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Conflit d’intérêt au Tribunal de Libourne

source :
Christian Coeur
CAP Liberté de Conscience

mai 2016

 

Le jeudi 26 avril devait avoir lieu au Tribunal de Libourne le procès en appel de M. Philippe Lamy. La salle d’audience était comble pour assister au procès de celui que les médias ont décrit comme un « gourou ».

Effectivement, quelques temps avant le procès deux reportages ont été diffusés dressant un portrait au vitriol de M. Lamy. Et comme ils en ont l’habitude, les médias dans ce genre d’affaire sont plus à la recherche du sensationnel que de la vérité.

Nous pouvons nous interroger sur la volonté de faire concorder le temps médiatique avec le temps de la justice, sans tenir compte de la présomption d’innocence et des conséquences pour M. Lamy, qui a perdu son emploi avec la suite de la diffusion des reportages.

Dans la salle d’audience, le public semblait aussi convaincu de la culpabilité de M. Lamy.

D’un côté M. Lamy et son avocate Maître Sécheresse, de l’autre Maître Picotin, accompagné de plusieurs avocats et de plaignants.

C’est la Présidente du Tribunal qui va créer la surprise en demandant que le procès soit reporté. Elle invoque deux raisons pour cette demande. La première est que le nombre de témoins à auditionner est trop important pour être entendus dans la journée. Et la deuxième, un éventuel conflit d’intérêt pour un des clients que Maître Picotin défend.

La Présidente s’est trouvée devant la situation suivante. D’un côté M. Lamy accusé entre autres de pratique illégale de la médecine. De l’autre, Maître Picotin, avocat des plaignants et aussi d’un homme accusé de pratique illégale de la médecine avec M. Lamy.Pour la Présidente, c’est avec ce deuxième client de Maître Picotin qu’il y aurait un problème de conflit d’intérêt.

En effet, comment Maître Picotin peut-il être à la fois l’avocat des plaignants des agissements de M. Lamy et l’avocat d’une personne présentée devant la justice comme complice de pratique illégale de la médecine de M. Lamy.

Quand la Présidente a donné la parole à Maître Picotin, il s’en est pris violemment à elle pour lui expliquer qu’il ne pouvait pas y avoir de conflit d’intérêt car le supposé complice aurait agi sous l’influence du « gourou ».

Donc, pour Maître Picotin, son client était au même titre que les autres plaignants victimes de M. Lamy.

La demande de la Présidente concernant le conflit d’intérêt doit être vue par le Barreau de Bordeaux pour déterminer si oui ou non il y a conflit d’intérêt. Sur ce point, Maître Picotin semble confiant. En effet, dans une affaire « d’exit councelling » qui est la spécialité de Maître Picotin, également président du CCMM Aquitaine, ce dernier a été condamné par la Cour d’appel de Bordeaux alors que le Barreau de Bordeaux n’avait vu aucun problème dans ses agissements.

De plus, Maître Picotin dans son réquisitoire contre la décision de la Présidente a déclaré qu’il avait fait venir de Bordeaux un membre du Conseil de l’Ordre des médecins pour démontrer la culpabilité de M. Lamy.

La Présidente a demandé à cet expert de prendre la parole. A la surprise générale, il n’était pas au courant qu’il y avait deux personnes accusées de pratique illégale de la médecine. Seul le cas de M. Lamy lui avait été présenté par Maître Picotin.

Durant cette audience, nous avons assisté à un « show » de la part de Maître Picotin. Le procureur a même dû préciser à Maître Picotin que M. Lamy était présumé innocent.

Maître Picotin s’en est pris à Maître Sécheresse et a même tenté de déstabiliser M. Lamy afin de provoquer un incident avec lui.

Au final, c’est sous la huée des personnes venues au procès que M. Lamy et son avocate sont sortis de la salle d’audience.

Nous nous interrogeons aussi sur les activités de M. Picotin. En effet, on trouve M. Picotin, président du CCMM Aquitaine, association anti-sectes bien connue qui est financée par des fonds publiques, puis M. Picotin, président de l’association SFRAEM qui promeut l’activité d’exit councelling et enfin Maître Picotin qui propose l’exit councelling sur son site internet.

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