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Antisémitisme et antisectarisme : la protection de l’état est-elle identique ?
Par Christian Paturel
janvier 2014

 

 

« La France est une République…laïque…
Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances »

Article 1 de la Constitution

Le présent texte complète celui sur le racisme dont le titre reprenait une citation d’André Gide: « Moins le blanc est intelligent, plus le noir lui paraît bête »

Antisémitisme et antisectarisme : la protection de l’Etat est-elle identique ? La question mérite d’être posée compte tenu de l’actualité brûlante et de l’histoire de France récente. Au-delà de « l’Affaire » qui, depuis quinze jours, mobilise les médias, accaparent les politiques et divise l’opinion publique, il serait peut être judicieux de faire le point sur l’état de notre société française et, tout comme un bon marin, d’utiliser notre sextant, notre boussole, notre carte et notre compas.

En effet, des questions fondamentales sont posées. Elles portent sur la vie en société, sur le « contrat social » qu’évoquait Jean-Jacques Rousseau, sur la tolérance que défendait Voltaire :

Comment en sommes-nous arrivés à cette situation ?

La France n’est-elle pas devenue « l’arroseur arrosé » ?

La politique de protection des minorités n’est-elle pas à plusieurs vitesses ?

Quelle image donnons-nous à nos amis de l’étranger ?

Où cela nous mène-t-il ?

Un message de l’histoire incompris

L’antisémitisme ne date malheureusement pas d’aujourd’hui. Il résulte de réactions diverses suscitées par le mode de vie et les croyances du peuple juif. Les racines de ce fléau sont apparues de façon sédimentaire dans le temps et dans l’espace :dans l’antiquité, tous les peuples qui entourent les Juifs sont polythéistes. Or, la religion juive est monothéiste et affirme qu’il n’existe qu’un seul Dieu : Jéhovah. Par la suite, ce nom ne sera plus prononcé.l’affirmation d’être le peuple élu de Dieu ne facilite guère les rapports avec l’extérieur

Lors de l’occupation de la Palestine par la Grèce (4è siècle avant J.C.), la concurrence commerciale avec les grecs provoque, dès cette époque, une concurrence déloyale qui consistera à dénigrer les commerçants juifs en raison de leurs croyances et pratiques religieuses

Puis, avec la naissance de ce que sera l’Eglise Catholique après l’avènement de l’empereur Constantin (4è siècle de notre ère), les Juifs seront accusés d’avoir tué le Christ. Reproche qui occulte le fait que le christianisme est l’œuvre du Christ et des apôtres qui, à ma connaissance, étaient Juifs

Le préjugé religieux n’est pas la seule cause à l’origine de l’antisémitisme. Des prétextes économiques et financiers vont le renforcer. Les Juifs étant exclus de certaines professions se sont tournés vers la finance et l’industrie, deux secteurs très sensibles en cas de… crise économique, et ces dernières n’ont pas manqué de jalonner l’histoire de l’humanité.

Lors des crashs économiques ou des défaites militaires (la France en 1940), les peuples et les Etats vont trouver le bouc émissaire idéal qui serait responsable de tous leurs malheurs et infortunes : le Juif. Le fait que ce dernier appartienne à une minorité ne rend que plus facile l’accusation et la diffusion de calomnies

L’antisémitisme est une gangrène qui mine les fondements de la société et qui s’inscrit, dans tous les cas, en contradiction complète avec les textes sur les libertés fondamentales acceptés par les Etats. Quelles que soient ses raisons : religieuses, raciales, économiques voire… congénitales, l’antisémitisme a un commun dénominateur : la haine injustifiée de l’autre, de celui qui vous est différent.

Cette haine du Juif a atteint son apogée dans l’horreur avec la Shoa et le nazisme. Ce dernier d’ailleurs dans son obsession criminelle de la « race pure » n’a pas limité sa barbarie aux seuls Juifs. De nombreuses minorités ont été persécutées : Tziganes, Témoins de Jéhovah, Francs-Maçons (que ces derniers ne l’oublient pas…), homosexuels, Slaves, personnes présentant des malformations…

Les leçons de cette monstrueuse période ne semblent pas avoir été retenues en France. Je ne vais pas revenir sur tous les rappels, explications, constats qui ont été évoqués dans ce blog mais, dans la mesure où la France, depuis plusieurs décennies, mène une politique de l’exclusion à l’égard de certaines minorités, un parallèle s’impose avec la période 1940-1944.

Depuis 1974 (date du premier choc pétrolier qui a marqué le début de la crise économique), l’opinion publique française a subi un véritable matraquage médiatique et gouvernemental. Le peuple juif ayant largement payé un tribut au cours du deuxième conflit mondial, il fallait trouver de nouvelles cibles. Ce seront les minorités religieuses et philosophiques qui serviront d’exutoire avec deux gibiers de choix : l’Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah et l’Eglise de Scientologie. Par la suite, le champ de tir va s’élargir vers, d’une façon générale, tout ce qui est différent voire même simplement naturel (« Tout ce qui est naturel peut cacher des dérives sectaires » dixit Georges Fenech).

Des campagnes virulentes destinées à conditionner les esprits, à modeler l’opinion seront menées par :

des personnes morales de droit privé (UNADFI, CCMM…)

des personnes morales de droit public : l’Etat et ses organismes (Miviludes, commissions parlementaires…), des collectivités locales sous forme de subventions voire de politiques d’exclusion de la fonction publique des personnes appartenant à une « secte » (un terme dont on attend toujours la définition juridique !)

des médiasdes personnes physiques, notamment des journalistes (Christophe de Chabanne, Julien Courbet…), des avocats (dont certains se sont proclamés « spécialistes des sectes »)

des groupements dits « philosophiques » (Grand Orient de France)

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