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CAP Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté thérapeutique

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« CHARLOT » COMBATTANT DE LA LIBERTE
Par Christian Paturel

mars 2010

 


CAP Liberté de conscience« Charlot » ! Il y a une cinquantaine d’années ce nom évoquait une célébrité et de nombreux chefs-d’œuvre cinématographiques. Aujourd’hui, si pour les enfants le nom reste associé au rire, il a pris une connotation méprisante et signifie, selon la définition du dictionnaire : « Homme qui manque de sérieux ou de compétence, sur qui on ne peut compter ». C’est dommage et injuste pour le personnage. Surtout, c’est totalement erroné.

Revisitons l’Histoire avec Charlot et son génial créateur Charlie Chaplin. Ce petit personnage cinématographique était un curieux mélange de vagabond et de gentleman. Il était inadapté à son époque et révolté contre une société déshumanisée où règne l’injustice et parfois la méchanceté et la bêtise. Dans les combats menés contre les totalitarismes de tout genre (nazisme, fascisme, maccarthisme), Charlie Chaplin et Charlot ont fini par se confondre, l’auteur et le personnage n’ont fait qu’un, la fiction a rejoint la réalité.

Si Charlie Chaplin revenait à notre époque, les sujets d’inspiration ne lui manqueraient pas. Les « remake » des films suivants seraient couronnés de succès :

LE KID (1919)

La pauvreté et la misère s’étalent désormais au grand jour et n’épargnent personne. Seuls quelques privilégiés, dont le nombre a plutôt tendance à se réduire, échappent à cette paupérisation. Même nos sociétés occidentales qualifiées il n’y a pas encore si longtemps de « riches » sont ébranlées par ce fléau.

Compte tenu de la crise actuelle, tout le monde peut être frappé et perdre des années, des décennies, voire toute une vie de travail. En 2010, un million de chômeurs français seront en fin de droit. Que deviendront-ils ? Les usines ferment et/ou se délocalisent. Des sociétés qui affichent pourtant des bénéfices vertigineux jettent sur le pavé toute une armée de salariés au nom du sacrosaint principe de rentabilité et du dieu argent. Toutes ces sociétés procèdent sans état d’âme, sans se soucier des drames humains et familiaux engendrés par leurs décisions. Nos sociétés dites « humanistes » (doux euphémisme), sont dominées par l’exploitation sauvage des hommes, le pillage et le gaspillage des richesses naturelles, la destruction de l’environnement. Les mots et expressions « épanouissement personnel », « solidarité », « bonheur » ont été remplacés par ceux de « ratios », « plus-values », « profits », « économies d’échelle », « bonus »…

Le dernier rapport de Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, rendu public le 23 février 2010, déplore une situation française pour le moins affligeante et inquiétante :

« Notre société est fracturée mais jamais cette réalité n'a été aussi aiguë (...) ». Le Médiateur perçoit un sentiment d'injustice « mêlant angoisse et rancoeur, prêt à se déverser dans les pires exutoires (...) L'impact de la crise est venu aggraver la situation, accroissant le contraste entre la richesse collective de la France et la situation des moins favorisés (...) Jamais le risque de basculer dans la précarité n'a semblé si grand à autant de concitoyens (...) Face à cette détresse, l'efficacité des politiques de solidarité décline, au point même d'infliger des blessures supplémentaires (...) »

Les cités des grandes villes et de leurs banlieues, qui n’ont jamais été des « cités de la joie », sont devenues des mouroirs au sein desquels la nouvelle génération a perdu toute illusion, tout espoir, tout idéal. L’environnement urbain, le cadre de vie sont devenus intenables pour les enfants, les ados et les jeunes. L’écart entre riches et pauvres a depuis longtemps dépassé le seuil de l’indécence.

Oui vraiment, le génie de Charlie Chaplin, pourrait sans difficulté produire une nouvelle version du Kid. La matière première ne manquerait pas.

