à tous les types d'élections.

Cette association a adressé une requête auprès du Conseil d'Etat tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la circulaire du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en date du 18 mai 2004, mettant en oeuvre la loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics.

Dans ses arguments, la requête argue de l'incompétence constitutionnelle du Ministre de l'Enseignement pour préciser quels sont les signes interdits (compétence législative), d'un détournement de pouvoirs poursuivant un but étranger à l'intérêt général, et d'une violation de la Constitution, en ce que des rites comme le port de la kippa ou du voile constitueraient l'exercice du culte justement protégé par la constitution.

Le texte complet : UNFCOH contre loi voile.doc

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Médecines alternatives : questionnaires très suspects

Depuis trois ans environ, les instances " anti-sectes " affichent clairement leur volonté de se recycler dans la chasse aux thérapies alternatives, qu'elles concernent le corps, l'esprit ou les deux. Voir un congrès récent à www.coordiap.com/enq36.htm

Un questionnaire est adressé par les caisses de retraite à certains naturopathes " dans le cadre de l'application de l'Article L. 4161 du code de la santé ", c'est-à-dire de l'exercice illégal de la médecine.

Dans la mesure où la France traîne des pieds par rapport à ses homologues européens pour évaluer et intégrer les différentes branches des médecines modernes, il pourrait s'agir d'un combat d'arrière-garde de la " médecine d'école " comme elle se nomme elle-même pour porter un coup à ses concurrents avant qu'elle n'en ait plus la possibilité.

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Nouvelle jurisprudence : L’UNADFI ne peut se constituer partie civile

Comme le faisait remarquer Jacques Dubreuil lors de la marche pour la Liberté de Conscience du 20 mai dernier, sur 900 plaintes initiées par l’ADFI et consorts, à peine une dizaine avaient abouti, soulignant par là une véritable stratégie de persécution gratuite d’individus et de groupes qui vise à propager des rumeurs et salir les réputations, quand bien même il n’y avait aucune infraction dans l’immense majorité des cas.

Le lundi 13 octobre 2004, lors de l’appel de l’une de ces condamnations, outre que la plupart des chefs d’infraction ont été annulés, l’UNADFI s’est vue refuser la qualité de partie civile de par la nature même de ses statuts, car, selon la décision, " l’objet ainsi défini ne lui donne pas vocation à exercer directement l’action civile en application de l’article 2-17 du code de procédure pénale à la place des ADFI et autres associations donc c’est l’objet propre et qu’elle se propose de fédérer et également d’assister ".

Cette nouvelle jurisprudence devrait donc être applicable à toute procédure en cours, et obligera les ADFI locales à s’impliquer, ce qui sera plus difficile vu leur peu de militants motivés et encore vaillants.

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Révision de la loi du 6 Janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés

Si cette nouvelle loi n° 2004-801 du 6 août 2004 (Journal officiel du 7 août 2004) concerne peu l’administration interne des groupes et minorités de conviction, qui conservent le droit d’enregistrer des données relatives aux convictions de leurs membres à condition de ne pas les communiquer à des tiers, en revanche elle est capitale pour la sauvegarde de la liberté de convictions, notamment dans le domaine du fichage par les Renseignements Généraux et les associations du type ADFI.

Le terme " fichier nominatif " est remplacé par " traitement de données à caractère personnel ", de façon à englober notamment les codes d’affiliation, et les adresses internet. De même, le traitement incriminé n’est plus nécessairement " automatisé ".

On peut relever notamment l’Article 8-I : " Il est interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci ".

Le Conseil Constitutionnel a en particulier annulé l’article 9 de la précédente loi qui permettait à une personne morale de droit privé, mandatée par plusieurs autres personnes morales estimant avoir été victimes ou être susceptibles d'être victimes d'agissements passibles de sanctions pénales, de rassembler un grand nombre d'informations nominatives portant sur des infractions, condamnations et mesures de sûreté, quand bien même les délits en question seraient potentiels et non encore constatés.

Les règles concernant les traitements de données personnelles sur la santé sont également plus encadrés. Il faudra voir à l’usage si la protection des informations relatives aux convictions sont mieux protégées.*** Le nouveau texte intégral à : www.coordiap.com/droit09.htm

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Fatwa sur 12 hauts magistrats

Le ministère de la justice aurait transmis récemment à l'Ecole Nationale de la Magistrature une liste de 12 hauts magistrats pour les interdire d'enseignement.
Il s'agit pour la plupart de professionnels confirmés, toutes opinions politiques confondues, connus pour leur indocilité. Le Syndicat de la magistrature a décidé de réagir.
(Canard enchaîné, 22 sept 2004)

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Arrestation du Docteur Hamer, sur ordre de la France

Le 9 septembre dernier, le Docteur Hamer a été arrêté en Espagne suite à son procès de Chambéry le condamnant à 3 ans de prison pour exercice illégal de la médecine, face à l'UNADFI comme partie civile, et au président de l'Ordre des médecins. La condamnation contenait cette phrase incroyable : " condamné pour refuser d'abjurer la médecine nouvelle et de revenir à la médecine d'école". La médecine nouvelle, qui s'appuie sur le nouvel outil de l'imagerie cérébrale, prend en compte la dimension psychologique de la maladie, conçue comme une expression de difficultés psychiques.

Voir www.coordiap.com/press41.htm

Dans ce procès, il n'y eut aucune prise en compte des statistiques de taux de guérison, pourtant obtenus par une enquête officielle du Ministère de la justice en Allemagne et dont le tribunal avait les chiffres détaillés. (90% encore en vie après 10 ans, contre 30 % suivant les thérapies classiques, beaucoup de ces patients étant initialement " condamnés ".

Le professeur belge Jean-Jacques Crèvecoeur, qui a suivi une formation à cette méthode et a écrit plusieurs livres sur le sujet, a publié une lettre au rédacteur en chef du Vif l'Express pour obtenir un droit de réponse que un article jugé calomnieux.

Texte de la lettre : Pourquoi la médecine moderne est dans une impasse rtf

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Hépatite B. Pas gagné.

Trois victimes du vaccin anti-hépatite B ont vu leur plainte contre les laboratoires Glaxo-SmithKline et Aventis-Pasteur, rejetée par le Tribunal de grande instance de Paris, le mardi 5 juillet.

"Nous avons recensé plus de 400 personnes atteintes de myofasciite à macrophages(1), mais nous estimons qu'il y a actuellement en France au moins 800 patients victimes de cette maladie, sans compter ceux que l'on commence à découvrir dans d'autres pays ", expliquait Patricia Baslé, présidente de l'association E3M(2).

"On peut minimiser ou tronquer les résultats, mais ils sont là ", affirme le Pr Gherardi. " On cherche à nous discréditer ", poursuit le Pr Chérin qui dénonce les pressions dont il est victime. " Plusieurs malades atteints de myofasciite à macrophages ont été insultés. Deux d'entre eux ont été agressés physiquement et vont porter plainte auprès de l'ordre des médecins ", explique Patricia Baslé. Pourtant, loin de céder aux pressions, médecins et victimes vont poursuivre leurs actions. " Le Germmad (groupe d'études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires) que je préside va reprendre les études que l'Afssaps refuse désormais de faire. Mais faute de financement public, ce sera beaucoup plus long et difficile. " De son côté l'association E3M continuera à soutenir les 60 victimes qui ont porté plainte l'an dernier.

(1) Maladie qui serait provoquée par les produits toxiques contenus dans le vaccin incriminé.
(2) E3M, 25, rue de Verdun, 21350 Vitteaux. Tél. : 03 80 33 92 98

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Éditorial octobre 2004
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