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CAP Liberté de Conscience - Liberté de religion - Liberté thérapeutique

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L’Académie pour les nuls
Par Gille Carat

mars 2010

 

L’émergence de nouvelles façons de croire, de penser l’univers, de rechercher un bien-être physique et mental a suscité de nombreuses études depuis quelques décennies dans les domaines de la sociologie, de l’anthropologie, du droit et même des sciences politiques. La plupart des chercheurs de terrain mettent en relief les similitudes et les différences avec certains phénomènes sociaux des civilisations passées, tout en gardant le recul nécessaire qui sied à une démarche scientifique. Parallèlement, certains journalistes ou commentateurs ont suggéré le terme de « créatifs culturels » pour désigner des regroupements ou tendances à inventer de nouvelles façons de vivre au moyen de nouveaux paradigmes.

Périodiquement, côté « statu quo », on voit également paraître des interventions de personnalités qui semblent découvrir ce problème par ouï-dire, qui déclament de grandes théories en caressant l’opinion dans le sens du poil (en excluant bien sûr le champ de la politique, des syndicats, de la publicité … et des groupements « anti-sectes »), et qui semblent tomber à pic pour cautionner une politique de stigmatisation des minorités de convictions à l’aide d’arguments pour le moins primaires et manichéens. Cela aussi, ce n’est pas nouveau dans notre histoire, et a fait l’objet d’études.

Dans ce registre, l’Académie des Sciences Morales et Politiques (tout un programme) a cru bon d’inviter Philippe Sellier, professeur de lettres à la Sorbonne, pour apporter à ses membres ses lumières sur le thème « Qu’est-ce qu’une secte ? Essai de définition méthodique ».

Le rappel historique

Dans cette allocution prononcée le 22 février 2010, l’intervenant débute plutôt bien son « essai » en cessant d’opposer les deux étymologies du mot « secte », « sequi » = suivre, et « secare » = couper, en montrant qu’historiquement, la seconde (fantaisiste) a succédé à la première, et que la notion plus péjorative – mais pas toujours - de « coupure » fait partie de la rhétorique d’une Eglise devenue dominante qui cherche à retenir ses brebis.

L’auteur pointe également le traitement radicalement opposé dans l’imaginaire et les lois réservé aux cinq religions « socialement admises » que sont le catholicisme, le Protestantisme, le Judaïsme, l’Islam et le Bouddhisme qui s’affichent tous les dimanches sur France 2, avec les autres mouvements à priori suspects. L’auteur aurait pu d’ailleurs ajouter que l’actualité judiciaire, les faits de violence et les faits divers concernent de façon écrasante ces cinq premiers groupes, plutôt que d’autres groupes ou minorités de conviction. Il est également rappelé que l’on essaye périodiquement de légiférer sur un objet, « la secte » non défini juridiquement.

Passé la première impression favorable, le discours glisse vite vers l’approximation et le brouillage des sources. Déjà, l’affirmation initiale selon laquelle « La secte apparaît désormais comme un fléau social » a donné le ton de l’utilisation au premier degré de lieux communs. S’agit-il ici de l’imaginaire populaire ou médiatique, ou d’une vérité factuelle assénée par ledit « professeur émérite » ? L’absence de réserves parle d’elle-même.

Rappelant avec justesse que les grandes écoles philosophiques grecques étaient considérées en leur temps comme des religions ou des sectes, sans connotation péjorative, l’agrégé de lettres classiques tombe tête baissée dans le poncif selon lequel « Pendant longtemps les maîtres des sectes ont été des personnalités d’exception, comme Platon, Aristote ou les grandes figures du Portique, sans parler du Christ lui-même. » (Admirons l’insertion subreptice de Jésus dans cette illustre cercle, ficelle un peu grosse par laquelle l’auteur défend son fond de commerce). On devine que après le Christ, cela se gâte.

