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CAP Liberté de Conscience rencontre la MIVILUDES

Mai 2007

 

 

CAP Liberté de Conscience rencontre la MIVILUDES.

Le mercredi 9 mai 2007, deux représentants de CAPLC ont rencontré des responsables de la MIVILUDES. Cette rencontre faisait suite à une invitation par M. Jean-Michel Roulet, président de la MIVILUDES. Les représentants de CAPLC étaient MM. Thierry Bécourt et Paul Vinel, respectivement président en exercice et ancien président de CAPLC. En face, ils rencontraient M. Roulet lui-même, et Mme Barbereau, une proche collaboratrice.

La réunion s'est déroulée dans une atmosphère de franchise amicale, d'ouverture d'esprit sans langue de bois. Les discussions se sont déroulées sur un mode spontané, sans ordre du jour et ont permis d'aborder des sujets variés.

M. Roulet a beaucoup insisté sur les victimes selon lui des différentes sectes. « La MIVILUDES et les associations (anti-sectes) existent parce qu'il y a des victimes ». CAPLC a réaffirmé sa position, à savoir qu'elle ne nie absolument pas l'existence possible de victimes, simplement de par sa nature même de défenderesse des minorités de conviction les victimes éventuelles ne se sont jamais plein à elles d'une part, et d'autre part les demandes de statistiques chiffrées qu'elles a pu faire à l'UNADFI par exemple sont toujours restées lettre morte. M. Roulet a réaffirmé avec force l'existence de victimes, mais n'a pas donné d'autres précisions.

CAP LC a confirmé qu'elle ne niait pas par principe l'existance de victimes de dérives sectaires. Celles-ci touchent en effet tous les domaines de la société et pas seulement les minorités de conviction. cap lc constate néanmoins, comme le font également les Ministères de l’Intérieur et de l’Education Nationale, que ces cas sont exceptionnels. Il faut en effet rappeler que seulement 9 cas en cours d’instruction ont été cités par les représentants ministériels auditionnés lors de la dernière Commission ‘Sectes et Enfants’ présidée par M. Fenech.

CAP LC a rappelé que même si la MIVILUDES se présentait comme un simple organisme d'information au public, cela ne correspondait pas à la réalité du terrain. En effet le simple fait qu'une instance publique en charge des 'dérives sectaires' cite un groupe ou un individu, revenait à le stigmatiser et à le discriminer sans lui laisser la possibilité de se défendre. En effet un groupe ou un individu cité par une association 'anti-sectes' ou par la MIVILUDES est automatiquement condamné par les médias.

M. Roulet a également insisté sur la valeur à accorder aux « sortants de sectes », les apostats. Selon lui, la parole des apostats ne doit pas être rejetée d'office, mais réellement prise en compte. Ayant été abordé en toute fin de réunion, ce point n'a pas vraiment fait l'objet de discussion. Une remarque s'imposera certainement, à savoir que si la parole des apostats devait être prise en compte, il faudra de la même manière prendre en compte la parole des nombreux membres de minorités de conviction, satisfaits du groupe auquel ils participent.

Mr. Roulet proposait que les différentes corporations de thérapie alternatives créent leurs instances de régulation afin de contrôler elles-mêmes les dérives relevant de l’exercice illégal de la médecine. Le fait d’avoir abordé certaines dérives liberticides du Conseil de l’Ordre, ou le poids des Lobbies Pharmaceutiques et Psychiatriques observé dans la lutte anti-sectes a indisposé nos interlocuteurs qui nient ces faits et les associent à la théorie du complot.

Cet échange a mis en évidence la différence entre la gouvernance à la française (très administrative) et la gouvernance à l'américaine (basée sur la justice). M. Roulet préfère de loin la méthode française.

CAP LC a fait état de son audience grandissante principalement auprès d'organismes étrangers, mais également de responsables français. Egalement les médias lui accordent de plus en plus d'attention. Ce regain d'intérêt fait suite selon elle à l'action en justice engagée par elle à l'encontre de l'UNADFI et de l'ADFI-Nord. CAP LC rappelle les raisons qui ont conduit à une telle action en justice, à savoir que selon elle les ADFI dans leur ensemble n'ont pas tant défendu des victimes, mais ont surtout tenté de discréditer et de stigmatiser des croyances, des individus et des groupes minoritaires à qui rien par ailleurs ne pouvait être reproché. M. Thierry Bécourt à cette occasion a rappelé sa propre expérience douloureuse, et d'autres cas concrets.

CAP LC a fait valoir le « deux-poids–deux-mesures » qui prévaut s'agissant de minorités de conviction. Ainsi dans l’affaire des kinésiologues bretons, le cas d'un jeune enfant décédé a été évoqué. Parce que les parents de cet enfant appartenaient à une minorité de conviction, son décès a été médiatisé à outrance. Par contre un autre cas strictement similaire et qui s'était produit à la même époque, n'a lui reçu aucune couverture médiatique. CAP LC fait également valoir ses bonnes relations et sa parfaite connaissance de terrain concernant les minorités de conviction. Cela va en effet de soi au vu de l'histoire et du rôle joué par CAP LC. Ces arguments plaident pour que l'Etat prenne en compte les compétences de CAP LC dans sa gestion quotidienne des minorités de conviction. Une telle prise en compte pourrait par exemple se faire par l'intégration de CAP LC au sein de la MIVILUDES. Ceci avait d'ailleurs déjà été évoquée en son temps par le précédent secrétaire général de la MIVILUDES, M. Gilles Bottine. En réponse, M. Roulet a indiqué qu'une telle décision était du ressort du Premier Ministre. Il appartenait donc à CAP LC de présenter sa canditature, arguments motivés à l'appui, auprès du nouveau Premier Ministre.

CAP LC a aussi longuement évoqué des principes démocratiques tels la présomption d'innocence et le droit à la défense. Selon ces principes, CAP LC estime que des minorités de conviction mises en cause devrait bénéficier d'un droit de réponse à la hauteur des faits reprochés. En effet tel n'est pas le cas aujourd'hui, les média accordent toute leurs importance à la parole des accusateurs, associations de "victimes" par exemple, mais oublient le plus souvent d'écouter les explications des personnes et groupes mis en cause. Ce « deux-poids–deux-mesures » est la source de nombreux drames humains. CAP LC a déjà démarré une réflexion en interne, et a également des propositions à formuler pour résoudre ce problème.

CAP LC s’interroge sur la présence des représentants des grandes obédiences maçonniques au sein de la MIVILUDES qui selon un article de la GLF souhaitent lui prêter mains fortes pour chasser les ‘sectes’ au sein de la Maçonnerie française (voir notre article).

En cloture de réunion, M. Roulet a tenu à rappeler la position de la MIVILUDES lors de l'affaire Gettlife. Alors que les médias avaient pris une position engagée, la MIVILUDES avait adopté une position de neutralité, laissant la justice suivre sereinement son cours.

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