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CAP Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté thérapeutique

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Les Français parlent aux Français
Par
janvier 2012

 


CAP Liberté de conscience« Les Français parlent aux Français… »

(Ce titre évoque l’émission radiophonique quotidienne de la BBC durant la seconde guerre mondiale)

Le Figaro magazine du 7 janvier 2012 interpellera, du moins je l’espère, nos gouvernants et, d’une façon générale, la classe politique. Deux journalistes : Gilles Bassignac et Jean-Michel Turpin ont interrogé durant quatre mois de nombreux « Français de tous âges, de tous milieux, de toutes origines, professions ou religions », demeurant dans 90 départements, aux fins de connaître leurs souhaits, leurs espoirs, leurs idéaux.

Les milliers de réponses obtenues se concentrent sur les idées de tolérance, d’unité, de paix, de coexistence, de communication, de liberté, d’égalité, de fraternité…Voici quelques extraits de cette enquête :

-« La France doit rester une terre d’asile et de liberté »

- « J’ai le rêve d’une vraie réconciliation nationale, d’une diminution des tensions entre les personnes, quelles que soient leurs origines, leur religion »

- « « Plus d’égalité, plus de liberté ! Que la justice soit la même pour tous ! »

- « Qu’on revienne à nos fondamentaux, ceux de la liberté, de l’égalité et de fraternité. Il faut tendre la main à son prochain et éliminer la pauvreté ».

- « La France, c’est une terre d’accueil, à la fois protectrice et tolérante, où l’on se sent en sécurité »

- « J’aimerais un gouvernement avec des hommes de conviction. Et qu’on puisse vivre enfin de manière sereine les uns à côté des autres, dans le respect d’autrui »

- « Vivre ensemble dans la fraternité entre les communautés, et l’union des Français de toutes origines, couleurs, races ou religions, c’est ça mon rêve »

- « La France, c’est la liberté. C’est un pays qui autorise la pratique des différentes religions. Un pays tolérant et ouvert »

- « « Egalité, fraternité et liberté ! Et qu’on intègre un peu mieux les différences dans les hautes structures de l’Etat »

- « Nous rêvons que les Français acceptent enfin leur diversité sans se méfier de l’autre »

- « Je souffre du rejet de l’autre. C’est un combat qu’il faut mener tous ensemble. Avoir des rêves permet de rester debout et de se battre »

- « Un pays de liberté, d’échanges, d’accueil. Mais aujourd’hui, j’ai de plus en plus de mal à définir la France avec ces valeurs. Elle perd de sa tolérance »

- « La France c’est le Pays des droits de l’homme »

- « Liberté, égalité, fraternité, une devise qui hélas, aujourd’hui ne fonctionne plus »

- « Aller vers les autres, tendre la main, pour que tout le monde se comprenne. C’est comme cela qu’on parviendra à souder les Français »

Le message en provenance des Français qui ont été interrogés est clair. Il serait judicieux que tous nos responsables l’entendent et… en tiennent compte, dans tous les aspects de la vie nationale et quotidienne :

Avec la présente campagne électorale :

Le respect de l’adversaire et de sa dignité,

L’ élévation des débats qui versent actuellement dans l’indigence et le pitoyable,

L’évocation des vrais problèmes, ceux que vivent au quotidien tous les hommes, les femmes et les enfants qui composent ce pays : le chômage, la crise, le pouvoir d’achat, le pouvoir écrasant et méprisant des banques, le taux de suicide (trop élevé), l’avenir des jeunes, la criminalité grandissante…

Avec le retour en force de la trilogie républicaine : « Liberté, Egalité, Fraternité » et dont le respect implique :

La fin de privilèges que l’on croyait avoir supprimés une certaine nuit du 4 août 1789 et qui sont aujourd’hui détenus par les classes dirigeantes. Privilèges financiers, politiques, juridiques… qui côtoient, dans l’indécence, la plus grande misère

La mise en place d’une justice égalitaire (évocation, entre autres, de la dernière circulaire du ministère de la justice en date du 19 septembre 2011)

Le respect de toutes les opinions : politiques, philosophiques, religieuses… La considération pour « l’autre », l’instauration d’un véritable droit à la différence, d’une tolérance générale et absolue, conditions incontournables pour établir une vraie paix sociale.

La libre expression des opinions minoritaires, même (et surtout) quand elles dérangent…

Cette simple évocation est loin d’être exhaustive tant le chantier est important en raison du rejet progressif, au fil des décennies, de nos fondamentaux et des valeurs éternelles.

Il serait temps, par ailleurs, que nos dirigeants comprennent que le peuple n’a que faire de ces faux problèmes que le monde politique agite régulièrement. L’épouvantail des sectes ne fait plus fortune. La tranche (minoritaire) de la population qui s’y intéressait à une certaine époque a littéralement fondue. Le bon sens, le réalisme et la vérité l’ont emporté sur l’ignorance, l’intolérance, l’amalgame et la tromperie. Pour information, la majeure partie du peuple ainsi que les institutions judiciaires (françaises et européennes) considèrent que l’Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah est une authentique et respectable religion.

Dès lors, il serait judicieux de mettre un terme à cette politique de discrimination religieuse qui défigure la France et qui suscite les critiques et l’indignation de la communauté internationale (dictatures exclues, il va de soi… ce qui n’est ni un compliment, ni un honneur). Quant aux outils qui sont au service de cette triste politique, à savoir : la Miviludes, l’Unadfi et les commissions dites parlementaires sur les sectes, il est urgent de les remiser au musée Fragonard à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort (« le Musée des horreurs »).

La prise en considération du message des Français relaté dans Figaro magazine permettrait de concrétiser la devise de Lincoln : « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».


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