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ACTUALITÉS - DÉCEMBRE 2004
 


Éditorial décembre 2004

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Francs-maçons et Vatican : vers une " entente " sur la Constitution européenne ?

Alain Bauer, l'ex-grand maître du Grand Orient de France, a été reçu début décembre au Vatican : c'était la deuxième fois en quelques mois. Il était déjà intervenu auprès de Valéry Giscard d'Estaing pour parvenir à une rédaction équilibrée du préambule de la Constitution européenne, sans que soient mentionnées les valeurs chrétiennes.

Le Grand Orient a parfois revendiqué la paternité de la fameuse loi de 1905 qui cherchait un compromis acceptable entre non-croyants et catholiques, tout en établissant une égalité théorique entre toutes les croyances. Le débat sur la Constitution va-t-il de nouveau être le terrain d'accords entre les deux super poids lourds de la quête de sens ? Un débat qui intéresse toutes les centaines d'options minoritaire. A suivre... (VSD 9 au 15 décembre 2004)

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Les intellectuels en recherche spirituelle s'affichent au Québec

Les sociologues et historiens font souvent remarquer que les générations se suivent et... prennent le contre-pied des précédentes. Une revue " Chrétiens en France " de début Décembre observe que les membres de l'intelligentsia québécoise, qu'il s'agisse d'hommes politiques, d'universitaires ou d'artistes n'hésitent plus à évoquer leurs croyances et pratiques éventuelles dans des émissions télévisées ou autres.
Ceci succède à une période où les religions étaient vivement critiquées.

Certes, on note que les gens vont préférer parler de spiritualité plutôt que de foi, et que l'appartenance à un mouvement précis n'est pas systématique, mais, après la révolution dite " silencieuse " des années 60, c'est un nouveau tournant dans les mœurs qui s'amorce, visible surtout parmi les jeunes générations.

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Médias : le retour de l'étoile jaune ?

Le député Meslot Damien a posé une question écrite le 14 décembre au Ministre de l'Intérieur visant à interdire la présence de certains présentateurs ou personnalités dans les médias en fonction de leurs convictions :
Dans le texte de cette question, il attire l'attention du ministre " sur l'apparition à la télévision de présentateurs ou de sportifs qui appartiennent à des sectes ", se référant ouvertement au rapport parlementaire de 1995. "Or, des personnes appartenant à ces mouvements occupent des postes importants dans les médias publics ou dans le milieu sportif et qui, par leur image ou leur condition sociale, peuvent véhiculer un idéal qui peut être l'appartenance à leur mouvement sectaire.
C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui faire connaître son sentiment et s'il entend prendre des mesures tendant à écarter des médias publics les membres de mouvements qualifiés de sectaires par la commission d'enquête parlementaire.

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Père Noël, ignorance et confusions

Après St Nicolas interdit de lycée, même en chocolat, c'est Santa Klaus qui trinque. Un sapin de noël, dont l'installation a été contestée par des élèves au nom de la laïcité, a été retiré samedi dans un lycée de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) avant d'être réinstallé, a-t-on appris jeudi 16 décembre auprès du proviseur de l'établissement. Ceci a nécessité une réunion de la commission permanente de l'établissement qui regroupe notamment parents, élus et enseignants, a précisé le proviseur, après quoi le sapin a été " blanchi ". Surfant sur la dernière loi sur le voile, une vague d'intégrisme laïque semble se développer, souvent fondée sur l'ignorance. Il est plus qu'urgent que la formation aux faits religieux prenne réellement place dans les établissements d'enseignement.

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Enseignement du fait religieux : Régis Debray démissionne de l'IESR

Tirant la sonnette d'alarme, Régis Debray, promoteur de l'enseignement du fait religieux, vient de démissionner de l'Institut européen en sciences des religions (IESR), dont il présidait le comité de direction depuis sa création en juin 2002. Dans une lettre adressée à François Fillon, ministre de l'Éducation nationale, il estime qu'on ne se donne pas les moyens de réaliser l'objectif de "Constituer, dans un esprit rigoureusement laïque, un lieu d'expertise reconnu sur la place et l'impact des questions religieuses."

Il regrette l'absence d'une volonté politique nationale sur ce sujet, ainsi que lle silence sur cette question dans le rapport Thélot qui doit inspirer la future loi d'orientation sur l'école.

A l'Université de Lyon à laquelle appartient Régis Debray, on partage son point de vue, rappelant qu'outre l'effondrement d'une certaine culture, la France redoute que ses écoliers puissent s'affronter et se diviser sur des questions d'ordre religieux.

