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ACTUALITÉS - JUILLET 2006
 


Éditorial de juillet 2006

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L'ancienne Présidente de l'UNADFI donne l'alerte

Le nouveau livre de Serge Toussaint, grand maître de l'AMORC (Ancien et Mystique Ordre des Rose-Croix), " Un coup de gueule face au sectarisme ambiant " nous réserve une surprise de taille :

la préface est rédigée par Jeanine Tavernier, Présidente de l'UNADFI de 1993 à 2002, qui s'inquiète de l'intégrisme anti-sectaire. Déjà, lors de sa démission en 2002, elle avait regretté que certains créent des commissions sur les " croyances " au sein de l 'ADFI.

Dans cette préface, Janine Tavernier dénonce " le flou, cette imprécision, qui font qu'aujourd'hui on est plongé dans la confusion la plus totale. Les choses étant ce qu'elles sont, certains voient des sectes partout "...

" J'ai toujours été sensible aux risques de dérapage que les A.D.F.I. elles-mêmes auraient pu commettre "... " j'ai été choquée un jour lorsque j'ai entendu une personne très impliquée dans la lutte contre les sectes dire avec beaucoup de conviction : 'Il faut éradiquer l'idée de Dieu'."

A propos de l'AMORC, " il a suffi qu'une commission parlementaire, ou plutôt quelques députés d'une commission, le mettent à l'index dans un rapport, pour que l'opprobre, relayé par l'emballement médiatique, devienne une condamnation publique."

" L'injustice subie par l'A.M.O.R.C. est selon moi un parfait exemple de cette dérive. "

On reste un peu interloqué devant cette tardive prise de conscience, car les combats idéologiques des militants qu'elle fréquentait étaient bien connu, et il était flagrant, au travers des différents discours, que c'était bien aux croyances et idées qu'ils s'attaquaient. Sur un sujet aussi grave et dramatique pour les libertés, il ne fallait pas jouer aux apprentis sorciers.

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L'Etat fédéral Belge condamné pour discrimination

La Cour d'appel de Bruxelles a condamné l'Etat fédéral belge au nom du CIAOSN (" l'observatoire des sectes " fédéral) au motif que celui-ci avait manqué d'objectivité dans son rapport bi-annuel et pour violation de sa lettre de mission.

A l'origine, une plainte du Sahaja Yoga protestait contre une présentation diffamatoire de son mouvement, sans possibilité de défense.

En conséquence, le CIAOSN devra poster un correctif explicite sur son site internet, ainsi que la décision de la Cour, sous peine de pénalités. Il devra adresser une note rectificative à tous les destinataires du rapport.

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Le lavage de cerveau : mythe ou réalité ?

Par Dick Anthony et Massimo Introvigne. Publié chez L'Harmattan, cet ouvrage pose la question.

Le lavage de cerveau est-il véritablement utilisé par les " sectes ", les religions ou l'extrémisme politique pour recruter et conserver des fidèles? Ou bien si la métaphore du lavage de cerveau n'est employée qu'à des fins polémiques?

Ces questions sont au coeur de vastes controverses depuis 1950, année où l'accusation de pratiquer le lavage de cerveau est lancée pour la première fois contre la Chine de Mao par les services secrets américains. Ce n'est que plus tard que le modèle est appliqué aux " sectes " et inspire des initiatives politiques et législatives dans plusieurs pays. Depuis longtemps impliqués à titre personnel dans ces débats, Dick Anthony et Massimo Introvigne reconstituent de manière très détaillée l'histoire des controverses.

Ils formulent aussi plusieurs propositions pour un possible dialogue entre critiques des " sectes " et spécialistes universitaires des nouveaux mouvements religieux.

Dick Anthony qui est psychologue, a travaillé avec des organismes de santé officiels.

Massimo Introvigne, est le fondateur et directeur du CESNUR (Centre d'études sur les nouvelles religions), spécialiste des nouveaux mouvements religieux.

