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ÉDITORIAL
CAPLC - juillet 2007

 

Voeux à notre nouveau Président de la République.

Le 6 mai 2007 les Français élisaient M. Nicolas Sarkozy au poste de Président de la République. Douze ans depuis qu'une nouvelle personnalité n'avait accédé à ce poste prestigieux. L'événement est donc d'importance et nous formulons nos plus chaleureux voeux pour le succès de notre nouveau président. Mais certains succès nous importent plus que d'autres, parce qu'à nos yeux, plus que d'autres, ils contribueront à redorer le blason quelque peu terni de notre pays.

Parce que depuis de trop nombreuses années, la France n'est plus le pays des Droits de l'Homme. Parce que depuis de trop nombreuses années notre pays s'est illustré par la chasse à de supposées « sectes » et s'est attiré le désaveu de nombreux pays amis.Ainsi la France est avec la Turquie le pays européen le plus condamné par la Cour européenne de justice. Cela démontre combien notre pays est soumis à l'influence de groupes de pression liberticides, groupes agissant plus particulièrement contre les minorités de conviction. Nous formons donc le voeu que l'action de notre nouveau Président de la République permettra de diminuer le nombre de ces condamnations par la Cour européenne de justice. Tous, nous y gagnerons.

La Constitution et les lois françaises garantissent à toutes les personnes le droit à l'expression et à la mise en pratique de leurs convictions les plus intimes. Ainsi les minorités de conviction devraient-elles pouvoir louer des salles, faire la publicité pour leurs activités sans contrainte aucune. Tel n'est pas le cas cependant. Trop souvent les minorités de conviction sont condamnées au silence, même à se cacher.Quel succès pour M. Sarkozy, face au monde qui nous regarde, quand ces droits élémentaires seront à nouveau respectés !

Nous lui souhaitons tout le succès possible dans cette entreprise.

Tout individu est présumé innocent s'il n'a pas été jugé coupable : un autre droit fondamental. Or aujourd'hui tout individu, tout groupe, est automatiquement perçu comme coupable dès lors qu'il y a suspicion de secte ou de dérive sectaire. Nul besoin de preuves pour cela, et nul moyen de se justifier. La rumeur vaut condamnation.

Nous souhaitons donc que la parole soit donnée à ces groupes stigmatisés par la rumeur. Qu'ils puissent se défendre et s'expliquer. Nous souhaitons que le point de vue des minorités que l'on dénigre ou sur lesquelles on légifère soit à chaque fois et préalablement entendu, comme cela devrait être normal dans une démocratie. Nous souhaitons que les points de vue des sociologues soient également pris en compte. Enfin, nous souhaitons qu'une démarche honnête, scientifique et impartiale soit entreprise par les pouvoirs publics pour mieux analyser la réalité d'un phénomène soi-disant sectaire mais dont les preuves formelles de dérive sont très rarement apportées. En effet, très rares sont les exemples prouvés de dérives.

Quel succès pour M. Sarkozy, face au monde qui nous regarde, quand ces simples règles du savoir-vivre ensemble seront à nouveau respectées !

Le jour de son élection M. Sarkozy déclarait: « J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions. » (…) « Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies. (…) que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme . »

Les membres des minorités de conviction, parce que ces dernières prônent des croyances et des valeurs différentes, sont victimes depuis des décennies de discrimination, et ne se sentent plus ni reconnus ni respectés dans leur propre pays.

Nous souhaitons à M. Sarkozy de réaliser le voeu que lui-même a formulé le jour même de son élection.

Ce sera un très grand succès pour lui. Ce sera un immense bonheur pour tous les français.

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