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CAP Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté thérapeutique

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REGARD SUR : L’ATTEINTE A LA PRESOMPTION D'INTELLIGENCE
Jean-Georges D’ANCOISNE
Pour le Conseil Consultatif du CNDHC-FRANCE
Décembre 2010

 

 

S’il est bien un domaine propre à l’Humain, c’est celui de sa pensée, donc de ses facultés et partant de son intelligence, situation qui, de fait, se présuppose comme une réalité découlant précisément du ‘‘principe humain’’.

L’intelligence est donc l’une des caractéristiques majeures de l’état humain.

On pourrait, sans grand risque qualifier l’intelligence comme étant un principe avant tout instinctif. Dès lors, c’est un fait, une réalité et il n’appartient à personne d’en juger.

Que certains systèmes, méthodes ou travaux d’experts permettant d’approcher une estimation de ce que d’aucuns appellent ‘‘un niveau d’intelligence’’ ou encore un ‘‘quotient intellectuel’’, puissent exister ou se développer, notamment à raison d’études générales ou particulières, n’empêche pas cette réalité, ce fait : l’homme est par essence même intelligent et tout jugement réducteur de cette réalité est une atteinte à la présomption d’intelligence et donc une atteinte à l’intégrité de la personne.

Tout raisonnement généralisant, globalisant ou amalgamant, du style ‘‘les électeurs sont tous des ânes’’ ou ‘’tous les français sont des veaux’’, constitue donc un a priori qui viole de manière collective le principe se la présomption d’intelligence qui doit ou devrait dominer.

D’aucuns affirmeront, études, rapports ou constats à l’appui, qu’il existe à la fois différentes formes d’intelligence et qu’une personne peut être sur certains domaines plus ‘‘douée’’ ou encore que des études poussées favorisent le développement de l’intelligence et génèrent donc une ‘différence’’ en faveur de tel ou tel sujet, ce raisonnement est tronqué puisqu’il ne tient pas compte de l’instinct qui pourrait tout à fait favoriser tel sujet non érudit et défavoriser tel autre, théoriquement plus érudit.

La présomption d'intelligence peut donc, d’une certaine manière, être considérée comme une forme de variante de la présomption d'innocence, domaine dans lequel, sans preuve, on n'a pas le droit d'accuser quelqu'un de délit et généraliser le reproche est un crime, de même, sans preuve, on n'a pas le droit d'accuser quelqu'un de bêtise. Généraliser est insultant et engendre des abus.C’est insultant autant pour l’intelligence en elle-même qui est un principe inhérent à l’humain et non détachable de lui, que pour l’Humanité dans son entièreté et cela ouvre la voie d’une possible violation de l‘un des aspects de l’intégrité de la personne.

Jean-Georges D’ANCOISNE

Pour le Conseil Consultatif du CNDHC-FRANCE


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