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Je mens, tu mens, il ment : une France de pacotille ?

L’actualité est riche en mensonges. On nous dit qu’un grand flic faisait partie des réseaux mêmes qu’il combat. On nous dit que les Partis politiques français contournent la loi sur le financement des Partis qu’ils ont votée, et récupèrent une partie des commissions en liquide depuis l’Afrique ou l’Asie. On nous dit que nos responsables et ministres entretenaient il n’y a guère les meilleures relations amicales avec les « tyrans » arabes qu’ils vilipendent aujourd’hui. On nous dit qu’il faut obligatoirement – mais officieusement - être franc-maçon pour occuper certaines hauts postes de la République. Ces groupes discrets proclament par ailleurs qu’ils constituent la colonne vertébrale de la République, ce qui n’est pas faux.

Et puis, il y a la crise : comment pouvons-nous avoir encore des crises alors que nous regorgeons d’élites qui ont un niveau Bac + 10 en gestion ? On nous dit que tel grand économiste français explique l’après-midi le contraire exact de ce qu’il a expliqué à ses élèves le matin, mais là, c’est devant un parterre de syndicalistes. Interpelé sur cette contradiction, il explique que dans la vie, il faut savoir tenir le bon discours au bon moment – il a failli être Président de la République. Un autre homme politique illustre explique à son ministre que « les Droits de l’homme, ce sont des sornettes de campagne ». Les plus grands économistes, sortant des plus prestigieuses écoles de gestion au monde, nous expliquent avec conviction que les gouvernements sont obligés de dépenser plus qu’ils ne gagnent, c’est une loi – là, c’est carrément de la folie pathologique. Bouteflika, lui, n’a pas fait d’études aux États-Unis, il dépense moins qu’il gagne et prête de l’argent aux pays européens pour les renflouer : c’est la prochaine cible. La Chine de même, dépense moins qu’elle ne gagne et prête de l’argent pour renflouer les gouvernements occidentaux. Là, on n’attaque pas, on n’a pas les moyens ; indignation à géométrie variable. Réalisme nécessaire comme dirait Bernard Kouchner.

Un grand Parti « démocratique » français a truqué ses élections internes pendant 20 ans, au mépris de ses militants et colleurs d’affiche. Mais ôtez-moi d’un doute, finalement dans la pratique, la démocratie, c’est bien ou c’est pas bien ?

Le meilleur économiste de France nous explique que les modèles économiques actuels (ceux qu’on enseigne à l’université et qui remplissent ses propres bouquins que tout étudiant français doit acheter), et bien, ils n’expliquent pas les crises actuelles, donc c’est du vent. On peut peut-être classer cela dans la production éolienne française, cela remontera notre score piteux.

Où l’on apprend que les théories économiques ne sont appliquées en aucun endroit de la planète, qu’elles n’ont jamais été vérifiées et ne seront jamais appliquées. C’est sans doute grâce à cela que l’Espèce Humaine a survécu. Également, 50% des lois votées en France ne seront jamais appliquées, faute de décrets, et c’est fort heureux. L’important, c’est qu’on en parle dans les médias – quoique nul n’est censé ignorer la loi, et ça nous fait 1500 pages nouvelles chaque année en France ! Scoop, la France n’est pas une démocratie, le pouvoir judiciaire est subordonné au pouvoir exécutif. Pour reprendre la main sur le printemps arabe libyen un peu rétif et mal domestiqué, la France pousse sur le devant de la scène l’ancien ministre de la justice de Kadhafi, celui-là même qui avait condamné les infirmières bulgares à mort. Curieuse ingérence démocratique de la part du « Pays des droits de l’Homme » (ou pays des sornettes de campagne). L’OTAN a opéré 9000 « sorties » pendant la campagne libyenne, soit plus de 200 000 bombes pour la démocratie. En Afghanistan et en Irak, les bombes semblent avoir quelques problèmes pour accoucher de la démocratie. En Irak, on cherche toujours les armes de destruction massives, mais il semble qu’on ne cherchait pas du bon côté. En Israël, on construit un mur entre deux peuples, sans doute pour accélérer les pourparlers de paix. Les miradors sont déjà commandés, ça nous rappelle furieusement quelque chose. Mais finalement, historiquement, à qui appartiennent les terres d’Israël ? Dans un autre registre, il est interdit de remettre en cause la version officielle du 11 septembre, concoctée par les services secrets américains. En France, c’est quasiment un délit.