LES TEMPS MODERNES  (1936)

Sans évoquer la situation scandaleuse qui prévaut dans certains Etats où les enfants travaillent et effectuent des tâches harassantes inadaptées à leur constitution physique et à leur âge et où le travail s’apparente, d'une façon générale, à de l’esclavage pur et simple, partout les conditions de travail se sont dégradées et engendrent fatigue, stress, dépression nerveuse, mort prématurée, voire…suicide. La menace du chômage est devenue une arme efficace de chantage pour obtenir des salariés l’acceptation de cadences inhumaines, la soumission aux obligations et ordres les plus insolites, la capitulation devant des exigences qui, quelques années auparavant, n’auraient pas osées être simplement évoquées et qui portent atteinte à la dignité humaine. **Comparativement, la difficulté du travail à la chaîne décrite dans « Les Temps modernes », si elle était prémonitoire, est aujourd’hui largement dépassée, voire désuète.

LE DICTATEUR  (1940)

« Hynkel » (Hitler) et « Napoleoni » (Mussolini) ont fait de nombreux émules si l’on décompte le nombre d’Etats totalitaires dans le monde. Ces derniers sont largement majoritaires au sein de l’ONU où siègent d'ailleurs des monarchies absolues (le Vatican).

A propos de l’œuvre de Chaplin, certains observateurs considèrent que ce film est d’une telle « clairvoyance que l’on pourrait penser qu’il a été réalisé après la Shoah ».

Je me suis abandonné au rêve et j’ai tenté (je n’ai pas son génie) d’imaginer ce qu’aujourd’hui Charlie Chaplin pourrait faire ainsi que les difficultés auxquelles il se heurterait pour réaliser et assurer la diffusion de ses créations.

Une nouvelle version du Kid décrivant l’injustice sociale et la misère obtiendrait difficilement les financements nécessaires. Il est de notoriété que le monde est dominé par quelques grands groupes industriels et financiers dont la puissance porte ombrage aux Etats. On conçoit difficilement que ces colosses économiques puissent apporter leur appui à un film qui dénoncerait les dégâts et nuisances (sociaux, écologiques, humains…) provoqués par des politiques animées par le profit et la cupidité.

Le remake Les Temps modernes rencontrerait les mêmes obstacles dressés par les mêmes puissances.

Charlie Chaplin serait, de toute évidence, amené à évoquer le dilemme suivant :

La société actuelle, tous régimes politiques confondus (Etats-Unis, Chine, Russie, Union européenne…), est basée sur le cycle : exploitation des richesses de la terre/production de biens et services/ consommation. La poursuite de ce cycle va conduire à un drame écologique qui pose, à très court terme, la question de la survie de l’humanité. Pardonnez du peu…

Que faire ? Privilégier l’écologique sur l’économique ? Ce serait déclencher une crise sans pareille engendrant un chômage mondial massif, des émeutes, des guerres civiles, des conflits internationaux.

Bref, « entre la peste et le choléra », le choix est difficile. Il explique la navigation à « la corne de brume » des gouvernements qui gèrent au jour le jour en évitant d’évoquer ce que sera demain. On ne sait plus où l’on est et on ne sait pas où l’on va. Partant de cette constatation, le « plan de route » risque d'être chaotique…

L’évocation de ce qui est à proprement parler une véritable impasse conduit inévitablement à remettre en cause l’ensemble des fondements de la société : mode de vie, système économique et bancaire, but de la vie (acquérir des biens matériels ? s’enrichir ? produire ?…)… et à s’intéresser aux « autres solutions » prônées actuellement par des minorités spirituelles qui préfèrent conjuguer le verbe « être » plutôt que le verbe « avoir » (personnellement, mes motivations, mon mode de vie, mon espoir… reposent sur la Bible et une croyance fondée sur la raison).

Ces « autres solutions » sont violemment combattues par ce qu’il convient d’appeler « la Pensée unique ». Cette dernière est une véritable nébuleuse qui rassemble des éléments hétéroclites (religieux, politiques, financiers, idéologiques…) dont le commun dénominateur est un attachement au « système de choses » actuel et le refus de tout changement (il est vrai que compte tenu de l’échec total du présent système, le « virage » (sic) risque d’être à 180°…). Cette force conservatrice possède les moyens, les armes et les alliés utiles pour combattre toute contestation qui remettrait en cause son modèle de société

Charlie Chaplin, qui ne faisait pas les choses à moitié, se heurterait à une redoutable opposition. Il ne tarderait pas à être accusé d’appartenir à une secte honnie, ou d’être traité de « mondialiste », « d’écologiste d’extrême gauche »… Sur ce plan, de nombreux chercheurs qui ont étudié avec sérieux les NMR (Nouveaux Mouvements Religieux) peuvent évoquer leur propre expérience. Les sectophobes les ont accusés d’être sympathisants des Témoins de Jéhovah, des scientologues… Le but évident est de les discréditer auprès des autorités étatiques et de l’opinion publique.

