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Nicolas Sarkozy se livre au " Monde des Religions "
(Le Monde des Religions, septembre 2003)
 


Interrogé sur les fondements de son action en tant que ministre des cultes, Le Ministre de l'Intérieur et des Cultes estime que le fait religieux a été sous-estimé dans notre pays, au profit du fait social.

" La religion est une question capitale depuis que l'homme a conscience de sa destinée singulière... Un homme qui croit est un homme qui espère. Au nom de quoi cette espérance serait-elle contradictoire avec l'idéal républicain ? Ignorer le besoin de religion, c'est nier ce qui fait le propre de la condition tragique de l'homme qui ne sait pas d'où il vient, ni où il va. Cette dimension doit être respectée dans la France d'aujourd'hui."

Il rappelle que si dans l'article 1 de la loi de 1905, la République doit garantir le libre exercice des cultes, c'est bien qu'elle le considère comme important. L'enseignement de l'histoire des religions doit aider à faire reculer le racisme, la xénophobie et les amalgames de toute nature.

" Il faut lutter contre tous les intégrismes, y compris contre l'intégrisme laïque ".

Il constate que, par le passé, les jeunes bénéficiaient du lien social des religions. Ce lien a souvent disparu aujourd'hui, et, à la différence des campagnes d'autrefois " qui ne manquaient pas de personnalités qui savaient jouer un rôle de guide spirituel ", cette dimension manque dans la France de 2003, surtout dans les banlieues. La République ne doit pas être le lieu d'une agressivité anti-religieuse, c'est l'absence de dialogue qui provoque l'intolérance pour le religieux.

" Qui ne constate ce retour vers le religieux ? Partout, je rencontre ce besoin d'authenticité, cette aspiration à un idéal. La fin des idéologies matérialistes redonne de l'espace aux idéaux spiritualistes ". Il considère qu'il est dans son rôle quand il se rend à une ordination d'un évêque ou assiste à une cérémonie religieuse, se partageant entre les grandes religions. Pour ce qui est des musulmans, il considère qu'il les aide à organiser leur culte - ce qui est son rôle, mais pas leur communauté. Il avertit : il faut se rappeler qu'une identité humiliée est une identité qui se radicalise.

Les problèmes de toutes les confessions concernant les fêtes, les cimetières, les aumôneries de prison, méritent d'être traités par des dialogues entre les religions elles-mêmes, puis avec l'Etat. Au programme donc, un véritable revirement de l'attitude de l'Etat envers le phénomène spirituel et religieux.

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