La Chine accélère ses efforts d’armement, les États-Unis protestent au nom de la Communauté Internationale. Rigolo, non ? Du reste, sorti des États-Unis, de la Grande Bretagne et de la France, la Communauté Internationale, c’est qui au fait ?

On apprend qu’un médicament français homologué contre le diabète n’était pas vraiment un anti-diabète et qu’il provoquait de graves lésions cardiaques, étant de surcroît prescrit à des non-diabétiques, à grands renfort de commissions de vente. Dernier scandale en date, le Protelos du même laboratoire aurait une efficacité nulle en ce qui concerne les fractures du col du fémur, selon le NICE (homologue anglais de l’AFFSAPS), or il est vendu essentiellement pour cela (avec en prime des effets secondaires graves). Épilogue : la France vient de détruire la dernière des doses de vaccins anti grippe A (94 millions) que le gouvernement avait achetées « cash ». Ledit virus, qui devait provoquer une hécatombe, a été le moins virulent des virus grippaux sur les 20 dernières années. Et donc les experts, sont-ils de vrais ou faux experts ?

On apprend que les antidépresseurs et somnifères favoriseraient Alzheimer – et justement, c’est ce qu’on donne de façon standard aux personnes âgées, qui sont les premières victimes d’Alzheimer.

Pendant ce temps, au Grand Orient de France, on fait la quête pour l’UNADFI. La Fecris, version « européenne » de l’UNADFI, est une « Organisation non Gouvernementale » financée à 100% par le gouvernement français ; cherchez l’erreur. A la Grande Loge Nationale de France, les « bien chers frères » ont dû dépasser les 200 000 bombes - qu’ils s’envoient les uns sur les autres depuis deux ans. Qui aime bien châtie bien.Côté scientifique, feu le pape de la théorie de l’évolution (Gould) nous expliquait que, si l’on applique les « lois » actuelles de ce domaine « scientifique », l’Homme avait 0,0000% de chances de voir le jour, ce qui nous prouve que ces « lois » sont archi fausses. Mais, vraies ou fausses, l’important, c’est que la théorie soit « scientifique » et que, vraie ou fausse, on l’enseigne obligatoirement à l’école.

D’autre part, ceux qui voudront absolument le titre de psychothérapeute – mais, aux dernières nouvelles, c’est pratiquement personne -, devront avaler le « cœur scientifique » de la pratique psychothérapeutique, la « psychopathologie », dont le contenu et les théories un peu loufoques ressemblent à un inventaire à la Prévert, certaines datant de la période nazie.

Côté Prix Nobel, notons Almeida Lima et Egas Moniz pour l’invention géniale de la lobotomie. Ensuite, le lauréat Jauregg Jules Wagner, qui a inventé la malaria-thérapie, qui consiste en une injection du paludisme au patient psychotique pour « remettre de l’ordre dans ses idées ». Cette technique a depuis été remplacée par une technique plus moderne, l’électrochoc (et lui, il n’a pas eu le prix Nobel ? Quelle injustice !). Que deviendrait l’Humanité sans ces savants hors pairs, et surtout sans le Comité Nobel !Bientôt, les français auront une nouvelle Haute Autorité de la Santé toute neuve, et un système d’approbation des médicaments tout neuf. Y aura-t-il plus de vérité ou plus de mensonges ?

Et puis, les français vont bientôt élire leur Président et leurs députés. Mais ceux-ci se présentent-ils en disant la vérité ? Et si tout cela n’était qu’une vaste campagne de marketing de « sornettes de campagne » ? Le livre « Comment on vend un Président » qui retraçait la campagne électorale de Nixon avait fait scandale à l’époque : comment pouvait-on confondre le noble art de la politique avec la vente de lessives ? Mais aujourd’hui, ce livre ne provoquerait que haussements d’épaules désabusés. Par contre, les vendeurs de lessive sont souvent plus convaincants – question de professionnalisme.

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