Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience
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ÉDITORIAL - JUILLET 2004
 


Haro sur la discrimination

Ces derniers temps, l'Etat ne jure que par la lutte pour la tolérance et l'arrêt des discriminations.
Ainsi, le Ministre de l'Intérieur vient-il d'annoncer la création d'un " Comité des cultes contre l'intolérance ", déclarant : " il est important de prévoir des actions pédagogiques en faveur des plus jeunes. Nous voulons sensibiliser chacun à l'importance de cet esprit de tolérance. "
Un peu plus tôt, le Premier Ministre annonçait une commission de réflexion sur l'homosexualité, et les problèmes de parentalité. Parallèlement une loi sur les propos homophobes ou sexistes est en préparation. Plus tôt encore se créait une commission nationale sur les discriminations. Des condamnations continuent, y compris à l'égard d'élus pour propos racistes, allant jusqu'à la sanction d'inéligibilité.

Le 8 juillet, le Président de la République lancera un appel à la " mobilisation " des français contre la montée des intolérances ".

Or, force est de constater que, du côté des convictions spirituelles et thérapeutiques, le gouvernement lui-même, sous l'aiguillon des militants extrêmes de l'ADFI ou de certains députés, entreprend des campagnes à l'échelon national, dans un certain nombre d'administrations, pour encourager ou inciter à un comportement discriminatoire vis-à-vis de salariés, d'intervenants ou de sous-traitants de ces administrations.
La Miviludes a publié récemment une brochure que nous commenterons qui reprend mot pour mot un certain nombre des thèmes de l'ADFI (Attention aux personnes qui changent de régime alimentaire, etc.).

Les organismes professionnels comme des associations de juristes, l'Ordre des médecins, la police font de même. Des élus essaient de rassembler quelques militants laïcards pour de véritables pogroms médiatiques devant certains locaux (tristes réminiscences). D'ex-députés tels Alain Vivien ou Catherine Picard s'engagent ostensiblement dans une chasse aux sorcières qui ne s'embarrasse pas de compétence ni de compréhension. " Il ne faut surtout pas chercher à comprendre ", aimait à répéter M. Vivien.
L'ADFI proclame de même haut et fort qu'il ne faut pas discuter avec ceux qu'ils attaquent, car la discussion serait un piège (sic). Exit le débat contradictoire, vive le tribunal auto-proclamé, hors des règles du droit. Et pourtant, les lois sur le respect des convictions, à commencer par notre constitution, sont contre eux.

Il faudra quand même que l'Etat français se penche sur sa politique à l'égard des minorités de pensée - et pas seulement des homosexuels - et mette ses actions en cohérence avec ses beaux discours.

Si l'Etat français ne peut faire respecter ses propres principes républicains, alors il faudra faire intervenir la Conventions européenne des Droits humains, et en particulier son article 18, rappelé fort à propos lors de la marche du 20 mai pour la Liberté de Conscience :

Article 18- Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seul ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. "


Le président

Actualités de juillet 2004
Go Lettre d'info n° 14 pdf
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