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Reportage sur Amma dans le Nouvel Observateur

Véritable star en Inde, Sri Mata Amritanandamayi Devi, surnommée "Amma", a serré dans ses bras plus de 23 millions de personnes à travers le monde! Philippe Gavi l'a rencontrée lors de son passage en France ".
Sans doute pour se racheter de l'article assassin carrément diffamatoire contre un groupe ésotérique juif paru la semaine précédente, le Nouvel Observateur a été assister à des séances d'Amma, sainte indienne, qui a fondé un ashram et des oeuvres caritatives dans le monde entier.

Pas de remarques désobligeantes sur l'usage des fonds, pas d'allusions sur son passé, pas de critiques sur les nonnes ou les objets vendus, preuve que tout est affaire de point de vue et de l’intention profonde. Il est vrai que ce mouvement ne représente pas de challenge direct pour la vision judéo-chrétienne qui anime le Nouvel Observateur.

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Offensives laïques : vers une police culturelle ?

Traditionnellement, le 6 décembre est l'occasion de distribuer des friandises à l'effigie de St Nicolas dans toute les villes du Nord de la France. Mais les enseignants de l'école de Coudekerque-Branche ont refusé cette année les chocolats offerts par la mairie (pourtant socialiste), car le saint représenté était orné d'une mitre avec une croix, détail non conforme selon eux à la nouvelle loi sur les signes religieux !

Peut-être devra-t-on bientôt découper dans les manuels d'histoire toutes les images représentant un étendard de croisé, une église, un drapeau de fleur de lys ou un drapeau rouge, pour non-respect de la neutralité ?

Certains ont fait remarquer que, en 1905, le domaine religieux a quitté le ministère de la Culture pour être confié au Ministère de l'Intérieur et de la Police, ce qui était tout un programme en soi.

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Affaire des fichiers : les projecteurs sur les Renseignements Généraux

Par un décret du 14 octobre 1991 (coordiap.com/droit00.htm), les Renseignements Généraux sont habilités à collecter des informations sur des individus risquant de porter atteinte à la sûreté de l'Etat ou de troubler la sécurité publique par la violence. Mais, beaucoup de citoyens ont été fichés abusivement sous ce prétexte. Comme la loi les y autorise, de plus en plus de citoyens exigent donc de savoir si leur nom figure dans un fichier et demandent à consulter les informations qui s'y trouvent.

La décision du Conseil d'Etat de Juillet 2003 invalidant l'argument de sécurité publique pour refuser cet accès des citoyens à leur fiche aux Renseignements Généraux a sans doute encouragé l'exercice de ce droit : les demandes on quintuplé en quelques années, dépassant le millier ! Commentaire du Ministère de l'Intérieur : " Cette évolution doit nous pousser à être encore plus rigoureux. Nous devons être en mesure d'apporter la preuve de tout ce que nous avançons. " On ne leur fait pas dire !

(D'après l'Express, 29 novembre 2004)

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Subventions de l'ADFI : Raffarin mieux que Jospin !

J.P. Raffarin avait affirmé, peu après sa prise de fonctions, que " l'Etat n'avait pas vocation à lutter contre les sectes ". L'Etat directement non, mais à travers des groupes de façade ? Etait-ce jouer sur les mots ? Deux ans plus tard, il répondait en effet à une demande de subventions de l'UNADFI comme suit :

" Il m'est agréable de vous faire connaître que, malgré un contexte budgétaire très contraint, j'ai tenu à ce qu'un effort particulier puisse être fait pour contribuer à la mise en oeuvre de vos projets en considération de l'intérêt qu'ils présentent au regard de la défense des droits de l'homme.

C'est ainsi que j'ai décidé d'accorder à votre association une subvention de 110 000 euros au titre de l'année 2004 sur la ligne de crédits correspondante du budget de mes services. "

En 1999, Lionel Jospin n'accordait que 50 000 euros - il est vrai complétés par de substantiels fonds secrets !

Le Président de l'UNADFI, donne les détails de son " action citoyenne se comportant en auxiliaire des services déconcentrés de l'Etat " (sic !) : informatisation et diffusion de données sur de très nombreux groupes et la prise en compte des organisations sectaires mal identifiées ; documentation permettant de démultiplier le message vers les milieux de l'enseignement, le services sociaux, médicaux et judiciaires.

