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CAP Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté thérapeutique

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LES MASQUES TOMBENT…
par Christian Paturel
juillet 2014

 

 

Lorsque le public est interrogé sur les « dérives sectaires », sa préoccupation porte sur l’Islam radical et le recrutement de jeunes français pour aller combattre dans le cadre du Jihad.

Ledit public devrait être rassuré. La France est en mesure d’affronter ce danger. Nous avons deux sentinelles particulièrement efficaces, expérimentées qui ont démontré dans le passé leur agressivité, leur hargne, leur combattivité : la Miviludes et l’Unadfi.

Malheureusement, ces espérances risquent de connaître une profonde déception :

l’Unadfi sur le sujet est devenue aphone. Cette association reconnue d’utilité publique depuis 1996, qui a taillé en pièces des petites communautés et d’authentiques religions pacifiques et respectueuses du droit, a décidé finalement d’appliquer un précepte issu de la philosophie orientale : « je ne vois rien, je n’entends rien, je ne dis rien »

Quant à la Miviludes, qui a été récemment interrogée par le journal Nord Eclair, sa position, faute d’être un modèle de courage et de franchise, a au moins l’avantage d’être claire :

« Nous avons contacté la Miviludes qui est chargée par le Premier ministre d’une mission de vigilance sur les dérives sectaires. On a cherché à savoir si cette institution est mobilisée sur les phénomènes liés à l’Islam radical comme elle peut l’être sur les dérives observées chez les Témoins de Jéhovah par exemple, dans l’éducation des enfants notamment.

En guise de réponse à nos questions, on nous renvoie systématiquement vers le ministère de l’Intérieur. Est-ce qu’on fait la même réponse aux victimes d’emprise psychologique de la part des recruteurs

« C’est le ministère de l’Intérieur qui porte l’ensemble du dispositif. Nous ne sommes pas habilités à prendre la parole sur ce sujet ». En insistant « On écouté ces personnes, on les oriente… Mais on intervient très marginalement sur ce dispositif ».

(Nord Eclair édition du 7 juin 2014)

« Très marginalement » ! Autant dire pas du tout.

C’est curieux tout de même. Voici deux institutions :

qui fonctionnent avec des fonds publics (il est vrai que les finances de l’Etat sont florissantes)

qui depuis des années, que dis-je des décennies, mènent une chasse sauvage contre le droit à la différence, que ce dernier porte sur le cultuel, le philosophique, le médical, l’alimentaire…

qui persécutent littéralement des groupes paisibles qui ne troublent en aucune manière l’ordre public

et qui face à ce véritable danger, cette authentique dérive sectaire par rapport à l’Islam, jettent l’éponge, refusent de monter en première ligne et préfèrent regagner gentiment leurs cantonnements.

Le prétexte tiré de la compétence du ministère de l’Intérieur n’abuse personne. La compétence exclusive du Bureau des cultes du ministère de l’Intérieur n’a jamais interdit, dans un passé récent, nos deux « Tartarin » d’intervenir dans le domaine religieux. Il est vrai que « le gibier » ne présentait aucun danger : Témoins de Jéhovah, Scientologues, petits groupes tel Horus à la Coucourde qui souhaitaient un autre modèle de vie…

« Ils ont accepté le déshonneur pour avoir la paix.Ils auront le déshonneur et la guerre »

(Winston Churchill après les accords de Munich abandonnant la Tchécoslovaquie à Hitler en 1938)

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