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Un médecin interdit d'exercice

L'année 2006 a vu une recrudescence de médecins interdits d'exercice, le plus souvent à cause d'orientations thérapeutiques non "conventionnelles".

Ainsi une praticienne vient d'être interdite pour " charlatanisme " dans le Lot-et-Garonne, alors qu'elle pratiquait des méthodes bioénergétiques de diagnostic à partir des signaux émis par le corps.

Bien que reconnaissant que la méthode n'est pas dangereuse, le Conseil de l'Ordre a mis en avant un lien privilégié entre la société dispensant les tests et la praticienne, ce qui constituerait une entente illicite. La praticienne a fait appel.

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La secte, c'est l'autre : l'arroseur arrosé

Etonnant retour des choses pour la Ligue Communiste Révolutionnaire qui, comme le révèle l'ethnologue Maurice Duval dans un article paru dans une revue du CNRS,

" L'homme et la société ", est passée par tous les tracas administratifs destinés aux " sectes ".

 

En effet, à Montpellier, un certain nombre de militants arborant des panneaux anti-guerre en Irak sont tombés sous le coup d'un arrêté municipal de mai 2003 qui stipule " qu'il est interdit d'exercer quelque action de prosélytisme que ce soit ".

Au commissariat, les militants ébahis se sont fait expliquer que la finalité de cet arrêté est " de contrer les sectes ".

Nous avions déjà signalé (nos actualités juillet 2005) que cette même LCR, en banlieue parisienne, avait attaqué le parti parti politique " Solidarité et Progrès " au motif de " sectarisme ", notamment à cause de leur de prosélytisme envers les jeunes, argument un peu extravagant venant de trotskystes fort impliqués dans les lycées.

L'UNADFI avait par contre appuyé cette action, au nom sans doute de ses connivences américaines.

Catherine Picard, présidente de l'UNADFI, ne peut-elle voler au secours de ses anciens amis?

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Psychose à l'assemblée ?

Il y a le feu ! L'assemblée nationale a réussi à bousculer le calendrier parlementaire, juste avant les vacances, pour faire approuver la création d'une commission parlementaire sur les enfants en danger dans les sectes, alors même qu'une enquête nationale auprès des préfets a montré combien ce problème était inexistant. Invoquant curieusement la commission d'enquête sur l'affaire Outreau - à contre emploi total, puisqu'il s'agissait alors de mettre fin à des rumeurs et à des présomptions de culpabilité - les orateurs ont rivalisé de formules manichéennes pour brosser un tableau repoussant de certains groupes de citoyens, dans un discours qui rappelle malheureusement la rhétorique extrêmiste.

Ainsi, M. Jean-Pierre Brard ne craint pas d'affirmer qu'il appartient aux députés " d'examiner objectivement et sereinement la situation ", pour ensuite (sans doute protégé par l'immunité parlementaire) asséner ses vérités simples :

les Témoins de Jéhovah, l'Ordre apostolique Tabitha's Place, Joie et Loisirs, ou la Kinésiologie sont " des organisations criminelles ", rien de moins.

Philippe Vuilque quant à lui, fustigeant en général " les pratiques odieuses des sectes " dresse un tableau apocalyptique : " ce qui frappe d'abord, c'est l'intense souffrance de ces jeunes enfants soumis à des maltraitances affectives, physiques et psychologiques, à des ruptures familiales terribles ", encourageant par là une véritable psychose.
Suivent diverses diffamations gratuites contre certains mouvements.

Certains observateurs notent également la confusion des pouvoirs, dans la mesure où des membres de la MIVILUDES (issue du gouvernement) participent à cette action législative, mélangeant ainsi leurs fonctions.

Comment expliquer un tel empressement et une si soudaine urgence, alors même que les statistiques sur la consommation de drogues dures et la pédophilie ne cessent d'augmenter, sinon peut-être que l'approche du procès qui doit faire enfin la lumière sur le massacre de l'Ordre du Temple Solaire rend certains nerveux ?

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Éditorial juillet 2006
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