Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience
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CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction
 
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CAP LC 2012
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BILLETS D'HUMEURS
 

Défi (démocratique)
au gouvernement et à l'Unadfi

Nous, membres de mouvements religieux, spirituels ou thérapeutiques systématiquement dénigrés sous le vocable infamant de "sectes", revendiquons le droit de bénéficier de tous les droits accordés par la République à n'importe quel citoyen.

Nous affirmons haut et fort notre fierté de suivre chacun une voie qui, pour être différente des chemins habituels et socialement reconnus, n'en n'œuvre pas moins pour le mieux-être de tous et pour plus d'humanité.

Conscients des peurs et des difficultés qui, parfois, entourent nos actions, nous réclamons - à l'encontre d'une rumeur publique nous accusant d'"avancer masqués" - de pouvoir apparaître au grand jour. Nous demandons un débat loyal et rationnel basé sur des faits vérifiés contradictoirement, et mené avant tout avec le besoin de connaître et de comprendre ce qui se passe, et non dans le but d'effrayer, de susciter la haine et de monter les citoyens les uns contre les autres.

Nous offrons au gouvernement et à son bras séculier, les associations dites "anti-sectes" (Unadfi, CCMM, etc.), de prouver leur bonne volonté, autant dans la sincérité de leur lutte contre les réelles dérives sectaires que dans le respect de la lettre et surtout de l'esprit de la loi républicaine.

Nous leur lançons le défi d'organiser une vaste étude sur la réalité du phénomène dit "sectaire", menée par des tiers indépendants et impartiaux, dans des conditions transparentes et non auprès des seuls adversaires des "sectes", mais concrètement et contradictoirement ; c'est-à-dire en recueillant également les positions des dirigeants ou membres des mouvements en question.

Nous les mettons au défi de prouver leurs accusations en les tablant uniquement sur des faits précis, avérés et débattus avec les intéressés, comme l'exigent la justice et l'honnêteté en démocratie.

Cette étude délivrerait une vision réaliste de la situation. Elle permettrait en outre au gouvernement, s'il le souhaite, de faire un tri entre les mouvements qui acceptent le jeu républicain et ses lois (qui sont aujourd'hui discriminés parce que développant une pensée différente) et ceux qui ne l'acceptent pas et qui seuls, dès lors, pourraient faire l'objet d'actions répressives.

Seraient ainsi satisfaits aussi bien les populations souhaitant êtres protégées des mouvements réellement sectaires que les mouvements injustement et systématiquement stigmatisés. Ces derniers trouveraient enfin leur place dans le champ sociétal et médiatique comme n'importe quel acteur respectueux des lois de la République.

Serait ensuite installée, à côté de la Miviludes portant son regard critique sur les activités des membres des mouvements de conviction, une instance de médiation - et non plus d'accusation ou d'inquisition comme le sont aujourd'hui les associations "anti-sectes" soutenues par l'Etat. Cette instance pourrait demander des explications à ces mouvements. Elle aurait la fonction de les entendre avec impartialité. Son rôle ne serait donc pas de dénoncer ou calomnier les mouvements différents, mais de chercher à établir, autant que possible, la réalité des faits avant de mener des médiations entre toutes les parties.

La démarche dénonciatrice et répressive ne permettra jamais un règlement satisfaisant de la question des "sectes" en France. Seule une politique réaliste et loyale, qui n'empêcherait pas la fermeté à l'égard des déviances, favorisera une résolution constructive de la situation.

La direction de CAP LC

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