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CAP LIBERTE DE CONSCIENCE

Inquisition en bande organisée
Michel de GUILLENCHMIDT, avocat à la Cour

 

 

inquisition en bande organiséeL’ouvrage d’Eric Roux (ministre de l'Eglise de Scientologie) est un cri de protestation. Contre l’intolérance. Contre l’incompréhension collective. Contre l’ingérence de l’Etat vis-à-vis de l’une des libertés les plus fondamentales, la liberté de conscience.

Depuis de nombreuses années maintenant, Eric Roux a trouvé son équilibre spirituel. Contrairement à un grand nombre. Il se sent bien dans cette religion, dénommée Scientologie, nouvellement apparue au milieu du XXème siècle. Il en est même devenu l’un des responsables, en somme un prêtre, en France. Et ceux qui l’approchent constatent qu’il est un homme d’une grande sagesse.

Et voici que la Justice de son pays vient lui dire, « au nom du peuple français », qu’il est un bandit de grand chemin. Comme ceux qui naguère assaillaient les diligences et détroussaient les marchands. Ou comme ceux qui, de nos jours, attaquent en bande les transporteurs de fonds et pillent les maisons. Met-il la main lui-même aux délits qui lui sont reprochés ? Pire, il les inspire, parce que précisément il est l’un des responsables, l’un des « ecclésiastiques », de cette Église. Celle justement qui lui a fait découvrir la spiritualité. Une spiritualité qu’il cherche lui, en permanence, à partager avec ses prochains. Et notamment avec ceux qui souffrent, dans leur esprit et dans leur cœur, qui ont peur de la violence du monde et du peu de respect de la personne humaine que l’on constate, hélas, dans nos sociétés modernes.

Il a donc été, avec d’autres, poursuivi devant les tribunaux. Pendant des années, « confiant – comme l’on dit – dans la justice de son pays », alors que les procédures judiciaires duraient interminablement – quatorze ans jusqu’en appel -, il est resté incrédule. « Mais je suis heureux et ceux qui partagent ma foi aussi. Je m’efforce grâce à ce que m’a appris mon Eglise, d’apporter de l’équilibre et du bonheur à mes prochains Et l’immense majorité de ceux qui pratiquent mon culte sont heureux également. Certains, il est vrai – réellement un petit nombre –, s’en vont, après quelques mois, voire quelques années, de pratique. Ils sont libres de le faire. Quand ils le demandent, ils peuvent être remboursés de leurs dépenses d’acquisitions d’ouvrages de doctrine et du matériel correspondant selon des conditions qu’ils connaissent. Y-a-t-il beaucoup d’Eglises ou de groupes spirituels en France qui font cela ? ».

Alors on lui répond, sous l’œil sévère de la République : « Non Monsieur, vous n’avez pas le droit de demander de l’argent, par la voie de ces acquisitions d’ouvrages, à vos fidèles. Vous les forcez à procéder à ces achats ».

« Mais comment faire fonctionner mon Eglise ? Comment font les autres cultes et, notamment, les Eglises dites « traditionnelles », celles qui ont plus d’un siècle d’âge ? D’ailleurs, nous sommes vigilants envers notre indépendance : nous ne demandons des contributions (par ces fameuses acquisitions d’ouvrages) qu’aux personnes physiques. Jamais aux entreprises et autres collectivités. Jamais aux Pouvoirs publics, quels qu’ils soient. Cela nous est interdit ».

Réponse : « En vous adressant aux seules personnes physiques, c’est pour mieux les… envoûter ! ».

« Que nous chantent donc ces procureurs ? Répétons-le : selon nos règles, ceux qui renoncent, à un moment ou à un autre, à nous suivre dans le parcours spirituel que nous leur offrons, peuvent être remboursés à leur demande, selon des conditions connues et acceptées. Ils peuvent nous quitter quand ils le veulent. Mais voilà, la plupart restent parmi nous… heureux ! Ils viennent de tous les horizons. Les uns sont jeunes. D’autres sont mûrs ou plus âgés. Ils exercent toutes sortes de métiers. Ils ont souvent accompli des études ou décident d’en entreprendre. Ils ne cherchent pas à vivre en marge de la société. Ils pensent aussi qu’il y a, en chaque individu, des forces insoupçonnées. Ils croient en l’homme. Et ils aimeraient, tout prêts à s’expliquer, qu’on les laisse tranquilles dans leur recherche de spiritualité. Pour peu, bien sûr, qu’ils ne contreviennent pas, objectivement et de façon manifeste, aux lois et règlements de notre pays ».

« Et puis, quel est ce procès qui nous a été fait ? Nous sommes condamnés alors qu’il n’y a plus de victimes avérées : les deux personnes qui étaient à l’origine des poursuites (à la fin des années quatre vingt dix) ont retiré leur plainte et ne se sont donc pas présentées devant la Cour. Une troisième, un ancien chef d’entreprise, qui continue de clamer haut et fort qu’il est toujours membre de l’Eglise de Scientologie dont il apprécie les bienfaits qu’elle lui a apportés, n’a jamais porté plainte : mais il est néanmoins déclaré victime… malgré lui !

Quant à l’association de lutte contre les sectes qui s’était portée partie civile dans le procès et revendiquait un préjudice, il est confirmé par la Cour elle-même, une nouvelle fois, qu’elle n’avait rien à faire dans le prétoire, faute de justifier d’un intérêt juridique légitime. Elle s’est ainsi exprimée – à charge bien entendu – mais… il ne peut être tenu compte d’aucune de ses prétentions et conclusions ! »


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