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Les médecines non-conventionnelles en Europe
(Biocontact, N°122 février 2003)
 

 

Maître Isabelle Robard, une pionnière militante

La France est bonne lanterne rouge dans la prise en compte d'une médecine pluraliste incluant ce qu'Isabelle Robard appelle les " médecines non-conventionnelles ". Ce terme a finalement été retenu par les institutions sanitaires internationales car plus neutre que les " médecines douces ", " alternatives ", " parallèles ", " holistiques ", " complémentaires ", etc. Son livre " La santé hors-la-loi, les hors-la-loi de la santé " publié en 1991 a servi de référence lorsque le Parlement Européen a voté une résolution historique en 1997 sur ce sujet, proclamant entre autres la liberté d'établissement au sein de l'Union Européenne. On peut noter qu'ont été alors retenues la médecine anthroposophique, la médecine traditionnelle chinoise, le shiatsu, la naturopathie, l'ostéopathie et la phytothérapie. On constate que les lois en Allemagne, au Royaume-Uni, mais aussi en Espagne et au Portugal par exemple sont beaucoup plus en phase avec la nouvelle culture de santé de nos contemporains.

Deux types de problèmes doivent être résolus :

1/ Permettre à un médecin, en son âme et conscience, de prescrire le traitement qui lui parait le meilleur sans encourir les foudres de l'Ordre des médecins, et trouver un statut légal pour tous les praticiens de la santé non-médecins. Réciproquement, faire respecter le droit des individus d'accepter ou non un traitement, et de choisir le traitement de leur choix.
2/ Résoudre le statut des compléments alimentaires, souvent utilisés par les praticiens non conventionnels, qui font l'objet de poursuites (voir plus bas). En France, hors l'homéopathie et l'acupuncture, rejointes récemment par l'ostéopathie et la chiropraxie, le reste des disciplines est pratiquée dans une véritable insécurité, sinon dans l'hypocrisie ou la clandestinité.

La loi française de 2002 dite " du droit des malades " ouvre cependant pour la première fois une brèche dans le monopole médical de l'Ordre des médecins. Précision utile : depuis 1992, il n'est pas interdit d'importer des compléments alimentaires en France, même s'ils ne sont pas autorisés sur le territoire français.
N.d.E. : d'où l'action récente du Codex Alimentarius, émanation de l'OMS, pour faire classer ces compléments comme " médicaments " et pouvoir ainsi les interdire totalement.

Un précurseur au Parlement Européen

Député vert pour la Belgique depuis 1989, Paul Lannoye est l'initiateur courageux de l'étude lancée en 1993, qui a abouti en 1997 à l'adoption d'une résolution européenne qui, quoique incomplète, a débloqué la situation dans nombre de pays. En effet, les initiatives des pays les plus progressistes furent promues et tendirent alors à être suivies. P. Lannoye affirme que le dogmatisme rationaliste en matière de médecine a des effets dommageables sur la santé d'un grand nombre, et génère beaucoup de souffrances inutiles.

Le combat de la MILCT

La MILCT, mouvement pour le libre choix thérapeutique, œuvre pour faire avancer le droit des malades depuis 1960, ainsi que le droit des praticiens et la liberté des consommateurs ou patients.

Elle dénonce la recherche conventionnelle qui, en fixant le coût des Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) à un très haut niveau, élimine les chercheurs indépendants de la course. De plus, en recourant bien souvent à des essais cliniques faussés, elle est directement responsable de nombreuses maladies iatrogènes. Une des conséquence directe est que patients et thérapeutes sont souvent contraints à l'exil pour obtenir un traitement qui donne réellement des résultats.

Haro sur les compléments alimentaires

Alors que de toutes parts, les spécialistes affirment que les compléments alimentaires, parmi lesquels les vitamines, sont indispensables, l'Etat français s'acharne à poursuivre et emprisonner quiconque veut prescrire ou commercialiser des compléments alimentaires. Une véritable désinformation généralisée a été lancée par les autorités sanitaires françaises, contenant une série de raisonnements et de contrevérités qui, reflétant un obscurantisme dépassé, provoquent l'hilarité des spécialistes internationaux.

La loi " About-Picard " de 2001

Celle-ci indique un faisceau d'indices de " dérives sectaires " qui pointe en plein sur les médecines non-conventionnelles :

- l'exercice illégal de la médecine
- l'exercice illégal de la pharmacie
- l'instruction scolaire non conforme
- l'éventuel détournement des circuits économiques traditionnels.

Ainsi, sous le chapitre 'sectes', le législateur avait manifestement en vue la répression des médecines non approuvées par l'Etat français, avec une grande malhonnêteté intellectuelle.

Les associations de défense des libertés thérapeutiques, regroupées en une " Coordination libre choix de sa santé ", animée notamment par Me Isabelle Robard, continuent de parcourir les deux Assemblées nationales françaises pour faire évoluer les mentalités des politiques.

Ailleurs en Europe :
- En Italie, bien qu'il y ait encore de vives controverses, les lois sont en train d'évoluer pour reconnaître notamment la naturopathie.
- En Allemagne, les praticiens homéopathes non-médecins exercent depuis deux siècles, en parallèles avec des médecins spécialisés.
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En Belgique, le naturopathe se préoccupe essentiellement de prévention et ne traite pas les maladies. Il est un éducateur de santé préconisant une hygiène de vie individualisée.
- En Grande-Bretagne, on trouve par exemple 600 médecins homéopathes et 2500 homéopathes non-médecins.
- DOM : encore une séquelle du colonialisme, les plantes traditionnelles locales sont interdites de vente, car ne faisant pas partie de la pharmacie française, alors que la France importe des plantes d'Indonésie et de Madagascar ! Cependant, elles répondent à de nombreuses affections locales non prévues par la pharmacie française.

12 février 2003

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