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Revue Santé Nature
( Thierry Bécourt - Oct 2003 )
 


Il était une fois, l'inquisition médicale
ou
les anti-sectes à l'assaut des thérapies non-conventionnelles...

Depuis une vingtaine d'années en France, un certain nombre d'activités et de groupes, qualifiés péjorativement de 'sectes', ont fait l'objet d'attaques de la part d'associations militantes, vite relayées par les pouvoirs publics.

Durant cette période, les médias ont mené des campagnes à sens unique sur le sujet, qui ne reflétaient que le point de vue fortement biaisé de militants extrémistes. En conséquence, un nombre croissant d'associations et d'individus ont expérimenté une situation insoutenable dans laquelle leurs activités ou leur existence mêmes étaient réduites à néant alors même que leurs actes n'enfreignent pas la loi. Dans les cinq dernières années, l'accusation infamante de 'secte' a même été étendue à de nombreuses activités de développement personnel, de thérapie ou d'éducation, voire à tout comportement non conventionnel.

Une association née pour réagir et conscients de cet esprit d'inquisition, la Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience ( CAP LC ) est née d'un refus de cet état de fait, conduisant à la reconquête active du plein droit à l'existence et à la libre expression pour tous ces groupes et individus attaqués.

Depuis plusieurs années, et comme la Coordination pour la Liberté de Conscience s'en fait régulièrement l'écho, je constate que la ligne actuelle de la chasse aux sorcières est tournée vers les démarches spirituelles non-conventionnelles du fait qu'elles croisent inévitablement les médecines naturelles. Et c'est donc naturellement que cette répression touche les médecines douces dites holistiques.

Solution alternative = 'hérésie'

C'est ici que cette nouvelle inquisition trouve les racines nécessaires pour manifester sa vision réactionnaire. Toutes les solutions alternatives dans le domaine spirituel comme celui de la santé sont systématiquement stigmatisées et suspectées de dangerosité, donc de fait, étiquetées comme 'hérétiques'.Haut de page

De plus en plus on entend parler de menaces, d'interdiction, de coercition morale et d'emprisonnement pour tous ceux qui pratiquent des voies que l'ADFI aura jugé ouvertement 'hors normes'. La brutalité de certaines interventions contre des médecins et des chercheurs nous autorise à nous demander si nous ne vivons pas une situation pré-totalitaire. Et ce n'est pas la volonté délibérée d'empoisonner la population par l'alimentation et la médecine chimique, voire la sur-vaccination qui est faite pour nous rassurer.

On entend d'ailleurs de plus en plus parler de dictature médico-scientifique. Or cette idéologie ne peut tolérer les foyers de résistance à la pensée unique. C'est ici que l'ADFI et autres inquisiteurs publics, entrent en jeu. Ainsi, pour étayer notre thèse, il suffit de lire l'article du Monde du 19 février 2002 " La MILS attaque les médecines parallèles " pour se convaincre d'une véritable mise en place d'un plan d'attaque des thérapies non-conventionnelles.

La CAP LC, ne compte plus les médecins et thérapeutes victimes de ce climat. C'est le cas du Dr Philippe Bry dénoncé par un " confrère " pédiatre pour avoir pratiqué l'iso thérapie des vaccins - traitement pourtant tout à fait légal -, et condamné à un mois d'interdiction d'exercer par son conseil départemental sous le prétexte qu'il déstabilise les familles " et que ses procédés, insuffisamment éprouvés, feraient courir des " risques injustifiés " à ses très jeunes patients. L'aimable dénonciateur, responsable de l'Association des Pédiatres de ville de la région, a écrit au Dr Bry pour lui affirmer que la Commission des gardes ne " partageait pas sa pratique médicale " et, particulièrement, son " attitude vis à vis des vaccinations "

Plus dramatique est le cas du Docteur Yves Jullien, médecin généraliste puis toxicologue, qui animait un centre de réinsertion, accusé d'être un gourou et fut victime d'un acharnement destructeur tel qu'il finit par mettre fin à ses jours.