Charlie Chaplin pourrait éventuellement créer son propre studio et produire ses films. De grands succès (« Les dieux sont tombés sur la tête ») ont été réalisés avec de micro-budgets. Mais, les circuits de distribution resteraient un obstacle insurmontable. Il est très difficile dans notre système de choses, même au sein de nos démocraties dites libérales, de produire des œuvres qui dérangent, incommodent, contrarient la pensée dominante, qu’il s’agisse de livres (j’en sais quelque chose…), d’articles, de films, d’émissions télévisées ou radiophoniques… (reste, fort heureusement, internet).

Mais me direz-vous, Charlie Chaplin, compte tenu des rudes attaques qu’il a essuyées, possède une véritable cuirasse qui lui permettra de tenir ferme. C’est exact ! Rappelons à cette occasion que ses ennemis (notamment les nazis, les maccarthistes) l’ont accusé d’être Juif (ce qui n’était pas le cas mais, l’aurait-il été, je ne vois vraiment pas où se situait le problème !). Chaplin a toujours refusé de réfuter ces affirmations et de dénier toute appartenance juive, ce serait disait-il « faire directement le jeu des antisémites » et considérer qu’il s’agissait d’une offense. La Pensée unique, nous l’avons évoqué précédemment, utilise le même procédé à l’égard de journalistes, d’historiens des religions, de sociologues, de juristes… qui n’épousent pas leurs thèses extrémistes et indéfendables. Malheureusement, le procédé fonctionne. Certains individus, voire certaines associations, par crainte, se défendent farouchement de toute adhésion ou sympathie à l’égard de telle Eglise minoritaire, de tel groupe ou de telle organisation qualifiés discrétionnairement par une poignée d’illuminés de secte ou de sectaire. Attitude regrettable « qui fait directement le jeu » des sectophobes.

Qu’en serait-il d’une suite  Du Dictateur ?

Quand je pense que ce film, en 1940, s’est heurté à l’opposition de très nombreux politiciens des démocraties libérales ! A l’époque, il ne fallait surtout pas fâcher Hitler. Deux leçons à tirer de ce précédent.

La première : Charlot l’artiste, le clown, le vagabond a donné une leçon de courage, de sens politique aux…politiques. Ces derniers n’ont pas perçu où se trouvait leur devoir. « L’amateur » est venu défendre la liberté en raison de l’immobilisme des « professionnels » de la politique dont la seule action a consisté à multiplier les critiques et les obstructions dès le début du tournage du film. Comment ne pas penser à cette boutade : « L’Arche de Noé a été construite par un amateur et le Titanic par des professionnels ».

La seconde : l’opinion dominante n’est pas une garantie d’infaillibilité. Les minorités ont toujours contribué aux progrès de l’humanité. Il existe, par-dessus la législation des Etats, un « droit naturel » qui existe de lui-même, en dehors de toute intervention humaine et qui s’impose à tous. Ce droit naturel est le fondement du droit international et s’exprime dans la déclaration universelle des droits de l’Homme, la convention européenne des droits de l’Homme… Les apôtres, dès le 1er siècle, ont invoqué la loi de Dieu pour s’affranchir de lois humaines contraires. Le général Leclerc a considéré « qu’il ne fallait pas être prisonnier des ordres pour les grandes certitudes » à une époque (1940) où la majeure partie de l’armée française considérait que « les ordres » résultaient de l’armistice signé entre le régime nazi et le gouvernement de Vichy.

