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ÉDITORIAL

Des conflits d’intérêt qui tuent
par Paul Vinel
CAP Liberté de Conscience - octobre 2010

 

 

CAP LC sectesAvant même sa sortie, le livre de Martin Hirsch a provoqué la polémique. Son nom : « Pour en finir avec les conflits d’intérêts ». Mais qu’un élu de la nation augmente ses revenus de quelque 20000 euros par mois grâce à grâce à ses conseils dans un cabinet d’avocats, ou qu’il soit possible de payer tout ou partie d’une maison de ministre grâce à des timbres de collection offerts gratuitement, ne sont en fait que des péchés véniels : ces conflits d’intérêts là n’ont conduit qu’à un enrichissement personnel, il n’y a pas eu mort d’hommes. Mais souvent c’est beaucoup plus grave : certains conflits d’intérêts mettent gravement en danger la santé publique et de ce fait peuvent déboucher sur des issues fatales. Ces conflits là, le devoir citoyen voudrait que chacun les débusque et les dénonce avec fermeté, parce que des vies humaines sont en jeu.

Notre véritable patron est celui qui nous paye, c’est bien connu. Ainsi le Canard Enchainé du 19 novembre 2008 avait-il révélé que de nombreux membres du comité d’experts de l’Afsaa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) étaient également employés par l’industrie du plastique. De même le 29 septembre 2010, M. José Bové, député européen, créa la surprise en révélant que Mme Diana Banati, présidente du Conseil d’administration de l’Aesa (Agence européenne de sécurité des aliments) était également membre du conseil d’administration de l’Ilsi (International Life Science Institute). Mme Banati avait jusque là dissimulé cette double appartenance. L’Ilsi est une association regroupant les plus grandes entreprises de l’agro-industrie tels Monsanto, Syngenta, Dupont, Nestlé et Kraft Foods. L'Aesa quant à elle joue le rôle d'expertise scientifique pour les décisions de la Commission européenne en matière de produits alimentaires, notamment les OGM (organismes génétiquement modifiés). Sur plus de 100 OGM examinés, elle n'a jamais émis un seul avis négatif. M. Bové a demandé la démission de Mme Banati : « L'Aesa n'a pas d'autonomie, elle est inféodée aux lobbys. Son mode de fonctionnement doit être revu de fond en comble. »

Et n’oublions pas M. Georges Fenech, l’actuel président de la Miviludes (Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires). A ce titre il avait déclaré que « tout ce qui est naturel, peut être suspect de dérive sectaire ». Etonnant, mais pour comprendre il suffit de savoir que M. Fenech est aussi membre fondateur de Momagri (Mouvement pour une Organisation Mondiale de l’Agriculture) dont l’objectif principal est de promouvoir, entre autres, l’agriculture à base d’OGM. En fait M. Fenech voulait dire par sa déclaration que tout ce qui est naturel a pour conséquence une perte financière importante pour les industriels des OGM et de la malbouffe. Entre la santé des français et les bénéfices financiers des grands groupes industriels, M. Fenech a choisi depuis longtemps ! Sa lutte contre les dérives sectaires n’a jamais été qu’un faux prétexte.

« Les gens bien portants sont des malades qui s'ignorent », proclame le docteur Knock dans la pièce de Jules Romains « Le Docteur Knock, ou le triomphe de la médecine ». Etabli récemment dans une bourgade saine et sereine, celui-ci transforme progressivement celle-ci en un prospère sanatorium en distillant l’idée de la maladie dans l’esprit de ses concitoyens et obtient de surcroit leur reconnaissance unanime. Le Dr Knock est ainsi le parfait archétype de notre actuel système de santé. De tous temps les professions médicales ont tiré leurs revenus des maladies des individus. C’est leur gagne-pain, mais aussi un véritable conflit d’intérêt. Les anciens chinois avaient pourtant trouvé une solution simple et pragmatique à cet apparent paradoxe : ils payaient leur médecin tant qu’ils étaient en bonne santé, et arrêtaient de leurs verser de l’argent dès lors qu’ils tombaient malades. Une incitation financière efficace ! Payer son médecin pour rester en bonne santé, une idée simple avec des répercussions sociales et économiques importantes !

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