Il est temps que l'on mette enfin un terme au financement public de ces associations que sont l'ADFI et le CCMM.

Une conception particulière du 'civisme'

Nous lisons dans Bulle n°50 (revue de l'ADFI) dans un article 'Médecins et sectes' : " Depuis les temps les plus anciens, la médecine a toujours traîné dans son sillage des charlatans. (...) Certains praticiens actuels renient la méthode scientifique elle-même pour se mettre à la remorque de médecines douces, parallèles, traditionnelles. En de telles circonstances, le civisme que préconise l'ADFI consiste à porter plainte simultanément, et auprès du Conseil de l'Ordre Départementale et devant le Procureur de la république. "Haut de page

Poursuivons :

Bulles n°54 de 1997 ajoute : " Le fait que se développent et s'accroissent rapidement des officines de développement personnel, de psychothérapies ou de médecines parallèles, cause de graves inquiétudes sur le plan du respect de la légalité mais surtout en ce qui concerne la mission des ADFI sur celui du respect des personnes, de leur libre arbitre (sic) et de leur dignité '(sic). "

Le n° 55 de la même année nous indique que " le Dr Berliner, fondateur de l'association des victimes des pratiques illégales de la médecine, constate que les sectes s'articulent autour de médecines non-conventionnelles et demande la création d'un numéro d'appel gratuit ; il souhaite également mettre fin aux écoles de naturopathie qui fabrique des gourous(sic)... " On y parle également des milliers de dérives irrationnelles de ces 3000 médecins français rabatteurs de sectes en n'hésitant pas à critiquer les ordonnances d'homéopathes et d'acupuncteurs, qui sont particulièrement visés.

Pratique médicale des plus nobles pour lesquelles l'ADFI appelle les patients à la délation en dénonçant les ordonnances qui ne leur sembleraient pas conformes !

- Amis médecins, vous n'avez qu'à bien vous tenir ! Le patient vous juge et l'Adfi vous contrôle, pour mieux vous sanctionner ! La place nous manque pour parler du CCMM, mais ce dernier n'est pas en reste en ce domaine, leur bulletin Regards, diffuse exactement les mêmes thèses que nous fournirons à ceux qui le souhaitent. Qui a lu ces perles aura compris la menace...

Dans un autre registre, la revue 'l'Impatient' de juillet 1998 publiait sous le titre " On est fiché " les documents des RG demandant de ficher tous les opposants aux vaccinations comme autant de membres actifs des sectes.

Ainsi, deux ans plus tard, les RG peaufinent leur travail, et intensifient l'amalgame et le discrédit comme moyen de faire taire les opposants à la pensée unique gouvernée par 'dieu Profit'...

Le magazine américain 'Fortune' classe les compagnies pharmaceutiques comme le secteur le plus rentable aux USA, arrivant en tête des 500 premières entreprises en 2001.

Une saine résistanceHaut de page

Face à ces enjeux, on comprend l'utilité d' ouvrages comme 'La Mafia médicale' G. Lanctôt ou ceux de S. Simon et autre L. de Brouwer. 'The Gardian' du 13 février 2000 signalait qu'aux USA les dons des laboratoires pharmaceutiques aux partis politiques pour les élections sont passés de 3 millions de $ en 90 à 24 millions en 2000. Les labos sont prêts à tout pour vendre leur marchandise. Le journal anglais 'Scrip' n'a pas hésité à publier les montants des pots-de-vin généreusement distribués par des laboratoires pharmaceutiques tels French, Glaxo, Pfizer, Shéring et SmithKline. En France aucun journal n'a osé évoquer ce scandale !

