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ÉDITORIAL

Libérer la véritable recherche médicale
par Paul Vinel
CAP Liberté de Conscience - décembre 2010

 

 

Interrogé par Radio Vatican le 15 octobre 2010 qui lui demandait « Comment définit-on les dérives sectaires ? », M. Fenech, pourfendeur de sectes, répondait : « Nous n'avons pas de définition, ni d'une secte, ni d'une dérive sectaire ». Voilà donc un premier constat : un organisme, à savoir la Miviludes, et son président M. Fenech se répandent sur tous les médias au sujet d’un supposé danger des sectes et de prétendues dérives sectaires, mais avouent finalement qu’ils n’y connaissent rien aux sujets dont ils ne cessent de parler. Quelle aberration ! Et que penser de tous ceux qui les écoutent et se réfèrent à leurs déclarations fantaisistes ? Incapables de discernement ou complices de leurs mensonges ?

Mais pourquoi M. Fenech, homme rusé, tient-il un discours contraire à toute logique ? Un élément de réponse est apporté par M. Fenech lui-même quand il déclare : « Tout ce qui est naturel peut cacher des dérives sectaires ». Voilà donc l’ennemi auquel M. Fenech a déclaré une guerre sans merci : le « naturel ». Et tous nos aïeux qui ignoraient ce que pesticides et OGM voulaient dire, étaient tous des « sectaires », qu’on se le dise ! Et quand M. Fenech déclare « il faut que les peines prononcées pour exercice illégal de la médecine soient plus dissuasives », nous comprenons que les alter-médecines, largement basées sur des méthodes naturelles, sont sa bête noire. Cette analyse a été largement confirmée par Mme Catherine Picard, présidente de l’Unadfi, suite à l’incursion musclée des forces de l’ordre dans les locaux de Terre du Ciel, un lieu pour stages de développement personnel largement connu et estimé de par le monde. Après s’être dite ravie de cette intervention, Mme Picard avait déclaré au reporter du journal La Vie qui l’interrogeait : « ce qui est très discutable, c'est la nature des propositions de stages comme la kinésiologie, le décodage biologique, ou bien la “mémoire cellulaire” ». Pourquoi une telle alliance contre nature entre Mme Picard située très à gauche sur l’échiquier politique, et souvent qualifiée de trotskyste, et M. Fenech situé lui très à droite ?

Il n’est bien sûr pas possible de répondre avec certitude à cette question. Mais constatons que nous sommes à un tournant de notre civilisation. L’industrie capitaliste a réussi à combler les besoins matériels des personnes, du moins dans les pays riches, mais a également causé des dégâts collatéraux considérables. En augmentant ses rendements elle a créé le chômage et a dévoré ressources naturelles et énergies fossiles. D’abord dévouée à satisfaire les besoins de ses clients, ses finalités ont évolué : elle a transformé ses clients en consommateurs dociles en vue de satisfaire ses appétits financiers voraces. Cette expansion continue est tout simplement suicidaire. L’industrie médicale a suivi la même évolution : les malades ne sont plus seulement des personnes à soigner et à guérir, ils sont aussi et surtout devenus des parts de marché. Régulièrement des conflits d’intérêt sont mis à jour. « Tout ce qui est naturel » est devenu un danger pour cette industrie médicale et pour cette raison les médecines alternatives doivent être combattues. Et la Miviludes participe à ce combat, elle permet de diaboliser « tout ce qui est naturel » au prétexte de supposées dérives sectaires. M. Fenech et Mme Picard sont des alliés objectifs pour défendre un système fou et mortifère !

Philippe Even est ancien doyen de la Faculté de Médecine Necker et il a réalisé une enquête approfondie sur la recherche scientifique en France, ainsi que sur les causes structurelles de sa faiblesse. Interrogé par Anne Crignon et Sophie des Déserts du nouvel Observateur, il a répondu : « notre industrie du médicament est encore un grand fabricant, mais depuis 25 ans, elle n'a rigoureusement rien inventé. » Et quant à la raison de cette nullité créative : « surtout, à cause de l'incompétence des responsables, de structures administratives aberrantes et d'une gouvernance paralysante. » Nous en concluons que mieux vaudrait redynamiser la recherche française plutôt que de diaboliser les alter-médecines concurrentes. Car la véritable médecine n’a rien à gagner à la chasse aux sorcières, bien au contraire elle se nourrit de la controverse constructive pour faire progresser ses propres connaissances. Et force est de constater que la Miviludes en diabolisant les alter-médecines tue doublement la recherche médicale en France : une première fois en traitant de charlatans les praticiens et chercheurs en alter-médecines alors que ceux-ci trouvent des solutions et que d’autres pays les reconnaissent ; et une deuxième fois en cherchant par tous les moyens à écarter les patients de ces alter-médecines au mépris du libre choix thérapeutique et de la libre concurrence. La Miviludes est une boite à rumeurs qui ne sait rien mais ne cesse de discourir. Sa disparition sera une bouffée d’oxygène pour les libertés individuelles et une fantastique libération de créativité au bénéfice de la véritable recherche médicale.

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