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Le point de vue du Bureau des Cultes, M. Didier Leschi.
 


Le point de vue du Bureau des Cultes, M. Didier Leschi, Juillet 2006.

Le trouble à l'ordre public ne se situe pas où l'on pense.

Lors de son audition le 12 juillet 2006 devant la Commission Parlementaire sur les risques de dérives sectaires concernant l'enfance, M. Didier Leschi, chef du Bureau Central des Cultes au Ministère de l'Intérieur a donné un bon aperçu du Gouvernement concernant les prétendus risques sectaires, et la doctrine en la matière.

L'échange qu'il a eu avec les représentants de cette commission les plus zélés (MM. Fenech, Vuilque, Gest) montre le gouffre qui sépare les préoccupations des deux " camps ". Car il est clair que le point de vue est radicalement opposé. On savait que le Bureau des Cultes français, n'était pas militant en la matière, et fondait son action sur le respect des lois et de la constitution, mais sa désapprobation de l'agitation permanente des divers militants dits " anti-sectes " était discrète, surtout pendant toute la période 2002-2005 où un point de vue plus légaliste avait fini par gagner l'ancienne équipe de la MIVILUDES.

La reprise de positions plus extrême depuis l'arrivée de Jean-Michel Roulet à la tête de cet organisme, et le véritable hold-up sur l'assemblée réalisé en 24 heures par une poignée de députés qui ont constitué la commission sur les dérives sectaires relatives à l'enfance en extrême urgence, semblent avoir décidé le Bureau des Cultes à sortir de sa réserve et à affirmer haut et fort qu'on ne peut violer le droit, les lois et les conventions pour satisfaire quelques militants d'un manichéisme d'un autre siècle.

Prenant le contre-pied de ceux qui ne veulent pas comparer des domaines comparables, au cours de son allocution, M. Leschi pris pour comparaisons des Partis politiques, syndicats ou des Eglises traditionnelles pour montrer combien ceux-ci sont sujets à des problématiques similaires, qui ne donnent pratiquement jamais lieu à des interdictions ou stigmatisations.

M. Leschi a notamment affirmé les dangers que font courir ce genre de commissions parlementaires à des catégories entières de citoyens, et situé le trouble à l'ordre public dans le camp des associations et députés " anti-sectes ". S'appuyant sur des enquêtes précises sur le territoire national, et prenant les exemples des Témoins de Jéhovah et des juifs Hassidiques Loubavitch, M. Leschi a affirmé à plusieurs reprises que les prétendus problèmes avancés par les militants anti-sectes n'avaient pas de réalité visible sur le terrain.

Quelques point saillants :

La loi 1905 assure libre exercice public du culte. Il ne s'agit donc pas d'une affaire " privée ".

Le Code Civil affirme le droit des parents d'éduquer leurs enfants dans les valeurs de leurs choix dès lors qu'elles ne portent pas atteintes à l'intégrité physique et morale des enfants.

Le non-respect de ce droit est susceptible de sanctions et constitue un trouble à l'ordre public si ce non respect est systématisé dans un cadre associatif.

Notre régime juridique est d'abord celui de la liberté de conscience et du libre exercice du culte.

Le Bureau des Cultes se fonde sur les faits et non sur les rumeurs, afin de respecter l'impartialité laïque.

Des initiatives comme la Commission Parlementaire semblent favoriser des personnes actes de malveillances ou anti-sémite, ou de violence, leur donnant bonne conscience. Elles constituent donc en quelques sorte un trouble à l'ordre public.

Le Bureau des Cultes peut changer d'avis, mais ce sera en présence de dossiers étayés et indiscutables, ce qu'il n'a pas pour l'instant.

Le Conseil d'Etat a émis de nombreuses décisions, toutes dans le même sens, qui contestent l'utilisation systématique de l'argument de " l'ordre public " pour dénier des droits à certains mouvements.

Document : Audition le 12 juillet 2006 devant la Commission Parlementaire sur les risques de dérives sectaires concernant l'enfance - D_Leschi_2006.pdf

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