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La dérive de la lutte
contre les minorités de conviction

Lettre ouverte au président de la Licra
par CAPLC

 

 

Paris, le 23 juin 2011

A l’attention de M. Jakubowicz,président,

Objet : présence de M. Fenech, président de la Miviludes, aux Universités d’été.

Monsieur le Président,

Du 1er au 3 juillet 2011 se tiendront au Havre les Universités d’été de la Licra, organisation dont vous êtes le président. Parmi les intervenants invités, se trouvera M. Georges Fenech, président de la Miviludes, Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les dérives sectaires.

Mais qu’est donc au juste une dérive sectaire ? Le 15 octobre 2010, interrogé par Radio Vatican et le 15 juin dernier lors de l’émission de M. Ménard sur I Télé, M. Fenech confessait : « nous n’avons pas de définition, ni d’une secte, ni d’une dérive sectaire ».

Cette non-définition met la Miviludes dans une situation d’arbitraire, et en France l’arbitraire est interdit vu que le principe du non-arbitraire est inscrit dans notre Constitution. La déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 fait partie intégrante de la Constitution du 4 octobre 1958. L'article 7 de cette Déclaration dispose que « ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis... ». Ainsi un organisme officiel, la Miviludes, sous l’autorité directe du Premier ministre, ne respecte pas l’un des fondamentaux de notre Constitution parce que l’objet de sa mission n’a jamais reçu de définition.

L’accusation de « dérives sectaires » n’a aucun fondement légal, et pourtant elle est source d’exclusion sociale ! En invitant le président de la Miviludes, vous cautionnez un organisme sectophobe. Et la sectophobie, comme l’antisémitisme, est un racisme contre le religieux et le spirituel par la fabrication de boucs émissaires.

L’arbitraire est source de discriminations qui entraînent de nombreuses souffrances. Le président de la Licra que vous êtes, est le dépositaire de nombre de ces souffrances. Ne pensez-vous pas comme nous que le mode de fonctionnement de la Miviludes devrait de ce fait être corrigé pour amener plus de justice démocratique dans notre pays ? C’est notre souhait et nous voulions vous le faire partager.

Vous trouverez joints les dossiers du conseil juridique de CAP Liberté de Conscience.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos salutations très respectueuses.

Thierry Bécourt
président

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