Puis l’auteur introduit l’apport de la sociologie en la personne de Weber, qui a décrit la secte de façon plutôt sympathique à nos oreilles modernes émancipées des concepts de l’Ancien Régime, comme étant une association volontaire, contractuelle, égalitaire, méfiante vis-à-vis des intermédiaires institutionnels, par opposition avec « l’Eglise » à laquelle on appartient par la naissance. Elle serait volontiers rebelle et critique vis-à-vis du pouvoir et ne prône pas de longues études théologiques. Son contemporain Troeltsch définit le type idéal « Eglise » par une volonté d’universalisme, l’adoption du concept stoïcien de loi morale naturelle débouchant sur une éthique minimale conforme à la droite raison.

Il passe par contre sous silence les apports sociologiques de son confrère Sorbonnard Durkheïm, dont il aurait pu par contre utiliser la méthode empirique, « méthodologie » annoncée mais qui lui fait tant défaut.

Les apports de la sociologie

La suite et la fin de l’intervention se transforment en une prestation consternante, démontrant une ignorance coupable du sujet et une certaine paresse intellectuelle, peu acceptables de la part d’un représentant de l’intelligentsia française et dans ce lieu.

Par un bel anachronisme, Philippe Sellier reproche tout d’abord à Weber un « grave » oubli, celui de n’avoir point parlé de « victimes » et de « gourou ». Sur l’apparition du terme de « gourou », notre érudit se contente d’affirmer sans aucun recul que « un maître peut soit aider à l’épanouissement d’une personnalité libre, soit opprimer, aliéner. C’est cette possibilité menaçante qu’exprime aujourd’hui le terme indien de gourou. » On retrouve ici l’argument classique des défenseurs inconditionnels de la chrétienté, présentée comme une école de la liberté absolue, opposant Jésus-Christ aux maîtres spirituels des autres traditions qui seraient mal intentionnés et spoliateurs de liberté par essence. L’utilisation péjorative sans aucune réserve du terme « gourou », terme éminemment respectable dans la tradition orientale, dans la bouche d’un soi-disant érudit n’est donc pas forcément innocente.

Evoquant les conflits entre époux naissant de l’éducation conforme ou pas à la doctrine de la « secte », le très catholicisant Philippe Sellier feint d’oublier également que, pour pouvoir se marier dans une église catholique, ou se marier tout court, un époux(se) non pratiquant(e) doit s’engager solennellement à éduquer ses enfants dans la foi catholique.

Quant aux victimes, Weber n’a effectivement pas eu la chance de profiter des lumières de l’Unadfi et de sa vision manichéiste du monde, qui jette l’anathème sur plus de 600 écoles de pensées, refusant ouvertement tout dialogue avec elles et traquant le mal jusque dans les régimes à base de soupe ou les manipulations kinésiologiques.

Dernier reproche adressé à Weber et Troeltsch, ces protestants sont souvent trop durs à l’égard de l’Eglise Catholique ! Quand à Durkheim, sa judéité lui vaut sûrement un black out étonnant.

La définition moderne de la secte selon Philippe Sellier

La définition de « la secte » aurait viré (dans le bon sens selon l’auteur) à la suite du drame du Guyana, qui, l’auteur le croit, aurait été le théâtre d’un suicide collectif. L’auteur aurait pu se renseigner et découvrir que, lorsque les documents « top secret » (39 000 pages !) de la CIA ont été déclassifiés, il est apparu clairement que :

1 / Le Temple du Peuple avait été infiltré et faisait partie d’une expérience de lavage de cerveau de la CIA à l’aide de drogues intitulée MK-ULTRA(1). Les allégations de suicide collectif volontaire par auto-empoisonnement ne tiennent pas face au fait que la plupart des victimes sont mortes d’une balle dans la tête par derrière. Il ressort également qu’une équipe de la CIA était sur place ce jour-là, de même que le principal opposant à la CIA, le député Ryan qui est mort opportunément dans la tragédie.

2/ Les enquêtes sérieuses sur les drames similaires de Waco (Etats-Unis) et de l’Ordre du Temple Solaire fournissent de multiples preuves qu’il ne s’agit pas de suicides mais d’opérations clandestines de services secrets pour éliminer des témoins gênants.

