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ÉDITORIAL
CAPLC - octobre 2007

 

"Ca se discute"

Le Droit à la Parole.

Ce mois de septembre 2007, un événement à la fois similaire à tous ceux qui l'ont précédé, et cependant complètement différent, s'est produit. Similaire parce qu'il s’agissait de l'émission « Ça se discute » de JL. Delarue, semblable à toutes les précédentes émissions sur les soi-disant « sectes », avec ses innocentes victimes, objets de tous les discours apitoyés, et ses « méchants » désignés au courroux populaire.

Et pourtant ce fut différent. Dans les coulisses de petits grains de sable s'étaient mis en place pour venir gripper la grosse machinerie médiatique. Certains des « méchants » désignés d'office se méfiaient. Car personne n'accepte volontairement ce rôle de « méchant ». Pour le lui faire tenir, la direction de l'émission a besoin de l'appâter par de fausses promesses, lui faire miroiter un débat équilibré et juste par exemple, où il pourrait s'exprimer librement.**

L'un des « méchants » pressentis, M. Thierry Bécourt, président de CAPLC, avait fini par accepter l'invitation après deux mois d’échanges apparemment constructifs, conscient cependant du risque. Il se verra brutalement exclu la veille de l'enregistrement de l'émission. Pressions des associations anti-sectes, a-t-il été dit. Merveilleux respect du dialogue juste et équilibré, après deux mois de préparatifs! Venu quand même comme spectateur, les quelques propos qu’il a tenus ne furent même pas retransmis… Un autre de ces pressentis, le CICNS, avait tout simplement décliné l'invitation de M. Delarue, mais avait pris soin de noter toutes les promesses et tous les artifices déployés par les responsables de l'émission. Le témoignage du CICNS est éloquent quant aux méthodes utilisées.

Un autre pressenti, M. Labrique, psychothérapeute belge (« courage fuyons » nous les français) se méfiait lui aussi, il a pourtant pris le risque d'accepter l'invitation. Mais prudent, le jour de l'enregistrement il avait glissé dans l'une de ses poches un petit enregistreur de sons pour conserver l'intégralité des débats. Eloquente aussi la retranscription de cet enregistrement. Les questions posées, les pressions sur l'invité pour le déstabiliser, les interruptions par l'animateur, également les passages censurés lors du montage, coupures qui dénaturent totalement le sens des explications de M. Labrique. Quant à Mme Anne Moreli, sociologue venant elle aussi de Belgique, elle verra à maintes reprises ses propos tournés en dérision par un animateur tout puissant…

Les miracles de la technologie au service de notre juste cause ? Il est permis de le penser. Grâce à eux, il est maintenant possible de rejouer le passé, d'éclairer les mécanismes d'une manipulation mentale qui vise à présenter comme « méchants » aux yeux du public des personnes d'une droiture irréprochable. Victimes expiatoires désignées afin de pérenniser un système de totalitarisme intellectuel, l'hégémonie de la Pensée Unique. Verrons-nous M. Delarue interdire prochainement les mini enregistreurs sonores lors de ses émissions, comme il a déjà interdit les bouteilles d'eau aux spectateurs au prétexte que quelques-unes d'entre elles, un jour, ont servi de projectiles contre lui ? Cette émission « Ça se discute » de septembre 2007, ou plutôt sa préparation et les réactions suscitées, aura démontré le fonctionnement anti-liberté des médias français, et de la télévision en particulier, machine à intoxiquer l'opinion publique au service du lobby anti-sectes.

Et ce fonctionnement est aux antipodes des principes éthiques fondamentaux de notre démocratie. Il bafoue dans son essence le droit à la présomption d'innocence et le droit à la défense pour les personnes accusées de dérives sectaires. En fait il consiste à spolier de leur droit à la parole, de leur droit à s'exprimer, toutes les minorités de conviction, toutes les personnes créatrices de nouvelles valeurs.

Ainsi en est-il du système médiatique contrôlé par le lobby anti-sectes.

Mais qu'en est-il de la MIVILUDES qui représente l'Etat ?

Chaque année dans son rapport annuel, elle stigmatise groupes et personnes, portant atteinte à leur honneur et à leur réputation. Mais se soucie-t-elle de recueillir leur avis et de leur accorder un droit de réponse pour leur permettre de s'expliquer ? Pas que nous sachions.

Où est le droit à la présomption d'innocence, où est le droit à se défendre pour toutes les minorités de conviction bafouées dans leur dignité ?

Où est tout simplement leur droit à la parole ?

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