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ÉDITORIAL

Médiator ! Et après ?
par Paul Vinel
CAP Liberté de Conscience - février 2011

 

 

Que rajouter à tout ce qui a déjà été dit à propos du Médiator ? En fait ce scandale est le révélateur des pratiques douteuses d’une oligarchie médico-pharmaceutique, omniprésente et toute-puissante. Nous prenons lentement conscience que sous couvert de santé nos esprits et nos corps ont été transformés en usines à fric par des financiers sans scrupules, et personne ne sait encore quels remèdes apporter à cette situation.

Certaines minorités de conviction avaient déjà pris conscience de ces anomalies, elles ont été mises à l’index et accusées de dérives sectaires pour avoir préconisé d’autres modes de vie et méthodes de soin. C’est pourquoi il est instructif de comparer les pratiques de cette oligarchie médico-pharmaceutique avec les critères sectaires mis en place par la Miviludes. Une première constatation, les laboratoires pharmaceutiques affichent des résultats financiers colossaux, la crise financière ne les a absolument pas affectés. De plus les scandales médicaux se sont succédés : distilbène, sang contaminé, hormone de croissance, talc Morhange, vaccination contre l’hépatite B, … et maintenant le Médiator, avec pour conséquence des atteintes à l’intégrité physique et psychique, des maladies et des décès, et en bout du compte de nombreux démêlés juridiques. Sans rentrer dans les détails tellement les faits sont avérés, l’oligarchie médico-pharmaceutique répond à la totalité des critères sectaires. Mais parmi tous ceux-ci, deux sont plus particulièrement à prendre en compte : la déstabilisation mentale et l’infiltration des pouvoirs publics.

La campagne d’intoxication permanente de l’opinion publique est une véritable déstabilisation mentale à l’échelle mondiale pour faire croire à l’efficacité des nouveaux médicaments.

L’hebdomadaire Newsweek a récemment diffusé un article intitulé « Why almost everything you hear about medicine is wrong » (en matière médicale, tout ce qu’on vous dit est faux, ou presque). Une des raisons de cette désinformation est la suivante : à chaque fois qu’un nouveau médicament est mis sur le marché, les résultats positifs de son utilisation sont immédiatement publiés amenant un décollage rapide des ventes ; les résultats négatifs sont également publiés, … bien des années après. Entre temps le public et le corps médical auront été trompés.

Mais tout cela n’aurait pu avoir lieu sans les tentatives répétées et couronnées de succès de cette oligarchie médico-pharmaceutique pour infiltrer les pouvoirs publics. M. Martin Hirsch, ancien membre du gouvernement, a créé la polémique en dénonçant les conflits d’intérêt. L’hebdomadaire Le Nouvel Observateur a rapporté les propos de M. Servier à des hauts-fonctionnaire : « je me suis entendu avec beaucoup de vos prédécesseurs, et tous ont fait une belle carrière… ». Les labos-boys et labos-girls sont nombreux, véritables chevaux de Troie au sein de l’administration et du gouvernement, à la vue et au su de tout le monde : Mme Bachelot ancienne ministre de la Santé, Mme Nora Berra secrétaire d’Etat à la Santé, M. Nicolas About ancien sénateur,… la liste est longue.

Les méthodes sectaires attribuées sans preuve aux sectes afin de masquer la réalité, l’oligarchie médico-pharmaceutique les a utilisées sans vergogne pour introduire ses tentacules dans tous les rouages du pouvoir et jusque dans l’intimité de chaque personne. Un véritable réseau d’influence et de pouvoir au prétexte de la santé dans le but de vrais profits financiers. La canadienne Ghislaine Lanctot a nommé cette oligarchie : la Mafia Médicale.

Suite au scandale du Médiator, les responsables politiques français ont apparemment compris que la situation était devenue critique, et ont promis des réformes. Celles-ci, comme souvent, consisteraient à accroitre encore le niveau des contrôles. Mais ceci sera-t-il efficace ? Un regard candide sur le système médical actuel montre que tous les intervenants, depuis le directeur de multinationale jusqu’au médecin prescripteur et les infirmiers, sont payés à l’acte. Même dans le cas des médecines parallèles, tout est conçu en vue de la prescription médicamenteuse : acte ultime qui consacre le savoir-faire du médecin, justifie ses honoraires et est le fondement économique de toute l’industrie médico-pharmaceutique. Et plus les médecins multiplient les actes médicaux et prescrivent des médicaments, plus ils gagnent de l’argent et gonflent les bénéfices exorbitants des fabricants. Une vidéo interne du laboratoire américain Lilly illustre cette réalité : dans cette vidéo un médecin prescripteur doit se déshabiller sous les coups de fouet jusqu’à ce qu’il murmure d’une voix soumise : « prescrire, oui je veux prescrire ». Et que dire de la conscience professionnelle des médecins ? Elle existe bien sûr, mais vu le système financier en place, elle ne peut s’exprimer dans sa totalité : l’abnégation totale et la sainteté ne sont pas des qualités innées.

Notre système de santé actuel est paradoxalement un système de maladie : il a besoin de la maladie pour exister, sans elle il ne pourrait survivre. Les chinois de l’ancienne époque avaient résolu ce paradoxe avec élégance et bon sens : soumis eux aussi aux risques de maladie, ils payaient leur médecin traitant tant qu’ils étaient en bonne santé, et s’arrêtaient de lui verser de l’argent dès lors qu’ils tombaient malades. Ils avaient compris que le meilleur antidote à toute maladie était encore de rester en bonne santé ! Leur système de santé existait pour et grâce à la santé des habitants. Dans notre société du profit à tout prix, nous n’avons pas encore mis en place une telle solution de bon sens.

Davantage de contrôles et de répressions ne suffiront pas à résoudre les problèmes de notre système de santé actuel. Celui-ci est prisonnier d’un cercle vicieux : il a besoin de la maladie pour survivre. Le système de santé mis en place dans la Chine antique fonctionnait lui grâce à un système vertueux : plus de santé était source de plus de revenus financiers.

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