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ÉDITORIAL - AVRIL 2004
 


Vérités officielles et manipulations

L'actualité récente a fait remonter à la surface une affaire emblématique qui a fait couler beaucoup d'encre, et servi de justification à bien des entorses à la démocratie : les massacres liés à l'Ordre du Temple Solaire. En effet, le 22 mars 2004, le procureur de Grenoble a refusé de réouvrir l'enquête sur le massacre, ce qui était demandé par la famille de deux victimes, les Vuarnet, qui avançaient nombre de faits venant remettre en cause l'enquête officielle, bien peu curieuse.

Au nombre des éléments posant question, on trouve : jambes brisées montrant que les corps avaient été transportés sur le lieu de leur découverte, évidences d'interventions externes, destructions d'empreintes et de preuves pendant l'enquête, cassette vidéo miraculeusement épargnée dans l'incendie semblant conforter la thèse officielle, vol de pièces à conviction, mouvements de fonds et affaires d'assurances vie. La thèse officielle fut proclamée très vite par l'expert Jean-Marie Abgrall, qui se rétracte maintenant.

Or, dès 1996, surfant sur la surexploitation médiatique de ce drame, étaient prises une série de mesures discriminatoires en France, à savoir la publication d'une liste de 172 mouvements mis à l'index qui a été depuis utilisée pour justifier toutes sortes de discriminations abusives par des élus et des associations extrémistes. Paraissait également en 2001 la loi About-Picard, loi d'exception et véritable loi " sur mesure ", dirigée explicitement et exclusivement contre certains citoyens, ce qui est injustifiable dans un Etat de droit et une démocratie comme la France.

Aujourd'hui, le procureur refuse donc de réouvrir l'enquête qui pourrait établir qu'il ne s'agissait pas de suicides, mais de véritables crimes liés au grand banditisme. Déjà, Jean Marie Abgrall, nommé comme expert dans le procès d'un ancien dirigeant, nous mettait sur la piste de l'affaire d'Etat, confiant le 15 février dernier à Nice matin : " C'est une vérité qui nous dépasse, qui va jusqu'au secret d'État. Je m'exprimerai un jour. Comme le juge, on a tous des versions officielles. Il y a eu une chape de plomb. Il y a trop d'enjeux, d'intérêts en jeu ".

On ne peut accepter que de tels drames, provoqués ou non, servent de signal à un hallali sur des boucs émissaires bien commodes. Nous devons exiger la réouverture de l'enquête (1) et continuer d'exiger l'abrogation de cette liste noire, publiée dans l'émotion, ainsi que la loi d'exception About Picart, unique au monde.

(1) Précisons que Christian Cotten, également partie civile dans le procès, a par avance fait enregistrer une requête à la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour qu'elle nomme dans les meilleurs délais une commission d'enquête internationale strictement indépendante des institutions étatiques françaises.

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