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La polémique sur les voiles
(Octobre 2003)
 


La polémique sur les voiles... gonfle un peu tout le monde :
petite revue de presse d'Octobre 2003

Le sujet du port du voile musulman a encore enflammé les esprits, devenant un cheval de bataille politique bien commode pour distraire les citoyens des problèmes de fond, à commencer par ceux de l'Education Nationale : illettrisme, violences (non-religieuses), dépressions, contenu de l 'enseignement, immaturité, etc.

La presse a pour une fois rendu compte de la diversité des points de vue, au sein même de chaque famille de pensée.

Ce problème est évidemment complexe et il serait réducteur de tout amalgamer et de vouloir régler la question en un " référendum " simpliste, comme le proposait un ancien ministre.

Le Monde 14 Octobre 2003 - Dossier

Si la majorité des musulmans ne revendique pas le port du foulard, y étant même parfois hostile, un certain nombre de groupements musulmans laïques sont " sortis du bois ", se retrouvant toutefois en porte à faux, ne pouvant pas parler au nom de la religion, ni au nom des musulmans en général sous peine d'être accusés de communautarisme.
D'un autre côté, les organisations religieuses sont divisées en leur sein. La plupart croient aux vertus du dialogue pédagogique et réclament un changement de stratégie pour sortir d'un débat sur-médiatisé et politiquement instrumentalisé. Beaucoup pensent que la multiplication des espaces de médiation permettrait de traiter les problèmes sur le terrain.

Nicolas Sarkozy quant à lui, réaffirmant son opposition à une loi, a proposé une voie du milieu, le " bandana ". Il existe par ailleurs un principe théologique musulman, l'état de nécessite (darourat), qui impose aux fidèles de se soumettre aux lois civiles quand elles contreviennent à des principes religieux.

Une note de l'Education Nationale du 10 mars 2003 donne le " mode d'emploi du foulard ". Rappelant que " une interdiction générale et absolue des signes d'appartenance religieuse au sein des établissements publics d'éducation est illégale ", elle mentionne que des foulards légers ou " bandanas " portés pour des raisons religieuses ne peuvent être interdits.
Pour le foulard classique, trois raisons pourraient justifier son interdiction : ordre public (çà l'exclusion d'une opposition venant du corps enseignant), un contexte incidents ethniques ou religieux entre communautés, et refus de participer à certains cours.
Quant à Lila et Alma, les deux lycéennes exclues de leur lycée le 10 Octobre dernier, elles affirment ne pas faire partie de la mouvance islamiste, mais elles auraient découvert le Coran par elles-mêmes. Pas besoin d'imams, puisque tout est dans le coran.

Les échos, 16 Octobre 2003 - Ne pas réveiller les démons de l'anti-cléricalisme

Odon Vallet, l'un des grands spécialistes français des religions, y affirme que " le droit n'est jamais simple et ce n'est pas un article de loi qui va régler le problème du voile ". Toute interdiction conduirait à la multiplication des collèges musulmans.
Pour la loi de 1905, la logique voudrait qu'elle soit révisée, puisque l'Eglise Catholique n'y a pas adhéré - bien que cela l'a sauvée de la ruine grâce à la prise en charge par l'Etat des édifices du culte, mais il ne faut pas réveiller les démons de l'anticléricalisme ou du cléricalisme. Je ne crois pas du tout à la religion unique et je la redoute, mais pour éviter les conflits, les différentes confessions doivent se référer à des valeurs communes.

Le Figaro, 13 Octobre 2003. Réglementer, plutôt que légiférer.

L'évêque de Saint-Denis, Mgr de Berranger, pense que notre société, en raison de ses racines chrétiennes, considère qu'hommes et femmes sont sur un pied d'égalité (et le vote des femmes acquis à la libération ?). " Laissons à nos amis musulmans le temps de se familiariser avec notre société, ses traditions, son altérité par rapport à l'islam...Le voile islamique n'a pas à servir d'étendard pour cacher une volonté de mainmise du religieux sur le politique. Réciproquement, une vraie laïcité n'a pas à se draper dans une loi par laquelle le politique chercherait à mettre la mina sur le religieux.
Beaucoup s'orientent vers une 'réglementation', plus que vers une loi.

Le Parisien, 17 Octobre 2003. On hésite, on tranchera le plus tard possible

Hésitation est le maître mot, quand on observe les politiques. Pas question de trancher le débat pour l'instant. Raffarin, qui penchait plutôt pour une loi, semble désormais vouloir l'éviter. Sarkozy, lui, s'oppose à toute modification de la loi 1905 de peur de " rouvrir une guerre de religion ". Luc Ferry, est ouvert à l'inscription d'un article sur la laïcité dans un futur projet de loi sur l'éducation mais voudrait, surtout, " casser les communautarisme ". Jacques Chirac serait surtout sensible à l'image de la France dans le monde arabo-musulman, et serait soucieux de ne pas agresser l'Islam. On attend les conclusions de la commission Debré sur les signes religieux à l'école, et de la commission Stasi sur la laïcité.

Le Figaro 23 Oct 2003. Jean-Pierre Brard : Les médailles sous les corsages !

Pour éviter de laisser les chefs d'établissement décider seuls, nous proposons d'interdire tous les signes religieux visibles. Les médailles devront être glissées sous les corsages. (JP Brard)

D'autre part, la commission Stasi pencherait pour interdire aux mineurs toute expression non seulement religieuse, mais politique dans les établissements d'enseignement, revenant sur la loi d'orientation sur l'école actuelle.

Bonjour la riposte ! Au moins, il n'y aurait pas deux poids deux mesures.


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