De même, lorsque l’auteur confirme et approuve le « dictionnaire » moderne selon lequel que « les religions luttent contre les sectes », et que les Eglises et les laïcs (entendre les athées) luttent main dans la main contre les sectes, c’est un contresens total, car les « Eglises » ont vite compris que les militants athées qui ont mené le combat en France fustigeaient en réalité des attitudes et pratiques propres aux Eglises elles-mêmes, et elles ont arrêté de se tirer une balle dans le pied en se désolidarisant de cette lutte. C’est bien ce qu’avait compris feu Mgr Vernette, cité à contre emploi, qui avait réalisé son erreur initiale et essayé à la fin de sa vie de réhabiliter bien au contraire les croyances extérieures à l’Eglise Catholique. Pour preuve, la mainmise récente des courants athées francs-maçons sur l’Unadfi, ce que déplorait l’ancienne présidente Jeannine Tavernier. Ces courants athées trustent désormais l’Unadfi, le Ccmm et la Miviludes.

Puis on croit rêver quand, pour tracer la nouvelle frontière entre les « vraies religions » et les « sectes », (activité bien révélatrice de la préoccupation obsessionnelle de l’auteur), notre professeur émérite de la Sorbonne, en mal de références intellectuelles, propose « sur ce point de suivre une institution hautement respectable, le Conseil Œcuménique des Églises, fondé en 1948 et qui réunit actuellement 342 dénominations différentes, mais toutes foncièrement chrétiennes. Sont reçues comme Églises les communautés qui reconnaissent comme Parole de Dieu la Bible, sans retranchement ni adjonction, qui professent la foi énoncée dans le symbole de Nicée-Constantinople (Personne divine du Christ incarné et mystère trinitaire du Dieu unique), qui font la preuve d’une autonomie permanente de vie et d’organisation, qui sont ouvertes au dialogue avec les autres communautés et avec le monde. » On le voit, des critères ouverts et éclairés. Merci pour les Juifs, le Bouddha et Mahommet, pas « foncièrement chrétiens ».

Effectivement, Weber avait aussi oublié de faire référence au symbole de Nicée-Constantinople dans sa définition. Pour bien enfoncer le clou et « vendre » le concept d’Eglise, la pertinence de la structure de celle-ci serait démontrée par le « prodigieux concert de penseurs et de mystiques dans les Églises catholique et orthodoxe depuis deux millénaires (et les protestants ? ), leur ouverture aux plus nobles philosophies de la planète ». Réécriture originale de l’histoire, quand on se rappelle la prodigieuse ouverture d’esprit de la Papauté au XIXè siècle et les exactions de la Noble Inquisition !

Pas avare de contradictions, ce spécialiste de Pascal qui a rédigé son doctorat de troisième cycle sur « Pascal et la Liturgie », examinant avec le plus grand sérieux et par le menu les habitudes liturgiques des moines à cette époque et de Pascal en particulier, propose de ne pas donner du mot secte une « définition de nom » (précise), mais une « définition de chose, qui laisse le terme dans le flou et l’indistinction ». Merci au spécialiste en lettres.

Ceci ne l’empêche pas, après avoir encensé l’Eglise chrétienne, de faire appel à l’ennemi pour justement préciser les choses. Car, grâce à Dieu, cette définition incomplète a été enrichie par l’apport de l’immense talent intellectuel d’Alain Vivien, président de la défunte MILS (Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes) – infatigable globe-trotter planétaire par ailleurs(2) –. Ce digne représentant de la mouvance maçonnique athée a enfin donné une « définition de nom » satisfaisante (comprenne qui pourra), « La secte est une association de structure totalitaire, déclarant ou non des objectifs religieux, dont le comportement porte atteinte aux droits de l’homme et à l’équilibre social. »
Enfin, pour mieux préciser et définir « ce que nous visons sous l’appellation de secte » (admirons la rhétorique guerrière, et ce « nous »), le professeur égrène une succession de clichés digne d’une anthologie des tabloïdes : « la secte d’aujourd’hui est hypertrophie délétère du maître. » « [Les sectes] ont proliféré en manifestant sur le devant de la scène l’action de trois appétits fondamentaux : la toute-puissance, le sexe et l’argent. » « Le religieux n’est plus qu’un badigeon ».

