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ENQUÊTES

 

Les Inquisiteurs Contre Les Médecines non-conventionnelles
Par Thierry Bécourt - Juillet 2003

Après près d'un an d'existence nous commençons à mieux percevoir les objectifs de la remplaçante de la MILS, je veux parler de la Miviludes, " l'Amie Vilude " comme l'un d'entre nous se plaît à l'appeler. Mais cette dernière est-elle vraiment l'amie attendue par les défenseurs de la Liberté de Conscience ?

La composition de son Conseil d'orientation, qui reprend la plupart des responsables des discriminations - voir notre site - et sa volonté de se spécialiser et d'étendre son action aux médecines non-conventionnelles et au développement personnel, nous permettent d'en douter fortement, malgré un souhait affiché de ne s'en tenir qu'aux dérives sectaires et non plus aux sectes et une réelle volonté d'ouverture que nous avons pu constater.

La Miviludes ne semble pas non plus vouloir se départir des groupements qui militent contre les libertés de pensées comme les ADFI et autres CCMM... Sans doute ignore-t-elle que depuis 1996 déjà, l'ADFI et le CCMM lançaient leur première lutte contre les médecines non-conventionnelles.

Dans le " Bulles " n°54 du second trimestre 1997, l'ADFI écrivait : " Il se développe et s'accroissent rapidement des officines de développement personnel, de psychothérapie et de médecines parallèles. Ceci cause de graves inquiétudes pour le respect des personnes, leur libre arbitre et leur dignité (sic)".

Et plus loin :
" La poursuite de la prolifération des petits groupes de prétentions thérapeutiques diverses, présente des risques majeurs de dérive sectaires. "
Dans le n°55 du même bulletin nous lisons :
" Les sectes s'articulent autour des médecines non-conventionnelles. Il faut un numéro spécial d'appel spécial gratuit pour les victimes des pratiques illégales de la médecine et une association de médecins s'occupant du problème des sectes sous l'angle médical afin de mettre fin aux écoles de Naturopathie qui fabriquent des gourous " rien que ça.
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L'Ordre des Médecins représenté par M. Grunwald au sein de la Miviludes, ne peut que tirer profit de ce courant de militants d'une Pensée Unique qu'il représente lui-même sur le plan médical. Courant dont la spécialité est de soutenir les multinationales de la santé et d'entretenir ainsi leur rentabilité en discréditant toute médecine dite douce ou non-conventionnelle car " non éprouvée par leur propre système ".
Ces médecines, par leur réelle capacité de guérison, ont le désagréable pouvoir à leurs yeux de casser le cercle vicieux qui consiste à rendre les citoyens immuno-déficients pour les garder immuno-dépendants et ainsi rentables pour le système médical.
Quand il s'aperçut que ses membres flirtaient avec les nouvelles thérapies, l'Ordre des Médecins frappa du point sur la table et se mit à dénoncer toute méthode curative naturelle ayant pour objet de soulager des gens en dehors des circuits ordinaires comme 'pratique illégale de la médecine'.

L'ADFI s'est donc faite le porte-parole de certaines conceptions partiales de l'Ordre, lui ouvrant ses colonnes :
Le numéro 60 de fin 1998 de " Bulles " intitulé " la médecine et les sectes " met déjà l'accent sur ce qu'il appelle les " patamédecines ", qualificatif propre au grand chasseur de sectes devant l'éternel qu'est Mr. Abgrall tout en mettant en garde contre la soi-disant vulnérabilité des patients.

La technique choisie pour discréditer sans procès les médecines non conventionnelles prend la forme d'une dérision de la part des représentants du Conseil de l'Ordre. C'est ainsi que dans ce numéro, le Dr. D. Dehaudt, vice-président de l'Ordre de Vendée, à l'origine d'une 'commission sur l'exercice illégal de la médecine et les sectes', nous affirme les faits suivants :
" Les sectes se présentent comme un recours avec leur cortège de charlatans parmi lesquels hélas, les médecins en mauvaise passe. "...
" Il faut distinguer plusieurs catégories, les médecins simplement 'touchés' et qui commencent à glisser, puis la catégorie des coupables qui se sont mis à exercer systématiquement en rapport avec une structure et selon une doctrine de secte, le cas extrême étant le médecin gourou. "
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Pour l'Ordre, hormis le fait que l'on ne sait toujours pas ce qu'est une secte, il est clair que tout médecin qui s'exerce à une méthode non reconnue par lui est en mauvaise passe. Jusqu'à devenir 'coupable' !... De quoi ? Pourquoi ? Et qui jugera le 'prévenu', l'Ordre ou la justice ?

Mais ce représentant de l'Ordre insiste plus loin : " On estime (sic) que ces 'coupables' représentent 2% des 86000 médecins français en exercice. ... On parvient au chiffre de 3000 ".

Ne pouvant définir une secte, l'Ordre ne peut à l'évidence qu'estimer le nombre de coupables de pensées déviantes.

Quant aux psychothérapeutes, le Dr. Dehauldt nous lance un cinglant : " méfiance systématique " !

Pour appeler in fine " ceux qui s'estiment (sic) victimes à déposer des plaintes bien étayées en même temps devant le président de l'Ordre et le Procureur de la République. "

Ce même numéro présente plus loin des cas dits 'authentiques et exemplaires' de médecins 'coupables' : L'ADFI précise :
" La famille du Dr. N. s'inquiète de l'évolution de ce dernier ou plutôt de son involution (sic). Il est ailleurs et s'engage de plus en plus dans ses pratiques. Son entourage qui a cherché à l'aider est très pessimiste sur ses chances d'un retour à la normale " !

Le mot est lancé : Normalité.

" Toujours est-il qu'il entraîne dans son naufrage mental ceux qui au départ se sont sentis rassurés par son statut... "

Il fallait s'attendre à ce que la répression contre les spiritualités de marge s'étende à toute forme de dissidence remettant en question les fondements du matérialisme et du laïcisme à l'opposé de la laïcité.

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