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Comment l'esprit guérit le corps
( Ca m'intéresse - septembre 2004 )
 


La santé dans la presse grand public

Ca m'intéresse, journal grand public un peu éclectique répondant à un concept allemand n'est sûrement pas la meilleure source pour ceux qui veulent prendre leur santé en mains, mais il fournit un bon échantillon de la vulgate communément acceptable. Un dossier de 11 pages a pour but de révéler les traitements futurs de la dépression, fortement axés sur le cerveau. En texte principal, les " avancées " de la recherche officielle, en encadré, les solutions alternatives.

Le travail du cerveau et son emprise sur le corps.

Si l'état dépressif engendre et précipite des maladies comme l'épilepsie ( ?), l'accident cérébral ou les maladies de Parkinson et Alzheimer, la solution moderne est simple, car " anxiété et dépression sous toutes leurs formes ne sont plus des états d'âme mais de vraies maladies causées par des altérations anatomique du cerveau... D'où viennent les idées noires ? D'anomalies dans l'anatomie du cerveau limbique. " Bigre ! Le ton est donné.

Révolution dans le traitement de ces " anomalies anatomiques "

Au chapitre des antidépresseurs classiques comme le Prozac, on admet que ceux-ci ne seraient efficaces que dans 30% des cas, les effets placebo étant très important. Par ailleurs, on classait les dépressions en forme héréditaire (sic) ou sporadique, avec ou sans symptômes endogènes ou signes bipolaires, mais ces distinctions sont en train de disparaître (ouf !). Désormais, nous avons un nouveau médicament de référence, l'Afranyl, dans le traitement des Troubles Obsessionnels Compulsifs ("TOC"). Surtout " qu'il est maintenant évident que des cas de TOC, troubles bipolaires, dépressions ou schizophrénie sont liés à des agents infectieux ". (et retoc).

" Les maladies psychiques sont-elles héréditaires ? Oui. Mais pas à 100%. " On respire.

Et pour les patients résistant aux effets des antidépresseurs ? L'arme suprême, l'électrochoc, qui " applique un courant de 300mA sous 60 à 90V à un patient anesthésié et traité par curare pour le paralyser, résultats rapides garantis ". Aïe ! Hâtons-nous lentement.

Si l'on discute des avantages du nouvel outil de l'imagerie cérébrale, on oublie de mentionner, ne serait-ce qu'à titre de curiosité et de promesses pour le futur, les travaux du Dr Hammer et de ses successeurs basés sur cette même imagerie cérébrale, et qui concernent l'apparition et le traitement de tumeurs du cerveau par exemple : selon les centaines de cas étudiés et traités avec succès, ces tumeurs ne constitueraient que des effets secondaires du stress, correspondant à une expression somatique de celui-ci par l'individu, et appelant une médecine radicalement différente.

Un mal de vivre, une morosité, des problèmes ? On injecte une molécule qui va aider à la création de nouveaux neurones. " Pressé d’avoir un résultat ? pas de problème, on peut aller plus vite : en " stimulant directement la production de neurones " par les électrochocs ! (On en perd quand même un bon paquet dans l’opération)

Médecines parallèles (dans les encadrés)

Dans la lignée d'un livre récent comme " Guérir " de David Servan-Schreiber, on admet d'emblée que les médecines parallèles peuvent faire autant de bien que de nouvelles molécules, au risque d'une contradiction totale entre les théories et sur le concept même de maladie. On lit même quelque part que " la méditation et les filets de maquereaux font autant de bien que les médicaments et les électrochocs ". Pas de fausse note, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, sauf les kinésiologues ... " attention aux charlatans " (tiens, on se demande d'où ça vient !).

On signale également que le rire peut combattre la dépression, stimuler le système immunitaire et réguler le sommeil.

On affirme que le millepertuis fait mieux que les antidépresseurs, mais a des effets négatifs, notamment son incompatibilité... avec les antidépresseurs ! Il partagerait cette tare avec le jus de pamplemousse : " prudence avec le presse-agrumes " (sic). Attention à votre consommation donc.

On affirme bien dans le dossier ici et là, données de l'Inserm ou du CNRS à l'appui, que " l'acupuncture est plus efficace que les médicaments ", que " la luminothérapie a fait ses preuves ", que l'EMDR (technique de récit des traumatismes) est très efficace, que les expériences scientifiques sur des sujets en état de prière ou de méditation montrent que celles-ci " traitent efficacement les méfaits du stress, la dépression, l'hyperactivité et les troubles de l'attention ", que " les huiles Omega-3 protègent de l'attaque cérébrale et diminuent les symptômes de la dépression, des troubles bipolaires et de l'épilepsie ", que " le jogging est un antidépresseur efficace ". Mais quelques rappels, à intervalles, de l'orthodoxie médicale française permettent de se dédouaner.

Analyse et résumé :

Le concept désormais de l'interaction esprit-corps amène les acteurs de la médecine officielle " d'école " (centres de recherche, grands labos, armée) au virage stratégique du " traitement chimique du cerveau " (quand il n'est pas électrique), introduisant ainsi de nouveaux médicaments de plus en plus chers (étude récente française).

Axiome de base : l'esprit, c'est le cerveau ! Argument marketing : grâce à ces nouveaux médicaments traitant la dépression et l'anxiété (antidépresseurs en tête), on va éviter bien des cancers, des baisses immunitaires, des accidents cardiaques, diabètes, ostéoporose, troubles digestifs, amaigrissements ou prise de poids, maux de tête, douleurs dans le dos, artériosclérose. Investissons donc !

Cependant, prestige des autorités médicales oblige, les médecines alternatives font figure de médecine de brousse, répondant à une demande populaire, souvent sympathiques ou simples témoins du passé dans le meilleur des cas, appelées à céder le pas à un contrôle scientifique et chimique de la régulation du cerveau. Le dossier laisse perplexe devant la cloison apparemment hermétique entre " LA SCIENCE ", s'obstinant dans sa logique " meccano ", et tout le reste, c'est-à-dire l'immense majorité des médecines et thérapies, bien acceptées et utilisées par une part croissante de la population, qui dédaigne manifestement le cachet " APPROUVE " et les recherches à " 50 millions d'euros par produit ".

Bibliographie proposée : " Pour en savoir plus sur notre cerveau ".

L'auteur du dossier, visiblement troublée par toutes ces incohérences et cette mosaïque de solution " scientifiques ", termine quand même sur un conseil de bon sens : commencez par les thérapies les plus douces.
Nous suivrons le conseil. Un jus de pamplemousse, SVP !


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