Comme le dit Sylvie Simon " On oublie trop souvent que les laboratoires ne sont pas des entreprises philanthropiques et que pour eux les vaccins ou autres médicaments ne sont que de vulgaires produits de consommation que l'on privilégie selon leur rentabilité et non en fonction de la santé publique. "

Ces mêmes laboratoires organisaient en septembre 2000 un colloque intitulé : " Il était une foi... les croyances. Les limites du pathologique " dont nous parlions en entête.

De tels colloques font passer les croyances comme une pathologie, donc une 'déviance'. C'est d'ailleurs la thèse que développent abondamment les 'spécialistes' comme le Dr Abgrall, qui plus est expert " es secte " auprès des tribunaux dans son livre 'les charlatans de la santé'. Dit expert qui semble avoir mailles à partir avec la justice en ce moment...

A l'heure où les thérapies et thérapeutes non-conventionnels car non-inféodés aux lobbies pharmaceutiques et autres Ordre des Médecins sont stigmatisés par le désormais courant sobriquet de " secte " dans l'unique but de leur faire perdre tout crédit voire de les condamner, Il est urgent que nous prenions notre avenir thérapeutique entre nos mains et refusions que ces lobbies nous retirent ce droit en choisissant ce qu'ils disent être bon pour nous !

Attaques sur les psychothérapies

" Il était une 'foi' les croyances, les limites du pathologique ", tel était le titre d'un colloque anti-sectes, sponsorisé par la plupart des laboratoires pharmaceutiques à Remiremont en octobre 2000 où participait Monsieur Vivien. Colloque recommandé entre autre par la Commission Interrégionale d'Enseignement du DES de Psychiatrie, dont nous reparlerons plus loin. Il n'est pas trop fort de parler ici d'inquisition médicale, quand il est de bon ton de stigmatiser la 'foi'. Aujourd'hui, trois ans plus tard, cette volonté inquisitoriale est plus que jamais d'actualité avec le vote au Parlement, le 8 octobre dernier, d'un amendement visant à réglementer les professions de soins psychiques en exigeant des qualifications émanant exclusivement du moule universitaire.Haut de page

Le seul but est ici de contrôler ces praticiens sous prétexte d'une supposée " dangerosité ". Dans le journal Libération du 25 octobre, sous la plume d'Antoine de Gaudemar, nous apprenons que le député UMP Bernard Accoyer est fier de combler un vide juridique obligeant tous les psychothérapeutes et autres psychanalystes à obtenir un diplôme de troisième cycle universitaire sous peine de tomber sous le coup du fameux 'exercice illégal de la médecine'. Cet amendement précise toutefois que les intéressés pourront poursuivre leurs activités si elles l'exercent depuis plus de cinq ans à condition de satisfaire à une évaluation de leur pratique par un 'jury' dans un délai de trois ans... Jury qui, issu du milieu universitaire, ne sera à l'évidence constitué que de membres opposés à ces pratiques car étant à la source même de leur réglementation.

Déjà, dans le 'quotidien du médecin' n°6643 de Février 2000, sous le titre 'sectes et psychothérapie : une proposition de loi du Dr Accoyer' on pouvait lire : " A l'heure où la Mils signale que certaines techniques de psychothérapies sont des outils au service de l'infiltration sectaire, cette proposition de loi prend tout son sens. " Nous y apprenons également que ce député organisait avec la participation du Dr. Vasseur secrétaire général de l'association française de psychiatrie un colloque sur 'les psychothérapies et la loi' le 23 mars 2000 au Palais Bourbon.

Le 'Généraliste' n°2012 du 7 Mars 2000, lui-même, dans un article intitulé 'Sectes et médecine : les liaisons dangereuses' reprenait les propos de Patricia Casano, compagne de Mr Vivien et ex-responsable du Centre Ikor alias CCMM : " Tout ce qui touche à la psy. est une manne pour les mouvements sectaires... "

On le voit, tout cela ne date pas d'aujourd'hui.

