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ENQUÊTES

 

 

Vers une résurgence des Comités de surveillance ?

Les comités de surveillance furent établis vers 1793 pour aider le pouvoir central d'alors (Comité de Salut public) à instaurer la terreur localement. Agissant essentiellement à la suite de dénonciations, ils enquêtaient sur les suspects pour pouvoir les faire arrêter et juger.

Or, en application d'une décision d'un Conseil de Paris de juin 2004, des Comités d'Initiative et de Consultation d'Arrondissement doivent se former, qui auront pour sujet unique la lutte contre les " mouvements à caractère sectaire ".

Le premier de ces Comités s'est réuni dans le XIXè arrondissement, sur le thème de " la réalité dramatique des dérives sectaires ", et son compte-rendu est plein d'enseignements.

La réunion commence par des " témoignages de citoyens "

Aux dires de " citoyens ", il semble que le problème majeur du " bas Belleville " soit l'implantation récente d'un groupe mentionné dans le rapport parlementaire de 1996. Les habitants " ont essayé de réagir ", en observant le groupe : son " verbiage ", et ses actions comme des soirées vidéo sur la non-violence, des campagnes de santé et d'éducation en Afrique et des repas de quartier. Ils ont arraché les affiches, puis posé des bandeaux " Secte danger " sur les affiches. Des " habitants ", " démunis contre de tels mouvements " , sont entrés dans le local afin de mieux connaître le mouvement, et trouver de quoi l'attaquer sur la propreté et les issues de secours (sic !).

Une présentation de l'ADFI

La représentante de l'ADFI essaie ensuite de recadrer tout cela, évoquant les problèmes légaux posés par l'action de son association : ne jamais employer le mot " secte " pour ne pas se voir attaquer en diffamation (quel aveu !), ne s'occuper que des troubles à l'ordre public - exemple l'affichage sauvage -, et précise qu'il s'agit d'un sujet extrêmement difficile et que la Loi About-Picard est difficilement applicable.

Un des problèmes de taille est que " les personnes qui adhèrent à ces mouvements sont généralement majeurs et entrent en toute connaissance de cause ". La plupart des personnes qui voudraient déposer une plainte ne disposent pas d'un dossier suffisant.

L'association " Attention Enfants "

Une représentante de cette association Parisienne apparemment très liée aux partis politiques de gauche, indique qu'elle fait de " l'information " auprès des parents et des établissement scolaires, répond au téléphone et fait des actions de terrain (les fameuses manifestations devant les locaux de certains mouvements, écharpes de maires en bandoulières). Suit un résumé d'une littérature que l'on trouve dans quelques publications " anti-sectes " et les rapports de la Mils, avec un portrait robot du gourpe type et une insistance sur le cliché que les enfants seraient une cible privilégiée.

Le CCMM (Centre de documentation, d'éducation et d'action Contre les Manipulations Mentales)

On n'oublie personne dans cette réunion de Comité, et suit un représentant de ce mouvement dont le fondateur, Roger Ikor, membre de la Libre Pensée comme nombre de ces professionnels de l'intolérance, a défrayé la chronique par ses propos extrémistes et inquiétants. Ce mouvement se relève à peine d'une banqueroute survenue alors que Alain Vivien en était l'administrateur.Haut de page

Ce soir-là, son représentant, citant Henri PENA-RUIZ (l'un des promoteur d'une laïcité de combat) rappelle que son mouvement participe " à la protection de la liberté de l'homme ". Le conseil d'administration de son mouvement comprend des psychiatres, des magistrats et un ancien directeur des Renseignements Généraux. Il était bon de rappeler tout cela effectivement.

Il rappelle que c'est Lionel Jospin qui a véritablement donné l'impulsion aux actions interministérielles, alors qu'il n'était que Ministre de l'Education Nationale ( !), et mentionne tout le travail qui a été accompli dans le domaine de l'Education par des conférences dans les centres de loisirs et de vacances (sic), etc. au nom de la laïcité !

Il met en garde contre toute erreur qui serait alors reprise par les mouvements " victimes ", constatant qu'aujourd'hui les rôles sont inversés et que ce sont des mouvements comme le CCMM qui sont sur la sellette.

Le Réseau Municipal de Vigilance contre les dérives sectaires

La MIVILUDES a fait apparemment des petits car M. GROSNON, Directeur de cabinet de Mme Hidalgo, annonce l'existence de ce réseau municipal et affirme que le maire de Paris M. Delanoë lui-même, dès son investiture, a souhaité que Paris " se mobilise ", précisant que " le travail de la Ville de Paris s'inscrit dans les strictes compétences municipales ".

Ainsi, il confirme que Mme Hidalgo a demandé à l'APUR (Agence parisienne d'Urbanisme) une cartographie des mouvements sectaires et qu'un réseau municipal de vigilance chargé de faire remonter les informations, chaque agent étant tenu de dénoncer les faits délictueux (ils ont été " formés " pour comprendre les ressorts sectaires).

Comment agit ce réseau ?

" Toutes les directions sont mobilisables ", par exemple l'urbanisme qui empêche les mouvements d'acquérir des locaux en préemptant les locaux (1), la voirie qui surveille les demandes d'occupation des trottoirs, la distribution de tracts, ou les services qui peuvent refuser d'accéder à une demande d'adoption en fonction des affiliations de sdemandeurs. Toutes ces actions s'appuieraient sur le réseau associatif que la Ville subventionne par ailleurs.

Ce réseau municipal de vigilance se heurterait à l'attitude de la préfecture de Police qui leur oppose qu'elle ne peut refuser certaines autorisation en vertu de la loi.

Par contre, les citoyens sont appelés à signaler toute implantation suspecte.Haut de page

Le représentant du maire déplore que l'Etat ait baissé la garde après le départ du gouvernement Jospin, mais reconnaît que le gouvernement français est dénoncé devant la commission internationale des droits de l'Homme car il poursuit des mouvements qui sont considérés comme des cultes dans d'autres démocraties.

Dans le débat qui suit, l'ADFI se félicite de l'existence et de la diffusion de la fameuse carte parisienne des implantations. Une autre personne cite le cas d'une adepte victime d'un groupe Juif Loubavitch. Le représentant du CCMM se propose de faire une médiation car il connaît des gens de cette mouvance (2). Il ajoute que le CCMM prépare une " valise pédagogique " qui sera distribuée dans tous les collèges et les lycées de Paris et sa région.

On rappelle que tous ces mouvements contre lesquels on lutte et dont on fait une cartographie sont officiellement des " structures totalitaires " (MIVILUDES dixit).

Puis on annonce que la FCPE (fédération de parents d'élèves de gauche) organise un colloque sur le thème " quels dangers pour les familles et la société " avec la participation d'Anne Fournier (MIVILUDES) et Catherine Picard (ADFI - PS).

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(1) Ce type d'agissements de la part d'une mairie a déjà été condamné en justice, notamment par Ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans du 27/06/2002.

(2) Admirons ici la belle incohérence avec laquelle on propose une médiation lorsqu'il s'agit d'un mouvement respectable qui a ses entrées politiques, et la répression / diffamation lorsqu'un mouvement n'a pas ses entrées au palais, ce qui confirme que ces campagnes sont avant tout politiques et partisanes.

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