Sur ce, Charlie Chaplin, dans son « remake », pourrait « négliger » les dictatures classiques, celles qui martyrisent les peuples (arrestations arbitraires, tortures, assassinats, camps de concentration…liste non exhaustive, l’imagination humaine est très fertile en ce domaine) ; qui établissent un pouvoir absolu en s’appuyant sur l’armée, la police, la maîtrise complète des médias ; qui sont au service exclusif d’une idéologie totalitaire et qui prônent le culte du chef (Mussolini, Hitler, Staline…) et porter son attention sur certaines démocraties dites libérales. Ce faisant, il ferait d’une pierre deux coups. Il dénoncerait d'une part une forme insidieuse de dictature sur les esprits et d'autre part l’hypocrisie de dirigeants qui se réfèrent continuellement aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales.

En effet, certaines démocraties occidentales, sans répondre à la description de la dictature absolue du nazisme, du fascisme, du stalinisme, du maoïsme… se livrent néanmoins à de la propagande pure qualifiée pudiquement de « communication politique » ou de « relations publiques ». Mais, si l’étiquette et le contenant semblent au premier abord satisfaisants et respectables, qu’en est-il du contenu ? En ce domaine, certaines démocraties dites libérales sont loin d’être des exemples de transparence, d’honnêteté, de loyauté.

Charlie Chaplin, avec son sens aigu de l’observation, son humour parfois décapant, sa sensibilité, son sens de la justice, pourrait fort bien appuyer là où ça fait mal. Son génie pourrait devenir très, très, très gênant. Des gouvernements, aux fins de conserver le pouvoir (ce désirable « hochet » pour beaucoup d’hommes et… de femmes), sans utiliser la force (autrement ce serait une dictature) emploient, selon un dosage variable pour rester dans des limites acceptables, les procédés de propagande utilisés par les dictateurs, à savoir :

Manipulation de l’opinion publique (sondages et statistiques faussés) Falsification des images et reportages (retouches sur les photos, tronçonnage des films)

Mainmise sur les médias et censure de l’information, émissions non respectueuses du contradictoire…

Campagnes d’intoxication et de diabolisation (les campagnes et rapports anti-sectes)

Informations tendancieuses, partiales, voire tronquées… (déformation, amplification des faits quand ce n’est pas un mensonge à 24 carats) **

Rappelons que la propagande désigne selon Wikipédia « un ensemble d’actions psychologiques effectuées par une institution ou une organisation déterminant la perception des évènements, des personnes ou des enjeux, de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d’une certaine manière ».

Dans ce cadre, Charlie Chaplin n’épargnerait certainement pas la France. Le duo Unadfi-Miviludes ne serait pas sans lui rappeler ses déboires durant la « chasse aux sorcières » qui a ravagé l’Amérique entre 1938 et 1960. Les Témoins de Jéhovah dès 1940 sont alors victimes de véritables crimes et délits, d’un « déchaînement de violence à l’échelle nationale ». Les foules dirigées par des membres des principales Eglises, des nationalistes et des délinquants de droit commun… font la loi. La Constitution américaine, les amendements, l’institution judiciaire sont allégrement violés. Eleanor Roosevelt (femme du président Franklin Roosevelt) et Francis Biddle, substitut du ministre de la Justice des Etats-Unis doivent intervenir pour calmer cette folie collective. Les persécutions et voies de fait se sont néanmoins poursuivies. Entre 1940 et 1944, les Témoins de Jéhovah sont victimes de plus de 2 500 cas d’agressions violentes.