Les psychanalystes sont donc contraints en ce mois d'octobre 2003, de rentrer dans le rang. Pour eux, dorénavant hormis la formation de médecin ou psychologue point de salut.

Les professionnels se rebiffent

Heureusement, des voix s'élèvent déjà comme celle de Jacques Sédat fondateur d'une association de psychanalyste qui parle dans cet article de Libération, " d'un amendement extrêmement fâcheux idéologiquement " ou celle de Jacques-Alain Miller directeur du département de psychanalyse de Paris-8, qui parle " d'un asservissement général à l'évaluation et d'une volonté de satisfaire tout en les encadrant les prétentions des lobbies psychothérapeutiques, impatients de voir légitimés les procédés du 'psy-business'. " Déjà en 1998, dans le numéro 159 de la revue Psychologie, nous pouvions lire sous la plume de C. Allais, Dr en psychologie, président de l'Indip de Paris sous le titre :'Dangereux amalgames' " Nous sommes préoccupés par l'amalgame qui se fait entre sectes, développement personnel et psychothérapie. De par sa fonction, le psychothérapeute se retrouve souvent au centre de dissensions familiales ou conjugales. (...) confronté à ce climat, l'entourage tend aujourd'hui à invoquer la manipulation mentale. (...) des malades iront jusqu'à accuser leurs thérapeutes de faire partie de sectes... "Haut de page

Christian Cotten, auteur de 'mafia ou démocratie' chez Louise Courteau et Président de Politique de Vie, vient de publier un article évocateur " Nous sommes tous des non psychothérapeutes " où il démontre que la chasse à la liberté de conscience et au libre choix thérapeutique est ouverte.

Précisant plus loin que c'est en réalité une chasse aux créateurs d'emplois, de services et de relations et un massacre des intelligences vives de notre pays.

Mais, allez-vous dire, que viennent faire l'ADFI et autres groupes de pression anti-sectes dans cette recherche du médicalement correcte ? Dans ce climat de rumeur ?

Observons donc les yeux grands ouverts...

Toujours dans Libération, un article intitulé un 'fourre-tout de pratiques' dénonce la psychothérapie au rang desquelles on trouverait, le rebirth, la sophrologie, les thérapies de groupes, la PNL, ... comme sources de " catastrophes, qui dissimulent une autres visées comme un intérêt purement économique ou des bricolages d'initiation au nouvel âge. " Ainsi Guy Rouquet, président de l'association 'Psychothérapie vigilance' précise dans cet article : " Des gens peuvent être déstabilisés en 24 heures par des pseudo thérapeutes (sic) employant des techniques extrêmement dangereuses. "

Cette association récemment créée par cet enseignant, s'est lancée dans une activité militante aux côtés de l'ADFI rejoignant par là même le lobby anti-sectes.

Pour preuve ?

Nous lisons dans 'Bulle', bulletin national de l'Unadfi du 3ème trimestre 2003 p.35 : " L'association 'Psychothérapie vigilance', entend participer à l'information du public sur les différentes pratiques psychothérapeutiques (...) et dénoncer les abus et dérives de types sectaires (...) quelque soient leur formation ou secteurs d'activité. (...) Cette association oeuvrera avec les services de l'Etat et associations d'utilité publique et ceux qui luttent au quotidien contre les thérapeutes recourant à des méthodes dites de manipulation mentale ou de sujétion psychologique destinées à instaurer pour leur propre profit ou celui du groupement auquel ils appartiennent une mise sous dépendance morale, matérielle, financière, intellectuelle ou spirituelle du client ou du patient... "

Est-ce là encore une association qui déterminera quelles sont les bonnes ou mauvaises thérapies et qui bénéficiera de la manne de l'argent public ?

Que dis-je, de nos impôts ? Les psychothérapeutes et psychanalystes n'ont plus qu'à bien se tenir, les anti-sectes se diversifient et adoptent toutes les façades pour poursuivre par tous les moyens la chasse aux sorcières.

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