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ACTUALITÉS - NOVEMBRE 2005
 


Éditorial novembre 2005


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Manifestation devant l'UNADFI à Paris

Le 9 novembre avait lieu une manifestation organisée par CAP LC devant les locaux de l'ADFI Paris et l'UNADFI pour demander l'arrêt des subventions publiques à cette association, sur le thème : l'ADFI, ça suffit ! Près de 80 policiers et 10 véhicules étaient concentrés devant les locaux de l'ADFI et alentours, alors même que la manifestation avait été déplacée à 300 mètres de là au dernier moment. Les manifestants, eux, n'eurent droit qu'à une vingtaine de policiers, à se demander qui est dangereux !

Après que l'on ait rappelé l'action des ADFI et leurs répercussions nocives sur des milliers de citoyens, le Président de CAP LC évoqua les véritables harcèlements que l'ADFI a fait subir à des individus, parfois pendant vingt ans. Il demanda la simple application de la devise de la République, Liberté, Egalité, Fraternité, que l'on traite les citoyens en adultes majeurs, et que l'on accède enfin à une laïcité ouverte, accueillant les nouvelles philosophies et modes de vie.

Puis Christian Cotten, psychosociologue et écrivain, expliqua les dangers que font courir les toutes dernières lois actuelles sur la sécurité, dans le contexte du respect des croyances et du climat de chasse aux sorcières. On lut ensuite deux articles de la Constitution Française qui protègent explicitement le droit de chaque citoyen d'avoir et d'exprimer, en public ou en privé, ses convictions.

Les manifestants (dont certains venaient de Rennes) assistèrent enfin à une saynette mettant en scène une adjointe au maire et une représentante de l'ADFI, qui lui apportait une " carte des sectes " à Paris en échange d'un chèque de 20 000 euros, ce qui donna lieu à quelques photos !

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Le Sénat italien rejette une résurrection de la loi sur le Plagio

C'est avec netteté que le Sénat Italien a retiré de l'Ordre du jour un projet de loi visant à criminaliser la " manipulation mentale ", car de nombreux membres des Partis politiques considèrent qu'elle représentait un danger pour les Droits de l'Homme et la liberté religieuse

Présentée il y a plusieurs années, ce projet avait déjà rencontré une forte opposition de diverses organismes religieux ou civils, ou dans le milieu de la la psychothérapie. En fait, si elle était passée, la loi aurait pu concerner toutes les relation interpersonnelles : professeur-étudiant, docteur-patient, parents-enfants par exemple. De plus, certains y voyaient une similitude avec la loi du Plagio, loi Mussolinienne abolie par en 1981 par la Cour Constitutionnelle Italienne. Les rapporteurs de la loi About-Picard, MM. Brard et Gest, avaient d'ailleurs cru bon de s'appuyer sur l'existence de cette loi pour promouvoir leur texte, ignorant l'origine de cette loi et son abrogation

Un avertissement pour le parlement Belge au sein duquel plusieurs lois similaires sont actuellement en discussion.

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L'ADFI surveille jusqu'en Belgique

L'UNADFI a maintes fois répété que l'une de ses cibles privilégiée sont les médecins pratiquant des méthodes alternatives. Ainsi, le Dr Guéniot, qui exerçait dans le Nord de la France, a dû affronter de multiples procès depuis vingt ans. C'est en effet sur la base de ses conceptions spirituelles de l'humain que ce dernier est harcelé depuis toutes ces années par l'Unadfi et particulièrement par l'Adfi (Association de Défense des Familles et de l'Individu) du Nord

Bien qu'il n'ait jamais déconseillé de recourir aux médecines conventionnelles, comme attesté par des témoignages dans de multiples procès, le Dr concevait son aide comme un complément aux traitements classiques. A la suite d'un procès dans lequel l'ADFI Nord s'était beaucoup impliqué, lui reprochant notamment son appartenance à un mouvement spirituel croyant en la réincarnation, il avait dû s'exiler en Belgique, où il avait formé une association. Tout récemment, pas moins de 40 enquêteurs ont procédé à des perquisitions simultanées à son domicile et dans différents lieux en Belgique (Genval, Braine l'AlIeud, Waterloo, Bruxelles...) où il exerçait son activité, à la suite de quoi il a été incarcéré.

Dans La Voix du Nord du 21 octobre 2005, la présidente de l'ADFI Nord s'attribue la responsabilité de cette arrestation en Belgique :

" À Bruxelles, un médecin surveillait lui aussi le Français : Il profite des circuits parallèles souvent critiques de la médecine traditionnelle où il vend sa camelote.

Il était talonné depuis des mois. Nous suivions ses formations (l'une était programmée au Canada en janvier avec Seroyal, firme belge), ses conférences (conduites par des groupes d'appellations différentes mais toujours avec les mêmes médecins) à la trace, explique Charline Delporte.

On a fait notre travail de surveillance. Oui, nous avons collaboré pour faire tomber ce personnage. Il fallait l'arrêter de nuire. "

Il est temps que les français (et belges) soient considérés comme des adultes responsables. Chaque citoyen majeur a le droit de consulter le médecin de son choix, selon ses affinités philosophiques ou spirituelles. On ne peut laisser des associations sans compétence particulière décider pour les autres.

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Les relations entre les cultes et les pouvoirs publics seront réexaminées

Le 20 octobre, le Ministre de l'Intérieur a annoncé la création d'une "commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics". Présidée par Jean-Pierre Machelon, professeur à Paris V et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, celle-ci présentera au ministre, en juin 2006, des propositions opérationnelles passant, le cas échéant, par des ajustements législatifs et réglementaires. Cette nouvelle a été bien accueillie par la Fédération Protestante de France qui demande depuis quelques temps des ajustements sur des dispositions datant souvent de 100 ans.

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Le défilé de mode ne plaisait pas au maire Jean-Pierre Brard

Victoire pour la Société Jasmeen dont le défilé de mode prévu les 3 et 10 octobre 2004 à l'espace Royal de Montreuil avait été interdit par le maire de la ville, Jean-Pierre Brard. Ce défilé prévoyait essentiellement des tenues pour femmes musulmanes, et était réservé à un public de femmes. L'arrêt municipal aurait été pris à la suite de plaintes de la part de mouvements laïcs : " des administrés s'étant ému de la tenue de ce défilé, ce qui pouvait créer des troubles à l'ordre public " avait affirmé l'adjoint au maire, qui pensait à l'époque que le choix de cette ville était " une provocation ".

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d'Oise) a annulé cet arrêté pris l'an dernier le 21 juillet dernier, et a également condamné M. Brard à verser 750 euros au titre des frais exposés à la société Jasmeen, organisatrice du défilé.

On peut penser ce que l'on veut à titre personnel de ce type de manifestation, mais se réfugier derrière l'argument de l'ordre public - dans le cas d'une réception privée - est inacceptable de la part d'un élu, et cette décision confirme une série de jurisprudences récentes allant dans ce sens.

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Éditorial novembre 2005
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