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Communiqué de presse du 27 octobre 2006

 



Une commission d’enquête parlementaire de trop !


La Commission d’enquête parlementaire sur les enfants au sein des minorités de conviction vient d’auditionner son dernier témoin le 25 octobre 2006. Après les déclarations fracassantes de plusieurs représentants ministériels confirmant la vacuité du phénomène visé par la commission, on peut considérer que la représentation nationale a gaspillé à la fois son temps et l’argent du contribuable.

Espérant redynamiser la lutte contre les minorités de convictions, quelques députés avaient pensé bon d’utiliser l’Assemblée Nationale comme une tribune pour redonner vie au « mythe des sectes » qui s’essoufle depuis ces dernières années.

La cause était entendue et cette commission ne devait être qu’une formalité : aucun sociologue, aucun universitaire, aucun représentant religieux, aucun représentant des groupes visés par la commission, aucun représentant d’associations de Droits de l’Homme, ne fut entendu par la commission.

Tout cela était sans compter sur la ténacité des faits.
Des représentants ministériels parlant sous serment ont pourtant relaté cette réalité.

Déclarations de M. Dupuis, Inspecteur Général de l’Education nationale :
« Pour l’année scolaire écoulée les inspecteurs d’académie ou les recteurs ont procédé à 19 000 signalements auprès des Procureurs de la République, concernant des enfants que l’on estimait être en danger pour diverses raisons, physiques, morales, etc. ... Et lorsque nous avons demandé aux inspecteurs d’académie quels étaient, parmi ces enfants en danger, ceux qui l’étaient à cause de mouvements sectaires, ils nous ont répondu qu’il y en avait 8 » ! 8 sur 19 000 soit 0,0421 % des cas !!!!.

ou encore :

« J’ai l’habitude de dire pour l’Education Nationale que les enfants des Témoins de Jéhovah sont des … des élèves parfaits … ils sont parfaitement disciplinés, ils travaillent … c’est pas d’eux qu’on va avoir des problèmes »
Déclarations de Monsieur Polivka, Inspecteur Général de l’Education nationale,“Vous posez une question précise sur les Témoins de Jéhovah … je confirme ce que dit mon collègue … jamais nous n’avons eu de signalement d’enseignants, de parents d’élèves, d’élus nous alertant sur le comportement des enfants Témoins de Jéhovah”
Déclarations de Madame Le Bihan, Directrice adjointe du service des français à l’étranger, Ministère des affaires étrangères « J’ai recherché tout ce qui pouvait concerner ce qui vous intéresse aujourd’hui [les sectes]. J’ai trouvé présence ou trace d’un lien avec un comportement sectaire [dans] 2 cas. Dans le cadre de madame Gettliff, c’est elle qui les [les enfants] a enlevés finalement [à son mari membre d’une minorité religieuse] » Soit 1 cas pour 198 pays constituant la communauté internationale !!!

Déclarations de Monsieur Didier Leschi, Chef du Bureau central des cultes au Ministère de l’Intérieur :
En l’état actuel de la jurisprudence, ils [les Témoins de Jéhovah] ont le droit de bénéficier du statut d’association cultuelle” puis :
« Il faut y ajouter la Convention européenne des droits de l'homme qui indique que l'Etat respectera le droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses ou philosophiques. Le cas échéant, le non respect de ces obligations pourrait constituer une atteinte aux personnes, susceptible de sanctions et un trouble à l'ordre public si ce non respect est systématisé dans un cadre associatif. »
Cependant, après ce fiasco, Martine David, l’une des principales activistes de la Commission,  déclarait que « les dérives sectaires INCONTESTABLEMENT existent » mais qu’il y a une certaine « difficulté à les prouver (sic)».
Pendant ce temps les banlieues brûlent, la violence envahit les écoles, le trafic de drogue prospère, la pornographie atteint les jeunes enfants, les adolescents se suicident….

La brochure Les anomalies d’une Commission d’enquête parlementaire est disponible en format pdf sur notre site internet.

Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience

Thierry Bécourt, porte-parole de CAPLC, tél. 06 84 52 76 29.

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