Puis, entre 1950 et 1954, sous la direction de commissions parlementaires, d’organes étatiques comme le FBI et du sénateur Mac Carthy, un climat de paranoïa est instauré. Il s’agit à l’époque d’éliminer les communistes. La guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS avait débuté en 1947. Des milliers de fonctionnaires (simplement suspects de sympathie communiste, d’appartenance à une organisation dite « subversive » ou d’homosexualité) perdent leur emploi. On se dénonce, on se calomnie pour se protéger. La délation, le mensonge, l’illégalité (violation de la Constitution et de plusieurs amendements), l’arbitraire, la folie collective régnent en maîtres, preuve que la Liberté est une valeur fragile qu’il faut protéger. Même Shirley Temple, une enfant âgée de 8 ans, est accusée de « subversion » pour avoir signé une carte de vœux dans un quotidien communiste français. « L’Humanité » fait vraiment défaut… Une « liste noire » du cinéma est établie. Des acteurs et des cinéastes comme Walt Disney (après Blanche Neige et les 7 nains  la chasse aux sorcières ?), Elia Kaza… s’associent à cette campagne en désignant des confrères « susceptibles d’entretenir des sympathies communistes ». Une liste noire, ça ne vous rappelle rien ? En France, une liste des organisations dites sectaires a été dressée en 1995. Un « remake » de cette liste n’est-elle pas envisagée ? N’a-t-elle d’ailleurs pas été mise en place de façon discrète ? Hypocrite et illégale seraient les termes plus exacts ?

Terminons sur une note positive

L’Histoire finit toujours, même si ça prend parfois du temps, par justifier les combattants de la Liberté :

Le sénateur Mac Carthy a, de 1950 à 1954, abusé toute la classe politique américaine. Cette dernière, tout comme en 1940 avec le film « Le Dictateur », n’a pas été à la hauteur des responsabilités et de la confiance que le peuple lui avait confiées et s’est… égarée en abandonnant la route de l’honneur, du courage, de la justice et du droit. Elle a aveuglément suivi, sans aucune réflexion, l’entreprise folle de ce sénateur. La vérité finit par éclater au grand jour et révèle la personnalité de Mac Carthy : « un politicien roublard, démagogue, prêt à tout et capable de mentir, d’affabuler pour accroître sa notoriété, arrogant, bafouant les lois et la Constitution, n’hésitant pas à corrompre les témoins, accusant sans aucune preuve ». En 1954, il sera totalement désavoué par l’opinion politique américaine et la classe politique. Il sombrera dans l’alcoolisme et mourra, en 1957, dans l’indifférence générale. Pour reprendre la formule de l'historien André Kaspi : « Oublié comme on oublie un cauchemar ».

Dans le camp des résistants, des cinéastes vont réagir à leur façon :

Fred Zinnemann, qui a fui le nazisme, produit en 1952 High Noon  (Le Train sifflera trois fois ) pour fustiger la lâcheté de toute ville qui abandonne son représentant de la loi, seul face à quatre tueurs. De ce western est née l’expression américaine : « to be high noon » (on doit affronter seul un danger).

Le dramaturge Arthur Miller réalise en 1953 Les Sorcières de Salem . Cette pièce de théâtre fait référence à la vague d’intolérance qui affligea, au 17è siècle, le Massachusetts. Le parallèle avec la folie collective, le délire de la période du maccarthysme était évident.

Berthold Brecht, lors de son audition devant la commission parlementaire, réussit un admirable numéro de diversion et « d’embrouille » en contestant systématiquement la traduction qui est faite de ses déclarations. Quant à Charlie Chaplin, il quitte en 1952 l'Amérique en raison de prétendues opinions de gauche qu’il a toujours niées, se considérant comme  citoyen du monde .

En 1957 il réalise le film « Un Roi à New-York » qui ridiculise la « chasse aux sorcières » américaine.

Il ne revient aux Etats-Unis qu’en 1972, sur invitation, pour se faire remettre un oscar d’Honneur de l’Académie Award. Il reçoit alors du public américain une ovation qui n’a jamais été égalée par sa durée (plus de 5 minutes !).

Il laisse l’image et le souvenir d’un homme qui savait faire des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. Qui a su : faire rire les enfants et les grands, alerter l’opinion sur le danger de certaines idéologies criminelles, d’organisations et de mouvements totalitaires, qui a irrité les liberticides et tyrans toutes catégories confondues et… qui a su se faire aimer du public. Il est vrai que les messages (très souvent muets) de Charlot s’adressaient à tout le monde, il était compris par tous. Ce langage est universel et n’a pas besoin d’être traduit. Charlie Chaplin était citoyen du monde ….

« Compte tenu des inévitables parallèles pouvant être faits avec notre époque, toute ressemblance avec des personnages contemporains ou des situations existantes, ne serait pas forcément fortuite ni due au hasard »

source : http://christianpaturel.com/

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