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TYPE DE DISCRIMINATIONS :

ATTENTAT !!

TEMOIGNAGE N° 28

Lille, 19 avril 2000

Nous avons deux fois été victimes d’attentat à la bombe. Une fois, en 1976, une jeune fille a perdu sa main dans l’attentat, et en 96, juste au moment où le rapport parlementaire sur les sectes a été publié.

Jean-François : "J’ai rejoint l'Église de l’Unification il y a 25 ans à peu près. J’ai eu des démêlés avec l’ADFI dès sa création. J’ai entendu plusieurs témoignages dramatiques lors de ces audiences publiques sur la discrimination, notamment à Paris avec des gens qui pleuraient. Quand je les écoutais, je me suis dit que nous aussi étions passés par là. Nous avons eu des perquisitions et pas mal de problèmes. Je me suis aperçu qu'en fait on s'était habitués. On s’est un peu blindés. Ce qui est assez particulier dans le Nord, c’est le problème de location de salles. Dès que notre mouvement veut organiser une réunion dans un hôtel ou ailleurs, systématiquement les salles sont refusées. Souvent, dès qu’on envoie les invitations, le pauvre propriétaire de la salle reçoit des coups de téléphone. Je ne sais pas exactement ce qu’on leur dit, mais en général, ça les terrorise. En tout cas, même si le contrat est signé, et bien signé, c’est impossible d’y faire la réunion. J’ai organisé une réunion à Paris qui devait accueillir 1.000 personnes, venues d’Europe, et qui a été annulée au dernier moment. Un de mes amis m'a dit : “Je ne sais pas comment tu tiens”. Chaque fois qu’il y a une réunion, j’ai pratiquement une crise cardiaque jusqu’à ce que la réunion se passe et se termine.

Le 20 novembre, on voulait organiser une petite réunion sur le thème du couple intitulé “S’Aimer pour Toujours”. Donc, on envoie quelques invitations, et aussitôt paraît un communiqué de presse de l’ADFI Nord Pas-de-Calais : “Attention danger, Samedi 20 novembre doit se tenir un exposé débat intitulé “S’Aimer pour Toujours” organisé par la “Fédération des Familles pour la paix”. L’ADFI Nord Pas-de-Calais vous informe que derrière ce titre et le thème – à priori honorable de cette conférence – cette Fédération est en fait une émanation chargée de prosélytisme pour le compte de “la secte totalitaire MOON”, (… donc, là le pauvre restaurateur commence à trembler) “cette secte est épinglée et répertoriée dans les rapports successifs consacrés aux sectes coercitives, dont celui de 1999, intitulé “Les sectes et l’argent” ”. Si le communiqué de presse ne suffit pas pour le restaurateur, c’est l'article dans Nord Eclair qui achève le travail de sape. En conséquence le pauvre restaurateur a craqué. On y faisait des conférences depuis un an environ, une fois par mois, sans aucun problème… Il nous a adressé le fax suivant : “Urgent, suite aux différentes conversations avec plusieurs personnes, dont la presse, je suis dans l’obligation d’annuler le séminaire de demain. ”

Le plus dur a été en 1992 lorsque Mme Moon est venue dans le Nord. J’avais loué une salle à cette occasion et en rentrant chez moi après la signature du contrat j’entendais à la radio que le contrat était cassé. Les gens étaient absolument terrorisés.

Nous avons deux fois été victimes d'attentat à la bombe. Une fois en 1976, une jeune fille a perdu sa main dans l’attentat et en 1996, juste au moment où le rapport parlementaire a été publié. Plusieurs articles étaient parus dans la presse, dont celui du Point qui était intitulé : “Sectes : la chasse est ouverte”. Quelques jours après, on a eu une bombe dans notre siège social, dans le XIVe arrondissement. Il était quatre heures du matin. Heureusement, personne n'a été blessé. Des témoins ont vu une voiture qui s’est arrêtée, deux ou quatre personnes qui ont déposé une valise. L’enquête s’est arrêtée là.

Autre cas. A l’époque, j’étais à Roubaix. Deux journalistes d’Antenne 2 prennent rendez-vous pour un thème tout à fait différent. J’ouvre la porte et à ce moment-là je vois un petit journaliste, Mme Ovigneur de l’ADFI Lille et un grand journaliste derrière, en train de filmer. Je demande : “Qu’est-ce qui se passe ?”. Elle s’est mise à hurler : “Vous avez toujours des choses à cacher.” Je lui demande de sortir. Pendant ce temps-là, bien sûr, le journaliste filmait. Quelques jours plus tard tout cela figurait dans un reportage à la télévision intitulé “La mamie contre les gourous”. On me voyait mettre dehors Mme Ovigneur et les gens ne pouvaient pas savoir comment ils s’y étaient pris. J’avais beaucoup de cas de personnes qui, au niveau de leur travail, ont dû souffrir. Surtout depuis la parution du rapport parlementaire, parce que, maintenant tout le monde dit : “Vous êtes cités dans le rapport parlementaire."

 

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