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Condamnation de l'IDERM

Par Thierry Bécourt président de CAP LC

Octobre 2007

 

 

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« La procédure entâchée d’irrégularités, non respect des droits de la défense, radiation abusive, … » C’est en ces termes que l’Institut d'Etudes et de Recherches Maçonniques Septentrion « IDERM », dont le siège social est rue Thiers à Lille, - après s’être vu notifiée fin novembre 2004 une assignation près du TGI de Lille par l’un des membres de son Conseil d’Administration, après avoir été une première fois condamné à verser la somme de 800 € et débouté de toutes ses demandes - vient de se voir condamné pour le caractère abusif de la radiation qu’il a prononcée à l’encontre de Monsieur Bécourt et obligé de le réintégrer.

Le soutien à l’ADFI, de la part de cet Institut Maçonnique ne lui aura pas porté chance.

Rappelons que cet organisme inter-obédientiel, rattaché au Grand Orient, a radié Mr. Thierry Bécourt (Président de la Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience et Ambassadeur de la Paix du CUAP de Genève pour la production d’un film sur la protection du patrimoine culturel international ) en mai 2004 de son conseil d’administration pour « prises de positions publiques incompatibles avec les principes fondamentaux de l’éthique maçonnique. »

Il serait, selon eux, un personnage trouble qui cacherait – quand bien même chacun peut suivre ses activités dans les médias et sur internet - des activités de défense des minorités spirituelles et de convictions. Personnage contre lequel plusieurs francs-maçons auraient d’après eux émis des "plaintes" et s'interrogeraient sur sa présence au sein de l'"Iderm".

Mais il lui est surtout reproché de prendre publiquement des positions contre le climat d’inquisition qui sévit depuis plus de dix ans dans notre pays et qui l’a conduit à écrire l’ouvrage : « La nouvelle chasse aux sorcières » voire qu’il a intenté une assignation en dissolution contre « l'institution ADFI » (association de défense des familles et de l'individu).

Quel aveu !

C’est pourtant sur la base de ses responsabilités comme président du CapLC et de sa lutte pour la défense des droits de l’Homme qu’on lui a proposé d’intégrer le conseil d’administration de l’IDERM ! Jusqu’à recevoir de l’aide de certains de ses membres qui ne voulaient plus subir les interventions "anti-sectes" de la responsable de l’ADFI Nord au sein des tenues blanches !

Fait troublant : Thierry Bécourt protestait publiquement non-seulement contre les agissements de Mr Vivien dont la mission a été dissoute dans les conditions que l’on connaît, mais aussi contre les derniers rapports "anti-sectes" et Mme Picard, auteur de la loi du même nom et actuelle présidente de l’Unadfi. Or, ces deux personnes sont franc-maçons et les liens entre le GODF et le DH (Droit Humain) avec les Adfi locales posent questions.

En fait, il s’agit bien ici de démontrer par cette décision juridique un non-respect de l’éthique maçonnique et des méthodes qui ont conduit l’IDERM, censé être porteur des valeurs humanistes, non content d’une simple expulsion, à répandre sa décision illégale auprès de nombreuses loges sur le territoire français.

L’auteur de cette action en justice avec un nombre croissant de ses confrères franc-maçons déplorent le soutien de certaines instances maçonniques, dont le GODF, envers les associations "anti-sectes", intensifiant par là même le climat d’intolérance qui règne dans notre pays à l’opposé de l’esprit de la laïcité dont cet organisme ne cesse pourtant de se réclamer.

Il a alerté récemment différentes instances et personnalités de ce milieu et a déjà reçu d’importants soutiens au sein même de grandes obédiences.

Il faut rappeler que la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France en décembre 2005 dans une affaire où l’Adfi était en cause et que le rapporteur, chargé des minorités de religions auprès de l’ONU, a condamné également par deux fois en septembre 05 et mars 06 la France pour ses positions "anti-sectes" envers les minorités de conviction. De plus, on rappellera la circulaire Raffarin fustigeant l’usage du rapport de 96 et la déclaration du précédent secrétaire de la Miviludes Mr Bottine qui, devant l’Ecole nationale de la magistrature, remettait lui-même en cause la gestion française de la question des minorités spirituelles et le terme même de "secte" devenu discriminatoire.

Aujourd’hui, cette affaire doit susciter un débat salutaire, qui conduira les différentes instances maçonniques à prendre position clairement et à révéler la complicité de certaines obédiences et loges avec ces groupes de pression, là où elles existent.

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