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CAP LIBERTE DE CONSCIENCE
Revue de presse 2014

Le groupe Helsinki de Moscou alerte la Présidente de l'APCE sur le sujet de la liberté de religion

source : European Interreligious Forum for Religious Freedom

 

 

Le célèbre Groupe Helsinki de Moscou, par la voix de sa co-fondatrice Lyudmila Alexeyeva, combattante de la liberté bien connue depuis les années 70 en Union soviétique, a écrit à Mme Anne Brasseur, présidente de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, pour l'alerter sur un rapport rédigé par M. Rudy Salles, membre de la délégation française, qui devrait être voté le 10 avril 2014 en assemblée plénière

(Le Groupe Helsinki de Moscou est la plus ancienne organisation de défense des Droits de l’Homme opérant actuellement en Russie. Le GHM a été fondé le 12 Mai 1976 avec pour but d’exercer une surveillance sur l’activité du gouvernement soviétique dans la sphère des droits humains pour prévenir ses tentatives d’amoindrir la liberté des individus. En ces années très difficiles de totalitarisme, c’était un groupe restreint de gens très courageux, qui osèrent élever leurs voix contre le gouvernement et le pouvoir absolu du parti communiste. Ils proclamèrent l’immense valeur des droits de chaque individu, la liberté de pensée et de mouvement, l’illégalité de l’arbitraire officiel de l’Etat. Il a été nommé Groupe Helsinki de Moscou pour rappeler à l’Etat soviétique que, le 1er Août 1975, les chefs de l’URSS, ayant signé l’Accord final de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe tenue à Helsinki, prenaient l’engagement de se conformer aux normes internationales sur les droits humains. Normes qu’ils semblèrent ensuite avoir oubliées lorsqu’elles les incommodaient et qui avaient besoin d’être rappelées et contrôlées par quelqu’un.)

Madame la Présidente,

Le Groupe Helsinki de Moscou a une longue histoire de défense de droits de l'homme et une expertise assez importante dans ce domaine.

Nous tenons à attirer votre attention sur le rapport rédigé par M. Rudy Salles, membre français de l'Assemblée et le projet de résolution et les recommandations qui vont être votées lors de la deuxième partie de la session plénière de 2014, "La protection des mineurs contre les dérives sectaires".

Ce rapport, de notre point de vue, pose d'énormes problèmes au regard des normes internationales fondamentales dans le domaine des Droits de l’Homme.

La protection des enfants est un sujet très important, et tous les efforts en ce sens devraient être soutenus. Toutefois, la résolution et la recommandation contenues dans le rapport vont faire exactement le contraire.

Le droit des parents à éduquer leurs enfants en conformité avec leurs propres convictions est un droit fondamental protégé par la Convention Européenne des Droits de l'Homme, de même que le droit de choisir sa propre religion. Aucune distinction ne devrait être faite entre les religions « traditionnelles » et les religions « non-traditionnelles » et l'étiquetage d'un groupe en tant que « secte » est évidemment une tentative d'établir une distinction entre les « bonnes » et « mauvaises » religions.

Dans ce rapport, il est clair que ce qui est appelé une « secte » est en fait une minorité religieuse, par opposition à une religion «traditionnelle». Voir l'illustration de ceci dans le point 43 : « En matière de prévention et de lutte contre les dérives sectaires, certains Etats membres du Conseil de l’Europe laissent une grande marge de manœuvre à la société civile et aux Eglises « traditionnelles » (catholique, orthodoxe et protestante). Il est alors important d’accorder suffisamment de moyens financiers à ces acteurs pour qu’ils puissent accomplir efficacement leurs tâches en matière de conseil et d’assistance aux victimes des dérives sectaires et à leurs proches. »

Ceci conduira à une discrimination pure et simple où les « Eglises traditionnelles » recevront de l'argent des États dans le but de discriminer les minorités religieuses, comme c'est déjà le cas en Russie. Cela a même conduit à envoyer des enfants dans des camps « de réforme » psychiatriques, comme ce fut le cas au temps de l'Union Soviétique..

Traduction française EIFRF

LIRE LA SUITE EIFRF

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