Nous avions déjà exposé les incroyables travestissements des faits trouvés dans la documentation de l'ADFI, qui se targue d'alimenter régulièrement la presse.

Voir : CourCap11.rtf

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Loi sur l'homophobie : une réactivation de la loi de 1881

On l'oublie trop souvent, la loi de 1881 sur la liberté de la presse est très sévère envers la diffamation ou la discrimination, ou du moins toute initiative publique ou privée pouvant provoquer de telles dérives. Beaucoup des faits que nous dénonçons dans ces colonnes sont en effet punissables de par la loi.
Ainsi, l'article 24 du texte de cette loi prévoit que :

Ceux qui auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement.

Le nouveau projet de loi vise donc à étendre ces dispositions déjà existantes aux groupes homosexuels, assimilant l'homophobie au racisme.

L'article 225 du Code Pénal est plus spécifique en ce qui concerne le refus d'embauche, le licenciement, l'entrave à un activité économique ou la fourniture de biens ou de services sur des critères discriminatoires, y compris de la part de fonctionnaires.

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Quand la science soigne le mal de l'âme

Beaucoup de remous la semaine dernière provoqués par Guy Hugnet, ancien cadre de l'industrie pharmaceutique, avec la sortie de son livre " Antidépresseurs, la grande intoxication ", qui dénonce une tromperie à grande échelle des grands labos dont 35% du chiffre d'affaires est affecté au marketing, contre 16% à la recherche.

Tout d'abord, 90% de la formation des médecins généralistes à la dépression est prise en charge par l'industrie pharmaceutique elle-même, d'où les prescriptions omniprésentes des produits de ces mêmes labos. Effets placebos, effets secondaires poussant au suicide, les études sérieuses officielles (souvent non publiées) sur ces produits sont pourtant pavées d'avertissements inquiétants.
En particulier des rumeurs persistent sur leur implication dans des actes violents, des suicides ou des homicides, y compris chez des enfants et des adolescents. L'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) qui délivre les autorisations de mise sur le marché est elle-même financée par les redevances des labos.

Au delà du débat technique et statistique, c'est surtout la vision de l'homme qui est en cause, cette "médicalisation de l'existence", tendue vers un seul but, "la consommation maximale". De nombreuses voies alternatives existent, qui s'adressent aux sources du mal-être, sans chercher à traiter ou masquer des symptômes chimiques.

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Le rapport parlementaire de 1996 en accusation le 13 janvier 2004

Le 13 janvier prochain, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, sera plaidé le procès par lequel Christian Cotten accuse le Parlement, représenté par le président de l'Assemblée Nationale, de l'avoir diffamé dans le fameux rapport parlementaire de 1996.
Délit de discrimination constituant une entrave à l'exercice normal d'une activité économique par une personne dépositaire de l'autorité publique, fait prévu et réprimé par les articles 225-1, 225-2 et 432-7 du Code Pénal et de délit de faux et usage de faux, fait prévu et réprimé par les articles 441-1, 441-2 et 441-4 du Code Pénal.

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Effets secondaires toujours

La journée du sida aura été l’occasion d’un black out complet sur les thérapies alternatives et les " survivants illégaux ", ceux qui ont survécu sans utiliser les thérapies classiques. Or, duis quelques dizaines d’années – depuis Pasteur en fait -, la théorie des microbes et virus est battue en brèche par de nombreux chercheurs, ce dont rend compte le dernier livre de Jean-Claude Roussez, journaliste scientifique, " Sida, supercherie scientifique et arnaque humanitaire ".

Dans Métro, une spécialiste de l’hôpital Bichat nous décrit les effets secondaires provoqués par les thérapies classiques (jusqu’à 15 pilules par jour) : des troubles digestifs (douleurs, nausées, vomissements, diarrhées), des atteintes du système nerveux et du foie, des troubles du métabolisme, c’est-à-dire des graisses et des sucres (diabètes), associés à un risque de troubles cardio-vasculaires.

Deux patients sur trois connaissent aussi des troubles morphologiques : gros ventre, cou épaissi et bras grêles ou amaigrissements... La contrainte majeure est qu’il faut suivre le traitement tous les jours et ne pas l’arrêter.

En résumé : le problème du sida, c’est qu’il facilite l’apparition de tas de maladies, le problème du traitement du sida, c’est qu’il provoque des tas de maladies et endommage le système immunitaire (foie, système nerveux). Cela fait réfléchir et donne vraiment envie d’aller voir ailleurs !

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