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Les salafistes rendent-ils fou les médias et les hommes politiques ?

source :CAP Liberté de Conscience
Christian Coeur

juin 2016

 

Les salafistes réussissent même à rendre fou les médias et certains hommes politiques. Lors d’une séance à l’Assemblée Nationale NKM a proposé que l’on utilise la législation en vigueur contre les minorités spirituelles désignées comme sectes par certaines associations.

Sur le site web de boursorama, nous pouvons lire la réponse du Premier ministre à la demande de NKM : « Manuel Valls a récusé mercredi à l'Assemblée la proposition de la députée Nathalie Kosciusko-Morizet (LR) de mettre "hors la loi" le salafisme en tant que "dérive sectaire", estimant qu'il appartient aux musulmans français de mener le combat "partout, dans les mosquées, dans les quartiers, dans les familles". »

« Oui le salafisme qui a détruit et perverti une partie du monde musulman est un danger pour les musulmans eux-mêmes, et donc un danger aussi pour la France. Pour le combattre vous avez évoqué la question des sectes (...) Je ne suis pas sûr que ce soit le bon outil: d'une part (...) il n'y a pas de définition des sectes en droit. D'autre part, ces organisations savent parfaitement échapper à la justice en dissimulant leur véritable nature, car vous n'ignorez pas que la liberté de conscience en France est une liberté fondamentale, consacrée par tous nos principes et nos textes ».

M. Valls déclare que la question des « sectes » n’est pas le bon outil. Et pourtant les associations dites anti-sectes s’autoproclament spécialistes de la « déradicalisation » et, au nom de leur « expérience », elles continuent à toucher des subventions publiques.

Comme par exemple à Bordeaux, où le maire Alain Juppé a créé une association CAPRI pour lutter contre la radicalisation et un des membres de cette association, M. Picotin, est le président d’une association « anti-sectes », le CCMM.

M. Picotin qui est aussi avocat s’est spécialisé dans la pratique de « l’exit councelling ». A signaler que la façon, dont M. Picotin pratique « l’exit councelling », lui a valu une condamnation par la cour d’appel de Bordeaux.

Monsieur le Premier ministre a bien raison, il n’y a pas de définition des sectes en droit. Par contre, les services du Premier ministre finance depuis des années des associations comme l’Unadfi ou la Fecris qui affiche ouvertement lutter contre quelque chose qui n’a aucune définition en droit.

Voici le titre que l’on peut lire sur le site internet de l’Unadfi :

« Union Nationale des Associations des Familles et de l’Individu victimes de sectes »

Le Premier ministre continue ainsi sa réponse à NKM : « Je dis aussi: attention (...) à tout signe qui laisserait à penser qu'il y a une déresponsabilisation. Que ceux qui plongent dans le salafisme seraient en quelque sorte les victimes d'une grande manipulation, comme pour ce qui concerne les sectes. Non, il y a aussi cette part de volonté personnelle qu'il ne faut jamais écarter ».

Le Premier ministre a là aussi raison, il y a une volonté personnelle qu’il ne faut pas écarter. Il ne faut pas déresponsabiliser les gens de leur choix. De la même façon ceux qui choisissent d’adhérer à des mouvements religieux, que seule la France qualifie de « sectes », sont responsables de leur choix spirituel.

Il est temps de sortir de cette logique de stigmatisation des minorités de conviction et de dénier leur choix spirituel aux membres de ces minorités.

 

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