sectes

C'est la faute à Arsène est une réponse au livre de Roger Ikor : Je porte plainte, paru dans le Livre de Poche, sous le numéro 5626.Roger Ikor accuse une secte : le Zen macrobiotique, d'être responsable du suicide de son fils. Il s'adresse au chef de l'Etat (Giscard à l'époque) pour lui demander que des mesures soient prises contre les sectes pour les empêcher de nuire.

Mais il s'élève aussi contre la majorité à 18 ans. Il dénonce aussi bien l'influence du surréalisme et de Mai 68 que le laxisme des enseignants ou la psychanalyse qui banalise la sexualité chez les jeunes...

Jean-Pierre Waguet, professeur, écrivain et animateur de groupes, tout en respectant la douleur paternelle de Roger Ikor, s'élève contre ses analyses et les faux remèdes qu'il propose. Sous les accusations du procureur, il découvre un refus global de toute tentative pour changer la vie et la société. Aux appels à la contrainte et à la répression, il oppose la compréhension, le partage et la liberté. Aux cheminements de sclérose des sectes, il oppose les comportements qui permettent et favorisent la vie.

Waguet, né en 1925. Ecrit depuis l'adolescence (poèmes, romans, nouvelles). A dirigé à Orléans la revue de culture populaire Epoque. Dernier livre paru : Poing soleil, écrit à partir de sa psychothérapie.


Je reconnais à tous les adolescents, et qui plus est, à tous les jeunes adultes, le droit de ne pas être ou d'être athées ou croyants comme leurs parents, d'avoir ou de ne pas avoir la même religion que leurs parents. Il n'existe plus de famille dont tous les membres ont le même sens de la vie. Il n'existe plus de famille chrétienne, de famille de non-croyants. Les adolescents ont pris leur liberté par rapport aux grandes idéologies ambiantes, vécues dans le monde des adultes. Reconnaissons honnêtement qu'un grand nombre l'ont souvent prise contre notre gré et qu'ils nous ont un peu appris la tolérance.

Je suis sensible à tous ce qui va dans le sens de cette liberté des consciences. Elle me paraît fondamentale pour une société moderne. C'est pourquoi je m'associe étroitement au travail, à l'écrit, au cri de Jean-Pierre Waguet.

Je m'y associe fraternellement pour de multiples raisons :

Je veux toujours me sentir solidaire des tentatives proches ou lointaines, allant dans le sens de ce respect des consciences chez tous les êtres humains, si jeunes soient-ils. En ce domaine, il n'y a pas de différence d'âge. Le respect est dû à tous.

L'éducation religieuse a été (pas toujours, mais disons trop souvent) conçue comme une possession et non une libération.

Je souhaite que les religions (les grandes religions officielles comme les sectes...) et la société laïque tirent les conséquences concrètes, dans le système éducatif, de l'Absolu qu'est une conscience humaine.**

Parce que j'ai été, depuis vingt ans, et je le suis encore, en relation avec une masse d'adolescents et de jeunes, on m'a demandé à certaines époques de drames publics, comment se manifestait l'influence de ces sociétés religieuses, appelées sectes, dans le monde des jeunes. Mes interlocuteurs ont toujours paru surpris de ma réponse : sur des milliers de jeunes rencontrés, ceux qui ont été marqués d'une manière ou d'une autre par les sectes religieuses se comptent sur les dix doigts de mes mains. La masse des adolescents n'a plus de relation avec l'Eglise catholique, religion prioritaire en France, ils n'en ont pas plus avec les sectes ! Ils se méfient tout autant de l'une que des autres !

Tout en nous associant personnellement à des drames familiaux, sachons aussi relativiser les questions et ne pas nous laisser prendre par un drame personnel vécu dans une famille proche.

Un livre, c'est une parole. Une parole vraie suscite toujours une autre parole. Je souhaite que ce livre soit le point de départ d'un dialogue.

Ce dialogue peut être public, par l'intermédiaire de journaux par exemple (articles...) ; il peut être aussi en correspondance privée. Je souhaite ce dialogue avec tous ceux, particulièrement les jeunes, qui ont été ou sont solidaires de ces « sectes », ou sont tentés par elles, ou en sont sortis, ou les combattent.

Il ne s'agit pour nous d'aucune chasse aux sorcières, aux héré¬tiques... Non ! Il s'agit de s'expliquer, de se comprendre, de se faire comprendre, il s'agit de mettre au grand jour ce qui se dit ou se vit en cachette. Il s'agit donc de s'estimer, et s'il le faut, de la part de qui que ce soit, des autres comme de nous, de changer d'idée, de regards. La tolérance passe par là.

Je suis sensible à la bonne façon de poser les questions : les sectes font-elles partie du désarroi des jeunes actuellement ?

Mais Jean-Pierre Waguet a de telles paroles en ce domaine que je vous souhaite fraternellement de l'écouter.
Pierre de Givenchy

Pierre de Givenchy, d'abord aumônier de l'Enseignement public, fut amené, dans ce cadre, à faire écrire les jeunes élèves et adolescents dont il s'occupait, puis à publier un livre composé de leurs textes. Devant le succès surprenant de cet ouvrage, et le très abondant courrier qu'il lui valut, il mit sur pied un réseau de correspondance et continua à donner la parole aux jeunes. Actuellement, plus de dix livres, ainsi écrits par des pré-adolescents ou adolescents d'origines, tendances et opinions très diverses, publiés au cours d'une période de huit ans, ont rencontré un accueil

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