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Temple Solaire : la tuerie du Vercors reste un mystère
Le Parisien 16 décembre 2005

 


Suicide collectif ou meurtre ?

Dix ans jour pour jour après la mort de 16 membres de l'OTS (Ordre du Temple Solaire), la polémique s'affiche de plus en plus ouvertement et la thèse de l'assassinat politico-médiatique a rattrapé la thèse officielle qui parle toujours de " suicide ". Le procès a déjà été reporté trois fois, avec un procès dans le procès au sujet de l'expert J.M. Abgrall.

La thèse de l'assassinat progresse

Au cœur de la polémique, un membre d'une des familles, Alain Vuarnet, le fils de l'ancien champion de ski, qui vit en Suisse, qui ne croit plus à la thèse du suicide, après dix ans d'enquête. Documents à l'appui, il explique que sa position a évoluée au fil de l'enquête qu'il a menée en parallèle. Il a apporté de nouvelles pièces à convictions, mais le juge les a rejetées et a refusé de rouvrir l'enquête. En particulier, l'expertise de Gilles Lavoué, expert près la cour d'appel de Dijon, qui affirme qu'il y a 30% à 40 % de phosphore en plus sur le sol où l'on a retrouvé les corps, par rapport à un sol ordinaire. " Le seul élément qui puisse expliquer cet excès, c'est l'utilisation d'un lance-flamme ". Ce qui impliquerait bien sûr une intervention extérieure, d'unités fortement armées. Le juge expliquera à l'époque cela par une possible pollution du sol postérieure au drame.

Mais une deuxième expertise démontre alors que les corps eux-mêmes, une fois exhumés, présentent eux aussi un excès de phosphore. Alain Vuarnet et son avocat sont donc persuadés que les victimes auraient été abattues par balles, puis les corps auraient été carbonisés au lance-flamme.

Cependant le 25 mars 2004, le procureur de Grenoble a rejeté la demande de réouverture de l'information judiciaire. L'UNADFI plaide quant à elle pour la thèse du suicide, rien que le suicide. " L'instruction [du procès] était catastrophique " conclut Alain Vuarnet. " Je ne veux pas cautionner une justice qui a fait un procès en sorcellerie. "

Un seul coupable, acquitté

Le dossier du Parisien rappelle les différents drame qui ont pris place au Canada, en Suisse et le dernier en France. On rappelle que le seul dirigeant encore en vie, Michel Tabachnik, qui avait rédigé certains textes fondateurs, a été déclaré coupable de " participation à une association de malfaiteur ", mais acquitté ! Le 13 juin dernier, le procès a été renvoyé pour la troisième fois. Motif : l'expert JM Abgrall a été mis en examen en 1999 pour " violation du secret de l'instruction et du secret professionnel ". Le 17 janvier prochain, une nouvelle date sera fixée, soit juin 2006, soit septembre 2006.

Quant à Michel Tabachnik, seul mis en examen, il explique dans un interview qu'il n'aurait pas grand chose à voir avec toute cette affaire, ayant écrit des textes bien avant de connaître l'OTS, et ne connaissant aucune des personnes présentes le jour du drame. Après avoir été acquitté, il dit avoir tourné la page. Il a cependant collaboré au film d'Yves Boisset, qui sera diffusé sur France 2 début 2006, un documentaire osé qui penche nettement pour la thèse de l'assassinat. La présidente de l'association internationale des victimes de l'OTS croit, elle, à la thèse officielle et à la culpabilité de Michel Tabachnik.

Pour en savoir plus : www.coordiap.com/enq26.htm

 

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