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Conflits d’intérêts et transparence dans le système de santé :
progrès outre-atlantique

Source : www.ouvertures.net

 

 

Dans son article « Santé et transparence : Obama montre l’exemple à la France », paru sur le site www.ouvertures.net, Julien Massenet note que la loi récente de Barack Obama sur la santé inclut des dispositions bien loin des pratiques et des textes français. Ainsi, à partir de 2013, toute somme ou cadeau de plus de 10 dollars reçu par des médecins ou institutions médicales de la part des labos (y compris la formation) devront être déclarés sur un site Internet consultable par tous. D’autres pratiques sont visées qui concernent la prescription de médicaments et les soins.

Ceci résulte du constat que les lobbies pharmaceutiques américains ont dépensé 1,2 milliards de dollars pour leurs activités de lobbying auprès du Congrès et des agences publiques en 4 ans, excusez du peu.

Cette avancée législative américaine fait suite (entre autres) à une pétition publique : « Shine a Light on Drug Industry Influence » (Faisons la lumière sur l’influence de l’industrie pharmaceutique). Ce genre de projets est soutenu par une « coalition nationale pour une prescription rationnelle » qui réunit plusieurs associations médicales et de consommateurs.

Selon Elena Pasca, animatrice du blog Pharmacritique en France et membre de la Fondation des sciences citoyennes, les 3 milliards d’euros officiels (probablement sous évalués) dépensés par les labos français en publicité le sont dans une certaine opacité. Comme elle le rappelle, en France, les laboratoires dépensent 25 000 € par an et par médecin pour vanter leurs produits praticiens (Igas) ; 98% de la formation médicale continue est financée par l’industrie (rapport Sénat 2005) ; 95% des médecins libéraux reçoivent toujours les visiteurs médicaux ; la presse médicale est fortement financée par la publicité des industries pharmaceutiques. Toutes les positions stratégiques seraient occupées par des personnes liées à ces intérêts, des médias aux associations de patients en passant par les agences de régulation. Les fameuses AMM [autorisations de mise sur le marché] ne feraient pas l’objet, selon elle, d’évaluation sérieuse.

Selon la Fondation des sciences citoyennes, il y a véritablement un vide juridique concernant certaines dérives, et donc aucune dissuasion réelle. Par exemple, il n’existe aucune obligation pour les labos d’enregistrement des essais cliniques et de publication systématique de leurs résultats. (Ce qui les autorise pleinement à ne publier que des études favorables).

Dans la même lignée, Martin Hirsch, ancien président d’Emmaüs et ex-commissaire du gouvernement revient avec un essai, Pour en finir avec les conflits d’intérêts (Stock), où il détaille une maladie bien implantée en France.

D’autre part, l’affaire Woerth de cet été a suscité une réaction du gouvernement sous la forme d’une « commission de réflexion pour la prévention des conflits d´intérêts dans la vie publique », à laquelle l’association Anticor préfère un conseil de surveillance citoyenne créé par des citoyens et des élus honnêtes.

Article complet : www.ouvertures.net/portail/l_id.asp?doc_id=376

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