Disons-le clairement, ces affirmations au premier degré dont l’auteur ne dit pas s’il s’agit d’un fait, d’une opinion personnelle, de l’opinion de la Miviludes ou d’un copié coller sur Paris-Match (nous penchons pour la dernière hypothèse) sont tout simplement nauséabondes et déshonorent la Sorbonne dont il est issu ; d’autant plus nauséabondes que, alors qu’il vient de montrer les dangers de la logique de liste, il se presse de référer ses auditeurs en conclusion à la liste de 600 mouvements établies par l’Unadfi(3), mouvements qui selon lui « prolifèrent » et qui répondraient aux charmants critères ci-dessus : un véritable appel au meurtre, et une référence Ô combien révélatrice. « C’est dire l’urgence de réagir » conclut-il, comme pour lever toute ambiguïté sur ses motivations.

Origine et destination d’un tel discours

Les sociologues des religions, qui s’intéressent aujourd’hui à toutes de sortes de groupes et de croyances, ont bien mis en évidence l’histoire même de la sociologie des religions. Il n’y a guère, la théologie chrétienne faisait en effet office de cadre de référence pour la description des différents mouvements religieux : les groupes sortant du cadre juif, chrétien ou musulman étaient affublés de l’étiquette de « païens », et la sociologie des religions avait tendance à établir une hiérarchie des croyances, supposée refléter le degré d’évolution des sociétés, le christianisme représentant bien entendu un sommet indépassable.

La démarche moderne –qui a encore du mal à s’imposer dans quelques poches de résistance - adopte une attitude de neutralité et prend acte de la diversité des conceptions, ainsi que de leur nécessaire pluralité et non-hiérarchie.

On voit bien en revanche que l’auteur se place dans un cadre d’analyse catholique traditionnel, tout en faisant appel aux groupements « anti-sectes » pour combler les lacunes les plus criantes de ce genre d’approche. En effet, l’auteur fait ici référence au modèle quasi idéal de « l’Eglise » chrétienne et se réfère aux définitions du Conseil des Eglises pour tracer la limite entre secte et religion, oubliant d’ailleurs au passage les autres religions de la planète. Nous assistons donc ici à une entreprise de légitimation des Eglises Chrétiennes « mainstream », présentées comme exemptes de défauts et pourvoyeuses de liberté, à l’opposé de groupes mal intentionnés qui cumuleraient les plus graves tares.

Il faut savoir que l’auteur est un spécialiste de Pascal et du jansénisme, et qu’il a consacré une bonne partie de ses recherches à la pensée religieuse et aux pratiques de ce grand homme (et non à son travail scientifique sur la méthode expérimentale qui lui aurait bien servi). L’un de ses ouvrages, « la Bible expliquée à ceux qui ne l’ont pas encore lue », figure en bonne place à la librairie de la Procure Catholique, qui commente ainsi l’ouvrage : « Si certains des soixante-treize livres bibliques peuvent, par leur éloignement dans le temps, donner l'impression d'une forêt, leur message devient de plus en plus lumineux à mesure qu'on s'élève vers les sommets. Ce sont des cimes couronnées de neiges éternelles qui sont proposées ici au cheminement du lecteur. » Dans la même veine, Philippe Sellier aurait pu intituler son intervention « les sectes expliquées à ceux qui n’en ont jamais rencontrées », à supposer qu’il ait rencontré lui-même l’un de leurs membres – pardon de leurs victimes -, ce dont on peut douter.

Il ne peut ignorer également que nombre des reproches et critères épouvantables qu’il attribue auxdites sectes sont précisément les reproches adressés à l’Eglise Catholique lors de la Réforme ou lors de la Révolution Française.

Quant à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, qui accepte et diffuse sans broncher ce genre de « communications », il n’est pas anodin de savoir qu’elle compte parmi ses membres un cardinal français, l’actuel directeur de la Banque Centrale européenne et … le pape en personne, Joseph Ratzinger ! A l’heure où l’Eglise avec un grand « E » croule sous les procès en pédophilie, y compris en Allemagne, cela dénote tout de même une certaine cécité de la part de nos « sages » en morale et politique.Il semble donc que nous ne soyons pas en terrain neutre.

