Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience
Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience
line
CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction
 
actualites
enquetes
revue de presse
vos droits
Aidez-nous
futur
publications
Point de vue
liens / links
telechargements
contacts
english version
CAP LC 2012
www.coordiap.com

Ecrivez-nous : 37, rue St Léonard 44000 Nantes

contact@coordiap.com
 
 
shim  
 


Pourquoi veut-on faire peur avec cette histoire de fin du monde ?
source : l'Indépendant février 2011

 

 

« Sachons en rire ! » lance Thierry Bécourt, le président de l'association La Bannière de la Paix (elle est reconnue par l'ONU, l'Unesco et la Croix-Rouge pour son action en faveur de l'éducation). Il dirige également la coordination pour la liberté de conscience.

Rire de quoi ? De l'affaire « Bugarach », ce joli petit village des Corbières qui, selon des théories occultes, sera épargné par la fin du monde prévue le 21 décembre 2012.

« Oui », ajoute Thierry Bécourt, « il est temps de remettre les pendules à l'heure concernant cette histoire à dormir debout ».

Halte à l'obscurantisme.*

Fidèle à ses propos tenus dans ces mêmes colonnes le 6 décembre 2010, et dans lesquels il rappelait l'un des buts de La Bannière de la Paix : « lutter contre l'obscurantisme », il va désormais entamer une série de conférences, dans l'Aude et la région, pour « dédramatiser » l'affaire Bugarach « afin de remettre les choses en perspective ».

Sa position est simple. Elle se base à la fois sur l'Histoire et la science. « Primo, l'astronomie a calculé et démontré qu'il existe des cycles s'étendant sur 2 160 ans. Et en effet, nous arriverons bientôt à la fin de l'un de ces cycles. Secundo, et là il s'agit d'un constat que font les historiens, chaque fin de cycle correspond à des changements culturels, voire civilisationnels ».

Et c'est là que le bât blesse, ou plutôt que débute le délire des théoriciens fumeux. Ils confondent cette fin de cycle avec la fin du monde. D'ailleurs, ils la comparent à l'apocalypse, commettant ainsi une antinomie qui fait sourire Thierry Bécourt : « Apocalypse ne signifie pas fin du monde mais révélation ! ». Etymologistes et théologiens ne le contrediront pas.

Emballement médiatique

En revanche, ce qui le rend perplexe, c'est l'emballement médiatique -devenu international- autour de Bugarach. Il est même prêt à faire une conférence dans ce village, et devant tous les médias, français et étrangers, pour dit-il « calmer le jeu ». Mais il se demande si « on » veut vraiment calmer le jeu sans préciser l'identité de ce « on ».«

La question est : pourquoi veut-on faire peur avec cette histoire de fin du monde ? A qui ça profite ? Aux charlatans ? Aux illuminés ? Ça, on le sait déjà. D'ailleurs, plus on médiatise Bugarach, plus on attire ces gens-là ». Sans oublier le phénomène Internet, média de masse par lequel circulent les théories « apocalyptiques ».

« J'entends même parler de risque de suicide collectif pour le 21 décembre 2012... On parle aussi de secte et là, je m'inquiète ».

Qu'est qu'une secte


« A Bugarach on surveille ce qui se passe car il y a une présence sectaire », confiait dernièrement le sous-préfet Olivier Tainturier. De fait, les gendarmes de la compagnie de Limoux gardent un œil un peu plus attentif que d'habitude sur ce village. Mais lz problème c'est qu’il n'existe aucune définition juridique du mot secte.

Dans son livre intitulé « Sectarus, le violeur de conscience » (Edition Eboli, 1982), JP Morin affirmait qu'en France, il serait Impossible de faire passer une loi sur les sectes tant qu'il n'y aurait pas d'affaire identique a celle de Guyana (massacre d'adeptes de Jim Jones en 1978), Treize ans plus tard « l’affaire identique » surgissait tragiquement ans l'actualité avec. fin 1995, le massacre de l'Ordre du temple solaire, dans le Vercors.**

Et en janvier 1996, un rapport parlementaire intitulé « Les sectes en France » était édité. Mais page 26, ce document stipulait qu'il était impossible de définir le mot secte pour n'en « retenir que le sens commun que l'opinion publique' attribue a la notion ». Or selon Thierry Bécourt on a là « une porte ouverte à l’arbitraire avec un Etat qui peut qualifier de sectaire ou de secte toute personne ou association qui lui déplait ».

D'où son interrogation « A qui profite l'absence d'une définition du mot secte Car cela pose un problème de démocratie, toute personne peut être taxée de sectaire et, de facto, éliminée si elle gêne un groupe social, ou si son activité économique concurrence sérieusement les intérêts d'une multinationale à laquelle sont liés, par exemple, des élus politiques haut placés. Pourquoi trouve-t-on des responsables de grands trusts pharmaceutiques siégeant dans des organismes chargés de combattre les sectes ? Cette absence de définition n'est pas sans rappeler le reproche fait à l'article 16 de la Constitution française qui prévoit qu’ en cas de menaces graves sur les institutions, le président peut décréter l'état d'exception (ou d’urgence). Qu'est-ce qui une menace grave ? L'article 16 ne le dit pas.

 

 Partager


 

 

Sommaire de la revue de presse

Haut de page

CAPLC - CAP pour la Liberté de Conscience - Liberté de Religion - Liberté de Conviction