Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience
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TYPE DE DISCRIMINATIONS :

HARCELEMENT FISCAL

TEMOIGNAGE N° 15

Paris, 3 mars 2000

On n’a pas pu nous reprocher d’avoir un but lucratif, alors, ils ont voulu taxer nos offrandes comme des dons manuels, avec des taxes à 60%. C’est un bon moyen de faire disparaître une organisation. On ne peut pas nous prendre notre foi, on peut seulement nous prendre notre argent.

Héléna : "Sukyo Mahikari existe au Japon depuis quarante ans, où elle est enregistrée comme une religion. Nous sommes deux millions dans le monde et environ quatre mille en France où l'association existe depuis vingt-huit ans. Notre organisation s’est développée en France uniquement par le bouche à oreille, sans faire de remous. C’est seulement après le rapport parlementaire de 1996 que nous avons constaté qu’elle était classée "secte orientaliste guérisseuse".

Dans ce rapport, les informations sont complètement fantaisistes, rien que sur le nombre d'adhérents. A certains endroits du rapport, nous étions considérés comme un mouvement sectaire de 50 à 500 membres, quelques pages plus loin, nous avions entre 15 000 et 20 000 membres. Il y avait une inflation très forte en peu de pages. A partir de ce moment-là, on a commencé à écrire sur nous, dans la presse, des articles complètement mensongers. On a voulu utiliser le droit de réponse mais on n’a jamais pu obtenir la publication d'un seul droit de réponse.

Une plainte a été déposée par la famille d'une personne qui a des problèmes psychiques et qui est juridiquement incapable. Cette personne connaissait des adhérents de notre organisation et comme elle était mal en point, ils ont essayé de l'aider. Elle était venue quelquefois pour participer à notre travail de purification énergétique.

Suite à cela, la police a débarqué dans un de nos centres en Normandie. Ils ont saisi la comptabilité, ensuite ils sont allés dans la maison des responsables locaux pour saisir leurs objets sacrés. Ils ont été gardés à vue pendant 24 heures, puis relâchés parce qu'on ne voyait pas ce qu’on pouvait leur reprocher, à part d’appartenir à notre organisation.

Fin 98, nous avons eu un contrôle fiscal, alors que nous n’en avions jamais eu depuis vingt-huit ans.

Notre conseiller fiscal a qualifié ce contrôle de “chirurgical”. On n'a pas pu nous reprocher d'avoir un but lucratif, alors ils ont voulu taxer nos offrandes comme des dons manuels, avec des taxes de 60%. C’est un bon moyen de faire disparaître une organisation, parce qu’il est évident que nous n'existerions plus si nous étions obligés de donner 60% de nos recettes, étant donné que nos recettes couvrent nos dépenses. On ne peut pas nous prendre notre foi, on peut seulement nous prendre notre argent.

Beaucoup de nos adhérents subissent des pressions et sont exclus de postes de travail. Deux femmes ont demandé l’agrément pour être nourrice et cela leur a été refusé au motif qu’elles appartenaient à une “secte”. Une de ces personnes m’a dit que les enquêtrices sociales ont découvert un petit autel japonais dans sa chambre personnelle, où les enfants n’avaient aucune chance d’aller. A partir de là ils ont recherché et trouvé qu'elle était dans une “secte”.

Nous avons aussi en Martinique un de nos adhérents qui travaillait à RFO Martinique et son supérieur hiérarchique l’a nommé directeur des programmes. Suite à cette promotion, il y a eu une action contre lui et il a été licencié parce qu’il appartenait à notre mouvement.

Fin 99, il y a eu une campagne “sectes apocalyptiques” avec des articles de presse où nous étions cités. Entre Noël et le jour de l’An, nous avons fermé nos centres, comme d’habitude durant la période des fêtes. En Guadeloupe, devant notre centre, il y avait un car de police. A Paris, il y avait des rondes de policiers qui passaient. On serait une secte apocalyptique et, à côté de cela, il paraît que nous avons un dispositif de survie très compliqué. On ne peut à la fois vouloir survivre et vouloir se suicider ! "

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