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CAP LIBERTE DE CONSCIENCE

Gilles Bourdouleix Hitler et la secte
source : Christian Coeur

 

 

Gilles Bourdouleix Hitler et la secte

Le député-maire UDI Gilles Bourdouleix, face à des caravanes de gens du voyage appartenant à la mission évangélique Vie et Lumière, en ce mois de juillet 2013 dans la Commune de Cholet, n'a pas pu s'empêcher de tenir ces propos : "Pour moi, c’est une secte cette mission", "comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez…"(1)

Les propos tenus par le député-maire qualifiant de « secte » une mission évangélique et poursuivant par cette phrase "comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez…" sont le résultat des campagnes menées contre les minorités religieuses depuis 30 ans.

Un grand soir et le III Reich

Ce n’est pas la première fois que de tels dérapages se produisent à l’encontre des minorités religieuses qualifiées de « sectes » par les élus de la République.*Le 28 juin 2006, par exemple, lors des débats parlementaires sur la création d’une commission d’enquête sur les « sectes et les mineurs », on a pu entendre la déclaration suivante du député Olivier Jardé :

« C’est pourquoi, bien qu’aucune action, en la matière, ne puisse être définitive ni suffire à résoudre un problème aussi grave – on ne peut malheureusement espérer un grand soir des sectes, permettant de régler la question une fois pour toutes. » (2)

Cet espoir de « grand soir » n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire.

En février 2008, c’est M. Georges Fenech, président de la commission d’enquête parlementaire sur les « sectes » en 2006, ancien président de la Miviludes (de 2008 à 2012) et actuel président du groupe d’études « sectes » à l’Assemblée Nationale, qui dérape au sujet de la loi sur la rétention de sûreté.

En effet dans l’édition du Progrès de Lyon du 2 février 2008, on pouvait lire :

Pour justifier ce texte, l'ancien magistrat avait expliqué que plusieurs pays démocratiques disposaient de lois similaires, en citant notamment le "dispositif allemand". "La mesure de rétention de sûreté a été introduite dans le Code pénal allemand en 1933, sous la République de Weimar", avait souligné Fenech. Des propos condamnés par la PS Elisabeth Guigou. "Cette philosophie positiviste a conduit aux pires débordements en Allemagne", avait répliqué l'ancienne garde des Sceaux. Alors que Rachida Dati, l'actuelle ministre de la Justice, s'était dite "profondément choquée". Le Canard Enchaîné apporte une précision que n'avait pas mentionnée Georges Fenech : cette loi allemande avait été signée par le chancelier du Reich de l'époque, Adolf Hitler(3).

Une liste noire en France

Mais c’est en 1995 que tout a commencé, avec une liste de 172 mouvements qualifiés de « sectes » établie par une commission parlementaire.

Il est intéressant de noter que cette idée de liste de « sectes » publiée par un gouvernement a germé pour la première fois dans l’esprit des Nazis. Le 28 février 1933, le gouvernement du Troisième Reich dirigé par Adolf Hitler établissait une liste de « sectes » interdites au nom de « la protection du peuple et de l’Etat ». Parmi les mouvements interdits figuraient les Témoins de Jéhovah, les Anabaptistes, les Adventistes du septième jour, les Bahaïs et des églises pentecôtistes(4). Certains de ces mouvements seront aussi dans la liste noire établie par le Parlement français.

La liste noire de la commission parlementaire de 1995 n’a pas de valeur légale

Dans la lettre du ministre de l’Intérieur (Jean-Pierre Chevènement à l’époque) datée du 10 mars 1998 on peut lire : « Le rapport parlementaire de MM. Alain Gest et Guyard n’a pas d’effet juridique sur l’action administrative de l’État en matière de ce que le langage courant dénomme 'sectes', celles-ci étant, comme toutes religions, simplement soumises au droit commun. » Et cette circulaire de préciser : « Aucun groupement n’a donc jamais été classé comme 'sectes' par la République. »

(1) Plus de détails sur Europe 1 : http://www.europe1.fr/Politique/Gens-du-voyage-un-elu-invoque-Hitler-1590425/

(2) http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2005-2006/20060255.asp

(3) http://www.coordiap.com/Document/6-lyonmag-fenech-surete.pdf

(4) http://la-liste-noire.nouvelle-religion.fr/3.html

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