Et pourtant, notre professeur émérite, au lieu de puiser dans les clichés des tabloïdes pour évoquer la situation contemporaine, aurait pu se renseigner sur les travaux de ses collègues de l’Ephe (Ecole Pratique des Hautes Etudes) à la Sorbonne, qui a vu la collaboration de noms prestigieux tels Emile Benveniste, Claude Bernard, Marcellin Berthelot, Jean-Baptiste Charcot, Claude Lévi-Strauss, Teilhard de Chardin et bien d’autres. Les chercheurs actuels de cette institution ont produit de nombreuses études de terrain non manichéennes, et l’on pourrait mentionner d’autres centres d’étude des phénomènes de croyance contemporains existant à Lille, à Montpellier et à l’étranger, et ce serait bien la moindre des choses qu’un universitaire « émérite » consulte les contributions de ses pairs. Citons également des chercheurs comme Jean-Paul Willaime, Anne Morelli(4) ou Danièle Hervieu-Léger qui élèvent le débat au-dessus d’une recherche malsaine et fort suspecte de boucs émissaires. L’auteur ne devrait pas ignorer (mais ignore probablement) que la présidente de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess), a critiqué la Miviludes en soutenant la démission Nathalie Lucas(5) et en suspendant un accord de coopération entre l'Ehess et la Miviludes, suite à des orientations jugées incompatibles avec un sain débat dans une démocratie.

Si le lecteur a le moindre doute quant à l’impression consternante que laisse cette intervention, le site internet de Canalacadémie, « première radio académique francophone sur Internet » met les points sur les « i » et croit bon d’illustrer le propos de notre professeur émérite par une couverture de Paris-Match ! Un site Internet « académique », qui, « dans un univers sans boussole, offre la garantie de la rigueur en se plaçant au-delà d’une logique d’actualité », et dont l’objectif est de « rechercher ensemble une information en vérité. Servir ensemble la démocratie et l’humanisme avec Canal Académie. » Tout est dans le « ensemble ». Ce site ne peut s’empêcher de faire l’éloge de la Miviludes par la même occasion, qui « se contente d’inventorier ce que l’opinion appelle secte » (au moins, c’est clair) et vante l’équilibre de ses propos (sic) !

Un timing opportun

Au final, on ne peut s’empêcher de penser au timing d’une intervention qui semble tomber à point juste avant le fameux rapport annuel de la Miviludes, à laquelle l’auteur rend un hommage appuyé. Philippe Sellier affirme lui-même que la Miviludes offre la parole aux groupes incriminés, nous aimerions qu’il nous fasse savoir dans quels documents, car nous avions plutôt compris que toute communication discordante était non grata dans cette institution et dans ses rapports. On se rappelle d’une récente commission parlementaire présidée à l’époque par l’actuel président de la Miviludes, et dans laquelle non seulement les groupes mis en cause n’avaient pas droit à la parole, mais les déclarations des hauts fonctionnaires venus témoigner d’un non problème étaient systématiquement déformées pour gommer toute opinion contraire, et parfois dénaturées jusqu’à leur faire dire le contraire !

En conclusion et à titre d’éducation politique, nous conseillons à tous les honorables membres de l’Académie des Sciences Morales et Politiques d’assister à l’intervention le 3 mai, en leurs locaux, de Pierre Rosanvallon sur le thème : la myopie démocratique.

(1) Dick Anthony, Massimo Introvigne, Le lavage de cerveau : mythe ou réalité ?
http://www.subversions.com/french/pages/bnews/omnium5.html

(2) http://www.viviengate.0catch.com/

(3) Liste établie par l’Unadfi et financé par le conseil régional d’Ile de France
http://www.observatoiredessubventions.com/tag/utilite-publique/

(4) Anne Morelli
http://www.coordiap.com/view05211-secte-ca-se-discute-morelli.htm

(5) http://veille-education.org/post/2009/04/27/La-Miviludes-joue-au-Grand-Inquisiteur-pour-la-scolarisation-a-domicile
http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/archive/2006/06/08/pourquoi-j-ai-refuse-l-offre-de-la-miviludes.html

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