Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience
Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience
line
CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction
 
actualites
enquetes
revue de presse
vos droits
Aidez-nous
futur
publications
Point de vue
liens / links
telechargements
contacts
english version
CAP LC 2012
www.coordiap.com

Ecrivez-nous : 37, rue St Léonard 44000 Nantes

contact@coordiap.com
 
 
shim  
 

ENQUÊTES

 

 

La Liste Noire
Un rapport sous influence

Pour en finir avec le Rapport Parlementaire


Ce petit livret, concis et bien documenté, retrace la véritable origine du rapport parlementaire sur les 'sectes ' qui a causé tant de dégâts. Le texte ci-dessous n'en est qu'un résumé.

Introduction

Créée en 1995, la commission parlementaire sur les sectes dressa une liste de 172 mouvements philosophiques, spirituels et religieux qu'elle catalogua comme " sectes ", donnant un sens péjoratif à ce terme.

Loin d'accomplir un travail minutieux et exhaustif, la commission s'est très largement inspirée de documents des Renseignements Généraux et de l'IHESI (Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure) rattaché au Ministère de l'Intérieur. Cette commission n'a pas jugé utile de consulter des experts en sociologie des religions.
En conséquence, ses conclusions dénotent une ignorance fondamentale du sujet. Par exemple, alors qu'aucun groupe satanique ou islamiste radical n'est visé, le rapport s'étend longuement sur des groupes chrétiens, hindouistes ou bouddhistes. Bien qu'il n'ait aucune valeur juridique, le rapport a finalement servi de justification à des élus ou des journalistes pour stigmatiser tel ou tel groupe, tel ou tel membre, et prendre des mesures discriminatoires à leur encontre, constituant ainsi de graves injustices.

Les origines du rapport - la stratégie secrète

Dès 1992, l'ADFI avait révélé ses plans lors d'une conférence à caractère juridique. Le colonel Morin y avait exposé ses thèses sur le viol psychique ainsi qu'une stratégie qui fut effectivement appliquée par la suite. Il fallait selon lui combattre les mouvements religieux minoritaires avec les techniques des services secrets. Des fonctionnaires diffuseraient des rapports alarmistes dans les médias afin de créer un climat de peur. Le colonel Morin fut très vite nommé en 1993 à l'IHESI.

Un groupe d'étude sur les " sectes " fut mis en place, composé de membres de la police et des Renseignements Généraux, avec à sa tête Jean Albouy, assistant du député Jacques Guyard, l'initiateur et le rapporteur de la fameuse commission parlementaire. Un psychiatre, Jean Marie Abgrall, fut également consulté dès le début pour apporter une caution " scientifique " au mouvement.
Cependant, les thèses des deux " spécialistes ", MM. Abgrall et Morin, ont été clairement invalidées par les membres de la communauté scientifique, notamment en ce qui concerne la théorie du lavage de cerveau, après des études menées sur d'anciens prisonniers de guerre ou des études cliniques et quantitatives menées aux Etats-Unis sur les membres de nouveaux mouvements religieux.

La caution truquée de l'Assemblée

La stratégie du colonel Morin se devait d'être avalisée par l'Assemblée Nationale pour obtenir une crédibilité. La création d'une commission fut votée à la hâte, alors que la plupart des députés étaient dans leur circonscription. Les membres de cette commission ne firent pas mystère de leurs positions extrémistes, comme Alain Gest et Jean-Pierre Bard. Le dernier réclamait de créer purement et simplement un " délit de secte " !

Dans la partie juridique du rapport rédigé par Jacques Guyard, une faute d'orthographe révélatrice trahissait la véritable source de toute cette manœuvre : le rapporteur cite en référence une loi italienne, le " piaggio1 " (sic), une loi fasciste de Mussolini abolie depuis, que l'ADFI avait vantée dans sa revue en 1992.
Autre fait qui démontre à lui tout seul que la liste noire de 172 mouvements produite par cette commission n'avait pas sa place dans une démocratie laïque : le seul régime à avoir publié une telle liste de groupes spirituels est le IIIè Reich. Figuraient notamment déjà sur cette liste les Témoins de Jéhovah, les Pentecôtistes, la théosophie.

Une stratégie implacable :

Respectant avec application les étapes de cette escalade planifiée en 1992, le gouvernement a ensuite suivi les unes après les autres les recommandations du rapport qui contenaient les germes de la MILS et de la loi About-Picard.

1. Les membres de la MILS (Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes), créée en 1998, sont les mêmes que ceux qui avaient secrètement projeté la création de la commission parlementaire.

2. La loi About-Picard, qui prévoit la dissolution des mouvements spirituels s'inspire de la loi de 1936 contre les ligues factieuses, rédigées par un certain Pierre Laval, de sinistre mémoire.

3. Durant le débat sur la loi, le député Philippe Vuilque précisa quelles seraient les prochaines cibles : certaines ONG, les réseaux de psychothérapeutes, certains groupes de guérison.

4. L'année 2001-2002 a vu une véritable intoxication de tout l'appareil de l'Education Nationale, du haut jusqu'en bas, par le biais de conférences, formations des maîtres, brochures, mises à l'index et discriminations au sein des établissements.

La fameuse loi About-Picard fut l'aboutissement le plus dangereux pour les libertés fondamentales, transformant des critères objectifs de délit en critères subjectifs. Votée au milieu d'une campagne médiatique orchestrée sur le drame de l'Ordre du Temple Solaire (conformément à la stratégie initiale), avec seulement 3,5% des députés présents, elle souleva un tollé de toutes parts en France, y compris de la part des religions traditionnelles.
" Hargne inculte ", " Les citoyens sont considérés comme des incapables majeurs ", etc. furent les commentaires qu'on pouvait lire dans les principaux journaux.

Les bras armés de cette stratégie

A la tête de ce combat contre les groupes spirituels et religieux figuraient des groupes de pression comme l'ADFI, le CCMM ou la FECRIS qui sont largement subventionnés par l'Etat, à 95% en fait.
On vit alors le spectacle incroyable de l'Etat finançant des groupes occupés à faire du lobby pour faire voter une loi liberticide ! Pire, le CCMM reproduisit complaisamment deux pages de propagande du gouvernement chinois justifiant la répression cruelle du Falun Gong, peu de temps après le voyage du président de la MILS et du président du CCMM en Chine.

Les récents scandales concernant l'utilisation des fonds de la MILS pour d'innombrables voyages soulignent l'absurdité du combat de la MILS.
La France, seul pays en Europe ayant adopté une loi spécifique contre les minorités religieuses s'est attiré les foudres de nombreux organismes européens et internationaux de défense des droits de l'homme, d'autant plus que plusieurs dictatures dans le monde s'appuient maintenant ostensiblement sur l'exemple de la loi française pour continuer leurs persécutions locales.

Cette brochure bien illustrée démontre donc, preuves à l'appui, que loin de refléter une quelconque
" opinion publique ", les campagnes menées depuis quelques années obéissaient à un plan mûrement réfléchi élaboré par une petite clique d'individus.
Un véritable outil pédagogique à mettre entre toutes les mains concernées.

1 Le vrai nom est " Plagio ".

 

 

Enquêtes