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ÉDITORIAL
CAPLC - Février 2007

 


Nous sommes des groupes à risques

Actualité électorale oblige, notre chaîne nationale TF1 a diffusé un court clip sur ce corps de police typiquement français, à savoir les Renseignements Généraux. Il y était dit: en France les RGs ont pour mission de surveiller les groupes à risques, par exemple les « »sectes» ».

C'est donc clairement dit, nous les « »sectes» », nous sommes officiellement considérés comme des groupes dangereux. Quoi d'étonnant à cela? Nous sommes des « »sectes» », c'est à dire étranges dans nos comportements, étranges dans nos croyances et nos modes de vie, tellement étranges que nous sommes devenus des étrangers dans notre propre pays, suspectés, scrutés par toutes les polices.

Rien que tu très classique en somme !

D'ailleurs nous sommes effectivement des groupes à risques. Ainsi il suffit de considérer nos doctrines. Paix et Amour sont les valeurs les plus couramment mises en avant. Imaginez seulement que de telles valeurs prennent racine dans notre société. Que de bouleversements en perspective. Les premiers surpris seraient les journalistes. Eux habitués à parler des guerres et des petites et grandes querelles stériles, pensez à leur embarras si M. Sarkozy en venait à féliciter Mme Royal de ses méthodes novatrices, ou bien si Ségolène encensait Nicolas pour sa fermeté. Où trouver l'inspiration pour expliquer de tels événements aux lecteurs et téléspectateurs?

Un véritable choc culturel !

Et les fonctionnaires de police alors? Quel étonnement pour eux quand ils verront les revendeurs de haschich abandonner leur bout de trottoir pour rentrer dans un lieu de prière et y chanter des cantiques. Que devront-ils alors dire: « stop, police » ou bien « alleluia »? Dieu seul le sait. Et encore !

Assurément notre « peace and love » attitude est porteuse de bien des troubles à l'ordre public. Des patrons et des employés collaborant ensemble. Des individus souriants, bien dans leurs baskets tout simplement. De quoi désengorger les couloirs de la justice !C'est pourquoi il est fondamental d'amplifier encore cette chasse aux sorcières, de traquer partout et toujours toutes les dérives sectaires. Il faut absolument empêcher tous ces changements possibles vers une société plus harmonieuse et plus agréable. Trop de gens seraient obligés de se remettre en question, de modifier leurs croyances, de devenir un peu plus heureux. Comment pourraient-ils assumer des changements aussi colossaux? Et la santé donc? Parce que nous les «sectes», nous prônons une vie plus équilibrée, une alimentation plus saine, moins de pollution. De quoi réduire naturellement les maladies avec bien moins de médicaments. Une aubaine pour notre Caisse d'Assurance Maladie, mais l'horreur économique pour tout le secteur pharmaceutique.

Alors comment ne pas comprendre les RGs et tous ceux qui font la chasse aux «sectes». Il y a vraiment trop de risques de changements et la France n'est certes pas prête à les assumer. Mieux vaut conserver nos habitudes « métro-boulot-dodo » et nous reposer sur nos lauriers.Oui mais voilà. L'Histoire avec un grand H ne s'embarrasse pas de ces considérations. Elle suit son petit bonhomme de chemin. Les autres pays alentour utilisent de plus en plus les médecines alternatives et les libertés religieuses y sont mieux respectées. Alors nous les français serons-nous bientôt vus comme de vieux dynosaures vestiges d'une ère révolue? Et regardons les guerres. Dans quels pays se produisent-elles? Elles se produisent dans des pays qui un jour ont refusé de remettre en cause leurs vieilles habitudes, se sont endormis et ont laissé passer le train de l'Histoire. Et quand le réveil se produit, parce qu'un jour ou l'autre forcément ce réveil se produit, alors ce réveil-là est très douloureux.

Il y a tellement d'années à rattraper !

Oui, nous sommes des groupes à risques. Il y a tellement de risques quand il s'agit de changer !


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