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CAP LIBERTE DE CONSCIENCE
Revue de presse 2013

La politique française contre les « sectes » : pionnière ou… intolérante ?
Par Jean-Luc Martin-Lagardette
source : http://the-dissident.eu/

 

 

Par Jean-Luc Martin-Lagardette

[extrait] Date de publication: 15 octobre 2013

« Dérive sectaire » ou dissidence ? La France semble engagée depuis des décennies dans une pernicieuse politique de normalisation des esprits et des comportements. Sous prétexte de lutter contre les manipulations des « sectes », en fait pour protéger des monopoles et un système d’intérêts, l’État et quelques lobbies distillent un climat de haine et de peur à l’encontre de l’innovation et de la dissidence spirituelles ou thérapeutiques.

« Dissidence : Divergence doctrinale (qui peut entraîner ou entraîne une scission dans une communauté religieuse, politique ou philosophique) » (définition du Centre national de ressources textuelles et lexicales – CNTRL).

De tout temps et partout, y compris au sein des familles, la divergence de pensée a entrainé des tensions. Dans les pays démocratiques, les conflits qui en émanent sont gérés dans les assemblées d’élus ou, le cas échéant, devant la justice. Mais certaines divergences sont plus contraires, ou plus radicales, que d’autres et sont de ce fait moins acceptées par la société. On le voit par exemple en France avec le raidissement de certains citoyens et hommes politiques autour de la question des Roms, des musulmans ou encore des veilleurs contre le mariage gay. La question qui se pose est de savoir où mettre le « curseur » d’acceptabilité par la société de ces conceptions différentes ? Quels sont les critères pour définir si une « divergence doctrinale » est légitime ou non ? Il y a en premier lieu le respect de la loi. Mais on sait bien que la loi ne régit pas tout et qu’elle évolue.

Quel degré d’ouverture de l’esprit ?

Ensuite, il faut bien aussi parler du plus ou moins ample degré d’ouverture de la société. La France a été parmi les premières nations à reconnaître l’égalité entre les citoyens. Mais elle s’est aussi faite remarquer par un certain fond d’intolérance envers les minorités de toute nature. Les persécutions contre les protestants, les juifs, les arabes, les homosexuels, etc. ont jalonné le cours de notre histoire.

C’est dans ce contexte que notre pays a mis en œuvre depuis plus de vingt ans une politique incitant à la haine et à la discrimination des minorités spirituelles et, aujourd’hui, des approches thérapeutiques « différentes ». Elle qualifie illégalement ces approches de « sectes » ou d’« organisations susceptibles de dérives sectaires ». Illégalement, car le vocable utilisé n’a reçu aucune définition juridique. Il devrait donc être banni du vocabulaire officiel. Or, à l’instar du fameux « trouble à l’ordre public », mot-valise apprécié de tous les pouvoirs, il permet d’habiller l’arbitraire d’un semblant de respectabilité. En l’occurrence, qualifier un mouvement de « secte » permet de le condamner aux yeux de tous sans autre forme de procès.

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